Twitter supprime 130 comptes iraniens pour avoir «perturbé» le débat Trump-Biden

Le président américain Donald Trump et le candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden participent à leur premier débat de la campagne présidentielle de 2020 à Cleveland, Ohio, le 29 septembre 2020 (Photo, AFP).
Le président américain Donald Trump et le candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden participent à leur premier débat de la campagne présidentielle de 2020 à Cleveland, Ohio, le 29 septembre 2020 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 01 octobre 2020

Twitter supprime 130 comptes iraniens pour avoir «perturbé» le débat Trump-Biden

  • Ils ont eu un engagement très faible et n'ont pas eu d'impact sur l’échange public
  •   L'Iran et la Chine sont soupçonnés d'avoir tenté d'interférer dans les prochaines élections américaines pour aider Biden à gagner

RIYADH: Twitter a annoncé jeudi avoir supprimé plus d'une centaine de comptes qui tentaient de perturber le débat public entre le président américain Donald Trump et son adversaire démocrate Joe Biden mardi soir.

«Selon les informations fournies par le FBI, nous avons supprimé hier soir environ 130 comptes qui semblent émaner de l’Iran. Ils tentaient de perturber l’échange public lors du premier débat présidentiel américain de 2020 », a déclaré le service de réseau social américain dans un communiqué.

«Nous avons rapidement identifié ces comptes, les avons supprimés de Twitter et partagé tous les détails avec nos confrères comme il se doit. Ils ont eu un engagement très faible et n'ont pas eu d'impact sur l’échange public. Notre capacité et notre vitesse continuent de croître, et nous resterons vigilants », a indiqué le réseau social.

«Tel que convenu, les comptes et leur contenu seront publiés dans leur intégralité une fois notre enquête terminée. Nous partageons ces renseignements pour tenir les gens informés en temps réel de nos actions. Nous souhaitons remercier le FBI pour son aide », a conclu le communiqué.

L'Iran et la Chine sont soupçonnés d'avoir tenté d'interférer dans les prochaines élections américaines pour aider Biden à gagner, tandis que la Russie aurait continué à soutenir Trump.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Congo: l'opposant Kolélas inhumé en France dix mois après sa mort

Le président par intérim du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégré (MCDDI), Guy Brice Parfait Kolelas, quitte la scène après s'être adressé à ses partisans à Brazzaville le 17 mars 2016 avant les élections présidentielles de dimanche.(AFP)
Le président par intérim du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégré (MCDDI), Guy Brice Parfait Kolelas, quitte la scène après s'être adressé à ses partisans à Brazzaville le 17 mars 2016 avant les élections présidentielles de dimanche.(AFP)
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  • La famille de M. Kolélas, 62 ans, est restée divisée depuis sa mort survenue officiellement le 22 mars sur le territoire français, où il avait été évacué pour raisons de santé
  • Selon les résultats d’une autopsie réalisée en France, l’opposant était mort d’une insuffisance cardio-respiratoire due à une pneumopathie sévère, ainsi que d'une contamination au Covid-19

KINSHASA : L’opposant congolais Guy-Brice Parfait Kolélas a été inhumé en France, dix mois après sa mort en mars 2021 alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle, a annoncé samedi un membre de sa famille à l’AFP.

"Mon frère Guy-Brice Parfait Kolélas a été inhumé hier (vendredi) au cimetière du Bourget", dans la région parisienne, a indiqué à l’AFP Lydie Kolélas, sœur du disparu.

"Je peux dire que mon frère est parti tout seul (…) La recherche de la vérité (sur sa mort) continue", a-t-elle ajouté, relevant des dissensions qui ont miné la famille du défunt et qui ont occasionné le report de l’inhumation à plusieurs reprises.

La famille de M. Kolélas, 62 ans, est restée divisée depuis sa mort survenue officiellement le 22 mars sur le territoire français, où il avait été évacué pour raisons de santé. La veille, le Congo organisait l'élection présidentielle pour laquelle il était candidat.

Selon les résultats d’une autopsie réalisée en France, l’opposant était mort d’une insuffisance cardio-respiratoire due à une pneumopathie sévère, ainsi que d'une contamination au Covid-19.

Une thèse réfutée par une partie de sa famille pour qui il n'est pas mort le 22 mars, mais le 21 mars, jour même du scrutin présidentiel.

La coïncidence des deux événements aurait pu invalider l'élection présidentielle au Congo, selon la constitution.

Les poursuites judiciaires engagées par cette partie de la famille ont longtemps retardé l’inhumation.

"L’enterrement n’est qu’une étape inéluctable dans la recherche de la vérité. Les patriotes congolais regroupés autour de cette quête de vérité sont debout et les yeux fixés sur l’objectif", a dit Lydie Kolélas à l’AFP.

Fils de Bernard Kolélas (éphémère Premier ministre du Congo en 1997), le docteur en économie Guy-Brice Parfait Kolélas a connu l’exil avec son père entre 1997 et 2005.

Il fut membre du gouvernement entre 2007 et 2015 avant de s’opposer radicalement au changement de la constitution qui, une fois validée, a permis au président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016.

Denis Sassou Nguesso a été réélu en 2021 pour un quatrième mandat et cumule 37 ans à la tête du Congo.


