Un nouveau rapport dévoile la contribution de l'aide saoudienne au bien-être des pays en développement

Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Une photo montrant une mère est ses deux enfants dans un camp de réfugiés (Photo fournie)
Une photo montrant une mère est ses deux enfants dans un camp de réfugiés (Photo fournie)
KSrelief a soutenu des cliniques fournissant des prothèses aux victimes de mines terrestres au Yémen. (Photo fournie)
KSrelief a soutenu des cliniques fournissant des prothèses aux victimes de mines terrestres au Yémen. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite soutient la poursuite des opérations de déminage au Yémen. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite soutient la poursuite des opérations de déminage au Yémen. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
KSRelief a financé des projets d'approvisionnement en eau potable dans de nombreuses communautés en Afrique et en Asie. (Photo fournie)
KSRelief a financé des projets d'approvisionnement en eau potable dans de nombreuses communautés en Afrique et en Asie. (Photo fournie)
Des milliers de patients indigents ont bénéficié d'interventions chirurgicales spéciales financées par l'aide saoudienne dans le monde. (Photo fournie)
Des milliers de patients indigents ont bénéficié d'interventions chirurgicales spéciales financées par l'aide saoudienne dans le monde. (Photo fournie)
Des milliers de patients indigents ont bénéficié d'interventions chirurgicales spéciales financées par l'aide saoudienne dans le monde. (Photo fournie)
Des milliers de patients indigents ont bénéficié d'interventions chirurgicales spéciales financées par l'aide saoudienne dans le monde. (Photo fournie)
Le King Salman Relief Center continue de distribuer de l'aide aux refuges dans un certain nombre de gouvernorats jordaniens. (SPA)
Le King Salman Relief Center continue de distribuer de l'aide aux refuges dans un certain nombre de gouvernorats jordaniens. (SPA)
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Publié le Samedi 08 janvier 2022

Un nouveau rapport dévoile la contribution de l'aide saoudienne au bien-être des pays en développement

Les écoliers du monde entier ont également bénéficié de l'aide saoudienne. (Photo fournie)
  • Le rapport de KSRelief, «Pourquoi le monde a besoin d'un partenariat avec l'Arabie saoudite» détaille le long bilan de la générosité du Royaume
  • L'Arabie saoudite a fourni des aides significatives à plus de 150 pays depuis plus de 46 ans

DJEDDAH : Depuis que l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution en 1970 appelant les pays économiquement avancés à contribuer d'au moins de 0,7 % de leur revenu national brut aux pays en développement, le besoin mondial d'aide humanitaire et de développement n'a évolué que dans une seule direction : en augmentant.

Le dernier rapport de l'aide humanitaire mondiale montre que 235 millions de personnes sont dans le besoin et font face à un avenir incertain, et que la pandémie de la Covid-19 a déclenché «la récession mondiale la plus profonde depuis les années 1930».

En regardant du bon côté, cependant, les deux dernières décennies ont vu de nombreuses conférences d'aide et événements de collecte de fonds organisés et une augmentation constante du nombre de fournisseurs d'aide. L'aide humanitaire et l’aide au développement fournie par l'Arabie saoudite à elle seule témoigne de l'impact significatif que l'aide étrangère, associée à des politiques claires, à l'efficacité et à la responsabilité, a eu sur la vie des personnes dans les pays bénéficiaires.

En 2020, le service de suivi financier du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a montré que l'Arabie saoudite se classait au sixième rang des donateurs les plus généreux au monde, fournissant 3 % de l'aide humanitaire mondiale. En octobre 2021, le Royaume se classait au troisième rang des principaux donateurs mondiaux, sa part d'aide humanitaire étant passée à 5 %.

Pendant un certain temps, l'aide apportée par l'Arabie saoudite n'a ni reçu la reconnaissance médiatique qu'elle méritait ni pris de l'importance dans les plateformes d'aide internationales. Le Royaume lui-même n'a pas publié de données ou de rapports liés à l'aide étrangère, choisissant de garder un profil bas conformément à la culture saoudienne et à la pratique islamique de préserver la dignité du bénéficiaire lors des dons de bienfaisance.

