Covid: un vaccin de Pfizer adapté à Omicron sera prêt en mars (PDG)

Le patron du laboratoire Pfizer, Albert Bourla. (Photo, AFP)
Le patron du laboratoire Pfizer, Albert Bourla. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Lundi 10 janvier 2022

Covid: un vaccin de Pfizer adapté à Omicron sera prêt en mars (PDG)

Le patron du laboratoire Pfizer, Albert Bourla. (Photo, AFP)
  • «Je ne sais pas si on en aura besoin, je ne sais pas si, ni comment il sera utilisé, mais nous seront prêts. L'usine a déjà commencé la production», a déclaré Albert Bourla 
  • Le directeur général de Moderna, Stéphane Bancel, a de son côté indiqué que son laboratoire travaillait sur une dose de rappel pour cet automne visant également Omicron

NEW YORK: Le patron du laboratoire Pfizer a assuré lundi qu'une version du vaccin contre la Covid-19 adaptée au variant Omicron sera au besoin prête en mars tandis que son homologue chez Moderna a évoqué la préparation d'un vaccin similaire pour l'automne. 

« Je ne sais pas si on en aura besoin, je ne sais pas si, ni comment il sera utilisé, mais nous seront prêts. L'usine a déjà commencé la production », a déclaré Albert Bourla sur la chaîne financière américaine CNBC. 

Il avait indiqué dès fin novembre que son entreprise avait déjà commencé à travailler sur une nouvelle version du vaccin ciblant plus spécifiquement Omicron.  

« Nous espérons pouvoir arriver à un produit qui protégera beaucoup mieux contre les infections en particulier, car la protection contre les hospitalisations et les cas sévères est assez raisonnable avec les vaccins actuels si vous avez eu la troisième dose », a expliqué M. Bourla lundi.  

Il faut toutefois encore mener des études pour savoir si une quatrième dose est nécessaire, a-t-il ajouté. 

Le directeur général de Moderna, Stéphane Bancel, a de son côté indiqué que son laboratoire travaillait sur une dose de rappel pour cet automne visant également Omicron, qui devrait entrer « bientôt » en essai clinique.   

« Nous discutons actuellement avec des responsables sanitaires du monde entier pour décider de ce que nous pensons être la meilleure stratégie pour le rappel potentiel pour l'automne 2022 », a-t-il déclaré sur CNBC. 

« Nous pensons qu'il contiendra Omicron mais pourrait aussi inclure d'autres éléments », a-t-il ajouté. 

« Nous devons faire attention à essayer de garder un temps d'avance sur le virus, et non rester derrière lui », a souligné le patron de Moderna. 


Seule la «diplomatie» mettra fin à la guerre en Ukraine, assure Zelensky

La guerre en Ukraine ne peut prendre fin que par des biais «diplomatiques», a assuré samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky (Photo, AFP).
La guerre en Ukraine ne peut prendre fin que par des biais «diplomatiques», a assuré samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky (Photo, AFP).
Short Url
  • Le 17 mai, un conseiller du président ukrainien, Mykhaïlo Podoliak, avait indiqué que les pourparlers entre Moscou et Kiev étaient «en pause»
  • Le lendemain, le Kremlin avait accusé l'Ukraine d'«absence totale de volonté» de négocier avec la Russie pour mettre fin à l'invasion de l'Ukraine

KIEV: La guerre en Ukraine ne peut prendre fin que par des biais "diplomatiques", a assuré samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, alors que les négociations entre Moscou et Kiev sont dans l'impasse.

"La fin (du conflit) sera diplomatique", a-t-il déclaré lors d'un entretien à la chaîne télévisée ukrainienne ICTV. La guerre "sera sanglante, ce sera des combats, mais elle prendra fin définitivement via la diplomatie".

"Les discussions entre l'Ukraine et la Russie auront résolument lieu. Je ne sais pas sous quel format: avec des intermédiaires, sans eux, dans un cercle élargi, au niveau présidentiel", a-t-il déclaré.

"Il y a des choses que nous ne pourrons atteindre qu'à la table des négociations. Nous voulons que tout revienne" comme avant le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février, ce que "la Russie ne veut pas", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Les résultats de ces pourparlers - dont le sujet peut varier "selon le moment de la rencontre" - doivent être "justes" pour l'Ukraine, a souligné le président.

Evoquant un document portant sur les garanties de sécurité de l'Ukraine, il a affirmé qu'il sera signé par "les amis et partenaires de l'Ukraine, sans la Russie", tandis qu'en parallèle se tiendra "une discussion bilatérale avec la Russie".

Il a aussi rappelé avoir mis comme condition sine qua non de la poursuite des pourparlers le fait que les militaires ukrainiens retranchés dans le vaste complexe métallurgique d'Azovstal à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, ne soient pas tués par l'armée russe.

Or les troupes russes "ont donné la possibilité, trouvé une façon pour que ces personnes sortent vivantes" d'Azovstal, a-t-il noté. "Le plus important pour moi est de sauver le maximum de gens et de militaires".

Le 17 mai, un conseiller du président ukrainien, Mykhaïlo Podoliak, avait indiqué que les pourparlers entre Moscou et Kiev étaient "en pause", estimant que Moscou ne faisait preuve d'aucune "compréhension" de la situation.

Le lendemain, le Kremlin avait accusé l'Ukraine d'"absence totale de volonté" de négocier avec la Russie pour mettre fin à l'invasion de l'Ukraine.

Plusieurs rencontres entre négociateurs des deux camps ont eu lieu mais n'ont donné aucun résultat concret.