Un amiral allemand sommé de s'expliquer après des propos controversés sur la Russie

La ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht, s'entretient avec des journalistes alors qu'elle rend visite aux forces armées allemandes à Arbil, la capitale de la région autonome kurde du nord de l'Irak, le 9 janvier 2022.(AFP)
La ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht, s'entretient avec des journalistes alors qu'elle rend visite aux forces armées allemandes à Arbil, la capitale de la région autonome kurde du nord de l'Irak, le 9 janvier 2022.(AFP)
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  • La ministre de la Défense Christine Lambrecht a organisé dans la matinée une vidéoconférence avec le chef d'Etat-Major Eberhard Zorn pour définir comment traiter cette affaire
  • Les déclarations du chef de la Marine interviennent en pleine crise russo-occidentale autour de l'Ukraine

BERLIN : Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach va devoir s'expliquer après avoir entre autres qualifié d'"ineptie" les intentions prêtées par les alliés de l'Otan à la Russie d'envahir l'Ukraine, a-t-on appris samedi auprès du ministère de la Défense.

Ce que Vladimir Poutine veut, "c'est être respecté", a déclaré le vice-amiral Schönbach selon une vidéo circulant sur internet, filmée lors d'une réunion d'un groupe de réflexion qui s'est tenue vendredi à New Delhi.

"Il est facile de lui accorder le respect qu'il veut, et qu'il mérite aussi probablement", ajoute-t-il. L'idée que la Russie veuille envahir une partie de l'Ukraine serait selon lui "une ineptie".

Ces déclarations "ne correspondent en rien à la position du ministère de la Défense allemand", a mis au point un de ses porte-parole, contacté par l'AFP.

Le vice-amiral va devoir "prendre position", en clair s'expliquer "auprès du chef d'Etat-Major des armées", le plus haut gradé dans la hiérarchie de la Bundeswehr, ajoute-t-il.

Les déclarations du chef de la Marine interviennent en pleine crise russo-occidentale autour de l'Ukraine. 

D'intenses efforts diplomatiques sont actuellement déployés de part et d'autre pour éviter que la situation ne dégénère, alors que des dizaines de milliers de soldats russes sont toujours massés à la frontière ukrainienne. 

Après avoir dans un premier temps posté un tweet précisant que ses propos n'engageaient que lui, M. Schönbach a présenté ses plates excuses.

Il a ainsi qualifié ses déclarations "d'irréfléchies". "Il n'y a pas à ergoter: c'était clairement une faute", a-t-il écrit.

Selon des informations de Der Spiegel, les propos de ce militaire à la carrière jusqu'ici irréprochable ont fortement irrité jusque dans les plus hauts étages du gouvernement allemand, dirigé par le chancelier social-démocrate Olaf Scholz. 

La ministre de la Défense Christine Lambrecht a organisé dans la matinée une vidéoconférence avec le chef d'Etat-Major Eberhard Zorn pour définir comment traiter cette affaire, selon le magazine.


Mine de Turow: Prague réclame des compensations à la Pologne

Dans cette photo d'archive prise le 28 juin 2021, la centrale électrique au charbon polonaise de Turow est vue depuis une colline près du village de Vitkov en République tchèque le 28 juin 2021. (Photo, AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 28 juin 2021, la centrale électrique au charbon polonaise de Turow est vue depuis une colline près du village de Vitkov en République tchèque le 28 juin 2021. (Photo, AFP)
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  • Prague se plaint des conséquences pour l'environnement (bruit, poussières, appauvrissement des réserves souterraines en eau) de l'exploitation de cette mine de lignite en service depuis 1904.
  • La mine est située dans le Sud-Ouest de la Pologne, à la frontière de la République tchèque et de l'Allemagne qui s'en plaint également.

PRAGUE : La République tchèque réclame 50 millions d'euros de compensations dans le cadre d'un projet d'accord bilatéral révisé avec la Pologne à propos de la mine géante de Turow, a déclaré samedi la ministre tchèque de l'Environnement Anna Hubackova.

Prague se plaint des conséquences pour l'environnement (bruit, poussières, appauvrissement des réserves souterraines en eau) de l'exploitation de cette mine de lignite en service depuis 1904.

La mine est située dans le Sud-Ouest de la Pologne, à la frontière de la République tchèque et de l'Allemagne qui s'en plaint également. Malgré les protestations de ces deux pays, le gouvernement polonais a reconduit pour six ans en 2020 l'autorisation d'exploitation de Turow. 

Saisie par la République tchèque, la Cour européenne de justice a ordonné en mai 2021, dans une décision rendue en référé (en urgence), la cessation "immédiate" de l'exploitation de cette mine en raison d'effets nocifs pour l'environnement. 

Cette décision a été suivie le 20 septembre par la condamnation de Varsovie à une astreinte de 500.000 euros par jour jusqu'à l'arrêt de la mine. Mais Varsovie a refusé de payer, fustigeant une "sanction illégale" et jugeant Turow indispensable à la sécurité énergétique du pays.

Mme Hubackova, qui a pris ses fonctions en décembre, a rencontré son homologue polonaise Anna Moskwa mardi à Varsovie et "un projet d'accord révisé avec la Pologne sur Turow est prêt", a-t-elle tweeté.

Mme Hubackova a expliqué à l'agence d'informations tchèque CTK que Prague insistait sur une compensation de 50 millions d'euros alors que la Pologne entendait payer 40 millions d'euros.

Mme Hubackova a ajouté que le gouvernement tchèque allait discuter mercredi du projet d'accord révisé et que des pourparlers avec la Pologne reprendraient "idéalement d'ici fin janvier".

La mine assure la fourniture d'environ 7% de l'électricité en Pologne. Le groupe énergétique public polonais PGE, qui l'exploite, compte en extraire du charbon jusqu'en 2044 et veut l'étendre de 25 à 30 kilomètres carrés.

La Pologne dépend du charbon pour environ 80% de son électricité et compte quelque 80.000 emplois dans le secteur minier. Le pays s'est engagé à développer des sources d'énergie renouvelables et prévoit la fermeture progressive de ses mines d'ici 2049 pour répondre aux objectifs de l'Union européenne en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.