Mais maintenant, un rapport de recherche intitulé «Pourquoi le monde a besoin d'un partenariat avec l'Arabie saoudite : l'aide humanitaire et l’aide au développement mondial de l'Arabie saoudite» a mis en lumière la façon dont l'aide fournie par l'Arabie saoudite aux pays en développement du monde entier a contribué de manière significative à leur bien-être.

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5 211 331 962 $

Le soutien financier de l'Arabie saoudite à différentes agences des Nations Unies

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Publié par le Centre du Roi Fayçal pour la recherche et les études islamiques, le rapport présente le programme humanitaire et l’aide au développement du Royaume, décrivant les différentes catégories d'aide, où elle est dispersée (par pays et par région), les secteurs ciblés et son évolution au fil du temps. Il met également en évidence l'aide saoudienne aux pays en développement dans leurs efforts dans le but d’atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies, la réponse à la pandémie de la Covid-19 et le soutien apporté aux réfugiés à l’intérieur des pays.

L'auteur du rapport, Makki Hamid, directeur de la recherche et de l'information au Centre d'aide humanitaire et de secours Roi Salmane, a déclaré que le Fonds saoudien pour le développement, le principal fournisseur d'aide du Royaume au développement, avait généreusement financé des projets dans différents domaines, surtout la santé, l'agriculture, l'irrigation, l'électricité et les transports, au fil des ans dans un grand nombre de pays.

«L'aide saoudienne au développement a été fournie sous forme de subventions et de prêts concessionnels et a fourni un financement important sous forme de budget et de dépôts dans les banques centrales de nombreux pays à revenu faible et intermédiaire», a déclaré Hamid à Arab News. «Ces soutiens budgétaires et ces dépôts contribuent à renforcer et à améliorer l'économie de ces pays».

Comme le constate le document, l'Arabie saoudite a une longue histoire d'aide aux pays en développement touchés par des catastrophes naturelles et aux pays ayant besoin d'une assistance immédiate. Elle a communiqué ses données d'aide à l'Organisation de coopération et de développement économiques et au Comité d'aide au développement pendant de nombreuses années sous la forme d'un ensemble de données agrégées, jusqu'en 2018, lorsqu'elle est devenue membre participant de l'OCDE  et du CAD, représenté par KSRelief.

KSRelief a commencé à rassembler les données des différents fournisseurs d'aide du Royaume pour procéder à l'aide à l'étranger via les services de suivi financier de l'UNOCHA, l'OCDE-DAC et l'Initiative internationale pour la transparence de l'aide.

Actuellement, l'Arabie saoudite fournit plusieurs catégories d'aide publique au développement, à savoir l'aide humanitaire (donnée en cas d'urgence), l'aide au développement (pour améliorer le bien-être économique et social des pays en développement) et l'aide caritative (qui est fournie à des fins culturelles ou religieuses), telles que la construction de mosquées ou le soutien aux pèlerins du Hajj).

L'aide publique au développement (APD) saoudienne est fournie sous forme d'aide financière ou en nature sous forme de biens ou de services à l'organisation ou au pays bénéficiaire. Cela peut s'agir d'aide alimentaire, de véhicules, de soutien logistique, de fournitures médicales, de médicaments et d'équipements. Cette aide est fournie par le biais du Fonds saoudien pour le développement, de KSRelief et d'autres entités donatrices enregistrées dans une base de données unifiée, la plate-forme d'aide saoudienne, fondée par un décret royal en 2018.

En outre, l'Arabie saoudite fournit une aide bilatérale par l'intermédiaire des gouvernements, des organisations non gouvernementales nationales, des ONG internationales et multilatéralement par l'intermédiaire d'institutions telles que les agences des Nations Unies concernées et les organisations de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Grâce à des partenariats stratégiques, l'Arabie saoudite, membre fondateur de l'ONU, a fourni une aide financière totalisant 5,2 milliards de dollars à différentes agences des Nations Unies, le Programme alimentaire mondial recevant le plus (1,9 milliard de dollars), suivi de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens au Proche-Orient (955,5 millions de dollars).

«L'Arabie saoudite fournit une aide bilatérale sur la base d'une évaluation rigoureuse des besoins aux pays et aux institutions éligibles pour recevoir une telle aide. Les projets humanitaires et de développement sont soigneusement identifiés et une évaluation des risques est effectuée avant l'envoi des fonds», a expliqué Hamid à Arab News.

