Tir mortel sur un tournage: Alec Baldwin assure collaborer à l'enquête

L'acteur américain Alec Baldwin assiste au Gala du 20e anniversaire "Exploring the Arts" au Hammerstein Ballroom à New York, le 12 avril 2019. (Photo, AFP)
L'acteur américain Alec Baldwin assiste au Gala du 20e anniversaire "Exploring the Arts" au Hammerstein Ballroom à New York, le 12 avril 2019. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 09 janvier 2022

Tir mortel sur un tournage: Alec Baldwin assure collaborer à l'enquête

  • Les policiers américains chargés de l'enquête ont été autorisés le 16 décembre à saisir le téléphone portable d'Alec Baldwin, qui manipulait le revolver en cause lors de l'accident
  • Aucune arrestation n'a eu lieu à ce jour dans ce dossier, mais des poursuites pénales ne sont pas exclues

WASHINGTON :L'acteur américain Alec Baldwin a assuré samedi collaborer à l'enquête sur le tir qui a tué une cinéaste lors du tournage du film "Rust", près d'un mois après que la police a été autorisée à saisir son téléphone portable.

"Toute insinuation selon laquelle je ne me conforme pas aux requêtes, aux ordres, aux exigences ou aux mandats de saisie concernant mon téléphone, c'est des conneries, c'est un mensonge", a lancé l'acteur dans une vidéo postée sur Instagram.

Il a expliqué que les autorités de l'Etat du Nouveau-Mexique, où le drame s'est produit en octobre dernier, travaillaient en lien avec celles de l'Etat de New York, où il vit, et que les démarches pour récupérer le téléphone prenaient du temps.

"Bien sûr, nous allons nous conformer à 1 000 % à tout cela. Nous sommes parfaitement d'accord avec ça", a assuré l'acteur.

Les policiers américains chargés de l'enquête ont été autorisés le 16 décembre à saisir le téléphone portable d'Alec Baldwin, qui manipulait le revolver en cause lors de l'accident, et qui est également producteur du western à petit budget.

Au moment du drame, le 21 octobre dans un ranch de Santa Fe (Nouveau-Mexique), Alec Baldwin travaillait une scène avec la directrice de la photographie Halyna Hutchins.

Il maintient n'avoir jamais pressé la détente du revolver quand le coup est parti, disant s'être contenté d'armer le chien. Et il a dit lors d'une interview télévisée n'avoir "aucune idée" de la façon dont une balle réelle a pu se trouver sur le plateau du film et "arriver jusque dans le revolver", qu'on lui avait présenté comme étant inoffensif.

Le mandat émis mi-décembre estime qu'"il peut y avoir dans le téléphone des preuves" se rapportant à cette affaire, comme des messages ou des emails envoyés ou reçus par Alec Baldwin concernant la production de "Rust".

Aucune arrestation n'a eu lieu à ce jour dans ce dossier, mais des poursuites pénales ne sont pas exclues, y compris contre Alec Baldwin, au cas où des responsabilités seraient établies.

Dans un entretien avec la chaîne américaine ABC, diffusée le 2 décembre, Alec Baldwin avait déclaré ne se sentir ni coupable ni même "responsable" de la mort d'Halyna Hutchins.

"La meilleure façon, la seule façon de rendre hommage à Halyna Hutchins est de découvrir la vérité. C'est ce sur quoi je travaille, ce sur quoi j'insiste, ce que j'exige", a déclaré Alec Baldwin dans son post sur Instagram.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.