Quarante-cinq journalistes tués dans le monde en 2021, dont un seul dans le monde arabe

Les visages de journalistes tombés au combat sur le Newseum's Journalists Memorial le 13 mai 2013 au Newseum à Washington, DC, lors de cérémonies en leur honneur. Archive AFP / Karen BLEIER
Les visages de journalistes tombés au combat sur le Newseum's Journalists Memorial le 13 mai 2013 au Newseum à Washington, DC, lors de cérémonies en leur honneur. Archive AFP / Karen BLEIER
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Publié le Lundi 10 janvier 2022

Quarante-cinq journalistes tués dans le monde en 2021, dont un seul dans le monde arabe

  • L’organisation répertorie un seul journaliste tué dans le monde arabe et Moyen-Orient
  • L’année précédente, en 2020, le bilan des journalistes tués dans des assassinats, attaques à la bombe et feux croisés dans le monde arabe s’élevait à dix

PARIS: Quarante-cinq journalistes et professionnels des médias ont été assassinés en 2021, soit un tiers de moins que l'année précédente (soixante-cinq), mais le bilan est particulièrement lourd en Asie, notamment en Afghanistan, selon la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

«Ce chiffre de quarante-cinq représente l'un des plus bas bilans depuis que la FIJ a commencé à publier des rapports annuels sur les journalistes tués dans des incidents liés au travail, y compris les assassinats ciblés, les décès dus à des tirs croisés ainsi que les attentats à la bombe», a souligné dans un communiqué l’organisation, qui compte six cent mille membres dans cent quarante pays.
Depuis 1991, la fédération, fondée en 1926 à Paris, a recensé 2 721 journalistes tués dans le monde.
«Les risques liés aux conflits armés ont diminué ces dernières années en raison de l'exposition limitée des professionnels des médias, qui sont de moins en moins nombreux à couvrir [les zones de guerre]», explique la FIJ.
«Dans le même temps, les menaces liées à la domination des gangs criminels et des cartels de la drogue, des bidonvilles du Mexique jusqu'aux rues des villes européennes en Grèce et aux Pays-Bas, continuent d'augmenter et expliquent de nombreux assassinats ciblés», précise-t-elle.

L’organisation répertorie un seul journaliste tué dans le monde arabe et Moyen-Orient. Il s’agit de Racha Abdoullah al-Harazi, une photographe et journaliste indépendante yéménite, tuée lorsqu'un engin explosif placé sur la voiture de son mari a explosé. Son mari, Mahmoud Amin al-Atami, également reporter indépendant (il travaillait pour Al-Arabiya et Al-Hadath), a été blessé dans l'explosion, rapporte sur son site Internet l’organisation, qui précise que l'explosion s'est produite lorsque Mahmoud Amin al-Atami emmenait sa femme enceinte à l'hôpital, où elle devait accoucher.

L’année précédente, en 2020, le bilan des journalistes tués dans des assassinats, des attaques à la bombe et des feux croisés dans le monde arabe s’élevait à dix: quatre journalistes avaient été tués en Syrie – Rachid al-Bakr, Hussein Khattab, Amjad Aktalati et Abdel Nasser Haj Hamdan –, deux en Irak – Ahmed Abdessamad, Safaa Ghali –, trois au Yémen – Adib al-Janani, Badil al-Baraih et Nabil Hasan al-Quaety. Un autre journaliste, Huner Rasool, a subi un accident mortel.

Par région, sur l'année écoulée, l'Asie-Pacifique est en tête de ce bilan macabre avec vingt assassinats, devant l’Amérique (dix), l'Afrique (huit), l'Europe (six), le Moyen-Orient et le monde arabe (un seul). À ces quarante-cinq homicides s'ajoute le décès accidentel de deux journalistes en Iran.
Si la diminution constatée en 2021 est «une bonne nouvelle», elle n'est qu'«un maigre réconfort face à la violence continue qui a coûté la vie à des journalistes dans des pays comme l'Afghanistan [neuf], le Mexique [huit], l'Inde [quatre] et le Pakistan [trois]», estime la FIJ. Cette dernière souligne que «les journalistes et les travailleurs des médias sont le plus souvent tués pour avoir dénoncé la corruption, la criminalité et les abus de pouvoir dans leurs communautés, villes et pays». L'organisation plaide pour «une nouvelle convention des Nations unies pour la protection des journalistes».

 


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.