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Les 10 principaux pays bénéficiaires de l'APD entre 1975 et 2021 :

Yémen

Syrie

Palestine

Pakistan

Soudan

Liban

Égypte

Maroc

Tunisie

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«Le financement est également versé en plusieurs versements liés à des résultats clairs. Le suivi et l'évaluation sont effectués pendant la période de mise en œuvre du projet afin de s'assurer que l'aide parvient aux bénéficiaires et a l'impact escompté».

Parmi ses nombreuses réalisations, l'Arabie saoudite a joué un rôle de premier plan en 2015 dans l'élaboration du Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies, qui vise principalement à réduire la pauvreté d'au moins 50 % d'ici 2030. De 2016 à octobre 2021, le Royaume a donné 24,04 milliards de dollars aux pays à revenu faible et intermédiaire de manière à leur permettre d'atteindre les objectifs de développement durable de l'ONU.

Un rapport de 2016 du Programme des Nations Unies pour le développement a constaté que l'aide fournie par l'Arabie saoudite entre 2005 et 2014 représentait 1,9 % de son APD/RNB, battant le record du pourcentage le plus élevé atteint par un seul donateur.

En novembre 2020, en tant que président du sommet du G20 à Riyad, le royaume a réussi à mobiliser les donateurs pour qu'ils engagent des fonds importants afin de répondre au niveau international à la pandémie de la Covid-19. Selon le rapport de Hamid, la réponse internationale du Royaume à la Covid-19 s'est élevée à plus de 825 millions de dollars gérée par KSRelief, comprenant des vaccins, des fournitures médicales et du matériel médical pour 33 pays.

Un soutien financier supplémentaire de 10 millions de dollars au Fonds de réponse solidaire de l'Organisation mondiale de la santé et environ 300 millions de dollars pour la recherche sur les vaccins ont été fournis par l’Arabie saoudite.

Dans l'ensemble, les archives montrent que l'Arabie saoudite, dont la politique s'inspire des enseignements islamiques depuis sa fondation, a contribué de manière significative au bien-être de plus de 150 pays pendant plus de 46 ans (1975-2021) grâce à une aide totalisant 65,7 milliards de dollars.

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EN CHIFFRES

             ASSISTANCE DANS LE PAYS AUX « VISITEURS »

             Exonération des frais d'immigration 6,68 milliards de dollars

             Soutien à l'éducation 4,96 milliards de dollars

             Soins de santé gratuits 4,37 milliards de dollars

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«Le Royaume n'est pas un nouveau donateur. Il a fourni une aide humanitaire et une aide au développement importante à de nombreux pays du monde», a soutenu Hamid, mettant en perspective la contribution démesurée de l'Arabie saoudite en tant que fournisseur d'aide.

«Cependant, ces dernières années, l'aide fournie par l'Arabie saoudite a été systématiquement documentée et enregistrée sur les plateformes d'aide internationales. De plus, il y a une augmentation significative de l'aide fournie par le Royaume dans la lutte contre la pandémie et les aides d’urgence aux pays comme le Yémen, la Somalie, la Syrie et la Palestine. Ce sont les facteurs qui ont contribué à la montée du classement humanitaire mondial de l’Arabie saoudite».

Enfin et surtout, comme le montre le rapport, l'Arabie saoudite abrite la sixième plus grande population de réfugiés dans le monde. Les 1,07 million de réfugiés accueillis par le Royaume ces dernières années représentent 5,5 % de sa population.

Contrairement à d'autres pays qui gardent les réfugiés dans des camps spéciaux, l'Arabie saoudite les considère comme des visiteurs, leur accorde une exemption des frais d'immigration, fournit des soins de santé et l’éducation gratuits à leurs enfants et leur donne la permission de travailler.