La dernière rencontre entre les chefs des délégations - Vladimir Medinski côté russe et David Arakhamia pour l'Ukraine - remonte au 22 avril, selon les agences de presse russes.

Après avoir échoué à prendre le contrôle de Kiev et sa région, l'armée russe concentre désormais ses efforts dans une offensive contre l'Est de l'Ukraine, où les combats sont intenses.


Londres veut une Moldavie «équipée aux normes de l'Otan» contre une éventuelle agression russe

La ministre des Affaires étrangères britannique Liz Truss souhaite voir la Moldavie, pays voisin de l'Ukraine, «équipée aux normes de l'OTAN» (Photo, AFP).
La ministre des Affaires étrangères britannique Liz Truss souhaite voir la Moldavie, pays voisin de l'Ukraine, «équipée aux normes de l'OTAN» (Photo, AFP).
Short Url
  • Liz Truss a expliqué que le Royaume-Uni discutait avec ses alliés des moyens de s'assurer que l'Ukraine soit «capable de se défendre de façon permanente»
  • Elle a estimé que la Russie représente «absolument» une menace pour la sécurité de la Moldavie

LONDRES: La ministre des Affaires étrangères britannique Liz Truss souhaite voir la Moldavie, pays voisin de l'Ukraine, "équipée aux normes de l'OTAN" pour la protéger contre une éventuelle agression russe, a-t-elle déclaré dans une interview publiée samedi dans le Telegraph. 

Liz Truss a expliqué que le Royaume-Uni discutait avec ses alliés des moyens de s'assurer que l'Ukraine soit "capable de se défendre de façon permanente", ce qui s'applique également à d'autres "États vulnérables" comme la Moldavie qui n'est pas membre de l'Otan. 

"Ce sur quoi nous travaillons actuellement, c'est une commission conjointe avec l'Ukraine et la Pologne sur la mise à niveau des défenses ukrainiennes aux normes de l'Otan", a-t-elle déclaré. 

"Cela s'applique également à d'autres États vulnérables comme la Moldavie. Parce qu'encore une fois, la menace venant de la Russie est plus large, nous devons également nous assurer qu'ils sont équipés aux normes de l'Otan", a ajouté Mme Truss.

Elle a estimé que la Russie représente "absolument" une menace pour la sécurité de la Moldavie. Cette ancienne République soviétique de 2,6 millions d'habitants est située au sud-ouest de l'Ukraine qui a été envahie le 24 février par les troupes russes.

"Poutine a été clair sur ses ambitions de créer une plus grande Russie. Et ce n'est pas parce que ses tentatives de prendre Kiev ont échoué qu'il a abandonné ces ambitions", a ajouté Mme Truss.

Selon un assistant de la ministre cité par le Telegraph, "équiper la Moldavie aux normes de l'Otan" impliquerait que des membres de l'alliance fournissent des équipements modernes pour remplacer ceux de l'ère soviétique et forment les soldats à leur utilisation.


Tempête en Allemagne: un mort et près de 60 blessés

Ce phénomène rare et localisé aurait également frappé la ville de Lippstadt, à une trentaine de kilomètres (Photo, AFP).
Ce phénomène rare et localisé aurait également frappé la ville de Lippstadt, à une trentaine de kilomètres (Photo, AFP).
Short Url
  • Dans le sud, dans la région de Roth, une cabane en bois où s'étaient réfugiés des randonneurs s'est effondrée
  • Quatorze personnes ont été blessées, dont une femme et un enfant grièvement, a indiqué la police bavaroise locale

 

BERLIN: La tempête qui a balayé l'Allemagne vendredi a fait au moins un mort, près de 60 blessés et des dégâts considérables essentiellement dans l'ouest du pays, selon un bilan samedi des autorités locales.

En Rhénanie-Palatinat, un homme de 38 ans est décédé après subi un choc électrique en pénétrant dans une cave inondée suite aux intempéries, et avoir chuté sur la tête, a indiqué la police de Coblence.

La Rhénanie du nord-Westphalie a été particulièrement touchée: une tornade a traversé Paderborn faisant 43 blessés, dont dix graves, a précisé samedi la police de cette ville de quelque 150 000 habitants.

Une trentaine d'entre eux étaient soignés à l'hôpital, une femme est "en danger de mort", a-t-elle détaillé. 

La police a évalué à "plusieurs millions" d'euros les "ravages" provoqué par la tornade.

Ce phénomène rare et localisé aurait également frappé la ville de Lippstadt, à une trentaine de kilomètres, selon un porte-parole des pompiers, mais sans faire de blessé. 

Les intempéries, survenues après plusieurs jours de températures anormalement élevées pour la saison dans le pays, ont provoqué de nombreux dommages dans cette région de l'ouest de l'Allemagne, les forces de l'ordre faisant état d'innombrables arbres déracinés, de toits arrachés, de magasins dévastés.

Les trafics ferroviaire et routier restaient perturbés samedi matin.

Dans le sud, dans la région de Roth, une cabane en bois où s'étaient réfugiés des randonneurs s'est effondrée. Quatorze personnes ont été blessées, dont une femme et un enfant grièvement, a indiqué la police bavaroise locale.

Les services météorologiques allemands ont levé samedi la plupart des avis de tempête, mettant toutefois en garde contre des risques d'orages violents isolés en Bavière et de fortes rafales de vent à l'est.

La violence de la tempête vendredi est liée à l'arrivée en Allemagne d'air particulièrement chaud en provenance d'Espagne et de France, d'une part, et d'air froid venant du nord d'autre part, avait expliqué le météorologue Özden Terli à la télévision publique ZDF, parlant d'un "mélange explosif".