Cette aide et ce soutien, qui contribuent à la stabilité financière des visiteurs, se sont élevés à 16,01 milliards de dollars de 2011 à 2020.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Hamas exhorte l'Iran à cesser de bombarder ses voisins

Le Hamas a appelé samedi l’Iran à s’abstenir de viser les pays voisins, tout en affirmant le droit de Téhéran à se défendre contre Israël et les États-Unis. (AFP)
Le Hamas a appelé samedi l’Iran à s’abstenir de viser les pays voisins, tout en affirmant le droit de Téhéran à se défendre contre Israël et les États-Unis. (AFP)
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  • Le Hamas appelle l’Iran à cesser de frapper les pays voisins en représailles aux attaques américano-israéliennes, tout en affirmant le droit de Téhéran à se défendre
  • Le mouvement palestinien exhorte aussi la communauté internationale à agir pour mettre fin immédiatement à la guerre régionale

Gaza, Territoires palestiniens: Le mouvement islamiste palestinien Hamas a exhorté samedi Téhéran à cesser ses frappes contre les pays voisins en représailles aux attaques américano-israéliennes dont il est la cible, tout en affirmant le droit de son allié à se défendre.

Le Hamas a également appelé la communauté internationale à "œuvrer à l'arrêt" immédiat de la guerre.

Il s'agit de la première déclaration en ce sens du Hamas, dont la République islamique est traditionnellement l'un des principaux soutiens, depuis le début, le 28 février, de l'offensive menée conjointement par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran.

"Tout en affirmant le droit de la République islamique d'Iran à riposter à cette agression par tous les moyens disponibles, conformément aux normes et au droit international, le mouvement appelle ses frères en Iran à ne pas prendre pour cible les pays voisins", a écrit le Hamas sur Telegram.

Le Hamas avait auparavant condamné l'assassinat du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué par une frappe israélienne à Téhéran au premier jour de la guerre, le qualifiant de "crime odieux".

"Il a fourni toutes les formes de soutien politique, diplomatique et militaire à notre peuple, à notre cause et à notre résistance", avait déclaré le mouvement peu après la mort de l'ayatollah Khamenei.

Mercredi, le Hamas a souhaité au fils de Khamenei, Mojtaba Khamenei, nommé nouveau guide suprême en remplacement de son père, de "vaincre l'agression israélo-américaine".

Face à l'offensive américano-israélienne, l'Iran a riposté par des tirs contre une dizaine de pays. Samedi, le Qatar a annoncé avoir intercepté deux missiles après des explosions entendues dans la capitale Doha.

Le mouvement libanais Hezbollah, lui aussi allié de Téhéran, est entré en guerre le 2 mars en tirant des roquettes sur le sol israélien, provoquant une campagne de bombardements massifs menée par Israël au Liban.

Le Hamas et le Hezbollah, comme les rebelles houthis du Yémen, font partie des groupes armés soutenus par l'Iran contre Israël dans la région. Parmi les objectifs affichés de son offensive contre Téhéran, Israël avait affirmé vouloir détruire le soutien iranien à ces mouvements.

- "Semer la discorde" -

Selon une source au sein du Hamas, interrogée par l'AFP, la direction du mouvement est en contact avec les dirigeants iraniens "depuis plusieurs jours en les appelant à ne pas viser des États voisins comme les pays du Golfe, d'autres pays arabes et la Turquie".

Israël "cherche à semer la discorde entre l'Iran et ses voisins arabes et musulmans", a ajouté cette source sous couvert d'anonymat. "La direction du Hamas a également pris contact avec des responsables de plusieurs pays, dont le Qatar, la Turquie et l'Irak, les exhortant à œuvrer pour mettre un terme" à l'offensive israélo-américaine.

Plusieurs pays majoritairement sunnites entretiennent aussi des liens avec le Hamas, notamment la Turquie et le Qatar, qui héberge depuis 2012 la direction politique du mouvement et a joué un rôle-clé dans les négociations indirectes avec Israël en vue de mettre un terme à la guerre dans la bande de Gaza.

Ces négociations ont abouti à un cessez-le-feu fragile qui se maintient depuis le 10 octobre 2025, après deux ans de guerre provoquée par l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Le Qatar a aussi fourni une importante aide financière à Gaza depuis la prise de pouvoir du Hamas dans le territoire palestinien en 2007, en grande partie présentée comme une aide humanitaire ou à la reconstruction.

La Turquie de son côté fournit principalement un soutien politique et diplomatique plutôt qu'un financement direct à grande échelle au Hamas.

Vendredi, la Turquie a annoncé qu'un troisième missile balistique tiré depuis l'Iran, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, avait été abattu dans l'espace aérien turc par les forces de l'Otan.


Le chef de l’ONU affirme que « le temps des groupes armés est révolu » après sa rencontre avec le président libanais

Sur cette photo diffusée par le bureau de presse de la présidence libanaise, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’adresse aux journalistes après sa rencontre avec le président libanais Joseph Aoun au palais présidentiel de Baabda, à l’est de Beirut, le vendredi 13 mars 2026. (Bureau de presse de la présidence libanaise via AP)
Sur cette photo diffusée par le bureau de presse de la présidence libanaise, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’adresse aux journalistes après sa rencontre avec le président libanais Joseph Aoun au palais présidentiel de Baabda, à l’est de Beirut, le vendredi 13 mars 2026. (Bureau de presse de la présidence libanaise via AP)
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  • Antonio Guterres était à Beyrouth « en ami du peuple libanais »
  • Il a appelé à ce que l’intégrité territoriale du pays soit « pleinement rétablie »

NEW YORK : Le secrétaire général de l’ONU a appelé vendredi à un État libanais fort détenant le monopole de l’usage de la force, après une rencontre avec le président Joseph Aoun.

« Ce n’est plus le temps des groupes armés », a déclaré Antonio Guterres. « C’est le temps des États forts. »

S’exprimant après la réunion à Beirut, il a ajouté : « J’appelle fermement les deux parties, le Hezbollah et Israël, à un cessez-le-feu afin d’arrêter la guerre et d’ouvrir la voie à une solution. »

Une telle solution, a-t-il précisé, devrait permettre au Liban d’émerger comme un État souverain doté d’une pleine intégrité territoriale et d’institutions étatiques contrôlant l’usage de la force.

Arrivé plus tôt à Beyrouth pour une visite de solidarité « en ami du peuple libanais », il a déclaré aux journalistes : « C’est dans les moments difficiles que l’amitié et la solidarité sont essentielles. »

Il a déclaré être conscient de la souffrance « énorme » des Libanais alors que le mois sacré musulman du Ramadan coïncide avec la période chrétienne du Carême. « Ce devraient être des moments de paix, ce devraient être des moments de solidarité », a-t-il ajouté.

« Malheureusement, le Liban a été entraîné dans une guerre qui n’est pas une guerre que son peuple aurait souhaitée. »

« J’espère sincèrement que lors de ma prochaine visite au Liban, je pourrai voir un Liban en paix, un Liban où l’État détient le monopole de l’usage de la force et où l’intégrité territoriale est pleinement rétablie », a-t-il conclu. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Etats-Unis frappent le hub pétrolier de l'Iran dans le Golfe

Le président américain Donald Trump s’adresse aux médias avant d’embarquer à bord d’Air Force One pour se rendre en Floride, à la base conjointe Andrews, dans le Maryland (États-Unis), le 13 mars 2026. (REUTERS)
Le président américain Donald Trump s’adresse aux médias avant d’embarquer à bord d’Air Force One pour se rendre en Floride, à la base conjointe Andrews, dans le Maryland (États-Unis), le 13 mars 2026. (REUTERS)
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  • Donald Trump affirme que l’armée américaine a « totalement détruit » des cibles militaires sur l’île iranienne de Kharg Island et menace de viser ses infrastructures pétrolières si l’Iran entrave la navigation dans le dans le détroit d’Ormuz
  • Le conflit régional se poursuit avec des frappes et représailles entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés, tandis que Washington envisage d’escorter des pétroliers dans ce détroit stratégique par où transite environ 20% du pétrole mondial

TEHERAN: Donald Trump a déclaré vendredi soir avoir "complètement détruit" des cibles militaires sur l'île de Kharg, le hub pétrolier de l'Iran, et menacé de s'en prendre à ses infrastructures pétrolières si Téhéran entrave la libre circulation des navires dans le détroit stratégique d'Ormuz.

"J'ai choisi de NE PAS détruire les infrastructures pétrolières de l'île. Cependant si l'Iran, ou quiconque d'autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d'Ormuz, je reconsidérerais immédiatement ma décision", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Il a annoncé que l'armée américaine "a mené l'un des raids aériens les plus puissants de l'histoire au Moyen-Orient, et a totalement détruit toutes les cibles militaires" sur Kharg.

La veille, le président du Parlement iranien, l'influent Mohammad Bagher Ghalibaf, avait déclaré que Téhéran "abandonnera toute retenue" si les Etats-Unis et Israël attaquent ses îles du Golfe.

Bande de terre broussailleuse située dans le nord du Golfe, à environ 30 kilomètres des côtes, Kharg abrite le plus grand terminal d'exportation de pétrole brut de l'Iran.

Après deux semaines de guerre qui n'ont pas fait céder le pouvoir iranien, l'intransigeance de l'ensemble des belligérants, qui poursuivent samedi matin leurs frappes, ne laisse présager aucun répit dans ce conflit qui déchire le Moyen-Orient et perturbe de plus en plus le commerce mondial faisant flamber les prix du pétrole.

L'Iran continue ainsi ses représailles aériennes contre les Etats du Golfe. Des explosions ont été entendues tôt samedi à Doha, la capitale du Qatar, par des journalistes de l'AFP, après que le ministère de l'Intérieur a ordonné l'évacuation de certaines zones clefs.

Donald Trump a également déclaré que la marine américaine allait commencer "très bientôt" à escorter des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, par où transite 20% de la production mondiale d'hydrocarbures.

- Frapper "très fort" -

Selon la presse américaine, les Etats-Unis vont aussi envoyer des renforts au Moyen-Orient, le New York Times parlant de quelque 2.500 Marines et trois navires de plus.

Le Wall Street Journal cite lui des responsables américains selon lesquels le navire d'assaut Tripoli, basé au Japon, et les Marines qui lui sont attachés, se dirigent vers la même région.

Combien de temps va durer cette guerre? Elle se poursuivra la semaine prochaine, où les Etats-Unis veulent frapper l'Iran "très fort", a annoncé Donald Trump.

Mais le président américain a aussi admis qu'un renversement du pouvoir par le peuple à Téhéran, espéré par Washington dans la foulée du déclenchement de cette guerre le 28 février, ne se produirait "peut-être pas immédiatement".

Les Etats-Unis ont annoncé offrir 10 millions de dollars en échange d'informations qui permettront de savoir où sont dix des plus hauts dirigeants iraniens, dont le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, et le chef de la sécurité Ali Larijani.

L'état de santé de Mojtaba Khamenei reste incertain après qu'il a été lui-même blessé dans un bombardement. Vendredi, le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a avancé qu'il était "probablement défiguré".

Téhéran a été visée vendredi par de nouveaux bombardements, du matin jusqu'en début de soirée où une brève série de fortes explosions a été entendue, selon des journalistes de l'AFP.

- "Trump ne comprend pas" -

Dans la matinée, Ali Larijani était apparu en public au coeur de Téhéran, aux côtés du président Massoud Pezeshkian, défiant l'ennemi en participant à une manifestation pro-gouvernementale.

La manifestation a rassemblé une importante foule - difficile à évaluer même si elle tapissait complètement certaines grandes artères - malgré la pluie et la peur des frappes meurtrières qui ont fait plus de 1.200 morts selon le dernier bilan des autorités, et plus de 1.800 selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA).

"Le problème de Trump, c'est qu'il ne comprend pas que le peuple iranien est une nation courageuse, une nation forte, une nation déterminée", a lancé Ali Larijani. "Plus il accentuera sa pression, plus la détermination de la nation se renforcera".

- "Longue confrontation" -

L'armée israélienne a annoncé avoir mené 7.600 frappes en Iran en deux semaines, et 1.100 frappes au Liban, où elle pilonne le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran. Ses bombardements au Liban ont tué 773 personnes, dont 103 enfants, et blessé près de 2.000, selon les autorités locales.

Une frappe israélienne contre un centre de santé dans le sud du Liban a tué au moins 12 membres du personnel médical, a annoncé samedi le ministère libanais de la Santé.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a également fait part de frappes israéliennes ayant touché vendredi un quartier général des casques bleus dans le sud du Liban.

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a affiché son inflexibilité, déclarant que son groupe était prêt à "une longue confrontation" avec Israël.

Les Gardiens ont annoncé avoir tiré avec le Hezbollah des missiles et drones sur Israël en réplique aux attaques américano-israéliennes.