HRW: la mort en détention d’un poète iranien est «emblématique de la situation désastreuse» des critiques de Téhéran

L’écrivain et poète Baktash Abdin est décédé alors qu’il était emprisonné en Iran. (Twitter)
L’écrivain et poète Baktash Abdin est décédé alors qu’il était emprisonné en Iran. (Twitter)
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Publié le Mercredi 12 janvier 2022

HRW: la mort en détention d’un poète iranien est «emblématique de la situation désastreuse» des critiques de Téhéran

L’écrivain et poète Baktash Abdin est décédé alors qu’il était emprisonné en Iran. (Twitter)
  • Baktash Abtin, 47 ans, est décédé des suites de sa seconde infection à la Covid-19 depuis son incarcération en 2020
  • Human Rights Watch: «Les prisonniers continuent de mourir en raison de l’indifférence totale des autorités vis-à-vis de leur vie» 

LONDRES: Le décès d’un écrivain et poète emprisonné qui critiquait le régime iranien est «emblématique» de la manière dont ce dernier traite ses détracteurs, a déclaré Human Rights Watch (HRW) mardi.  

Baktash Abtin, 47 ans, est mort le week-end dernier dans un hôpital après avoir été emprisonné par l’Iran en septembre 2020, à la suite de ce que HRW a qualifié d’accusations «abusives» en matière de sécurité nationale. 

Le 8 janvier, l’Association des écrivains iraniens a annoncé qu’il était décédé des suites de sa seconde infection à la Covid-19 depuis son incarcération. 

M. Abtin était connu pour ses descriptions intimistes d’aspects moins connus de la culture iranienne dans ses écrits et ses films. 

Sa mort en détention «est emblématique de la situation désastreuse que les autorités iraniennes ont créée pour les critiques du gouvernement emprisonnés», selon HRW. 

«Les autorités iraniennes doivent mener des enquêtes transparentes et impartiales sur les récents décès en détention signalés et qui seraient dus à la négligence, demander des comptes aux responsables et libérer tous les dissidents détenus à tort.» 

Selon Tara Sepehri Far, chercheuse sur l’Iran à HRW, «les fonctionnaires iraniens de la justice sont responsables de la mort de Baktish Abtin, qui n’aurait jamais dû être emprisonné pour son travail. Toutes les promesses antérieures du gouvernement concernant les enquêtes sur les mauvais traitements infligés en détention sonnent creux lorsque des prisonniers continuent de mourir en raison de l’indifférence totale des autorités vis-à-vis de leur vie.» 

Le régime iranien fait depuis toujours l’objet de critiques quant à la manière dont il traite ses détracteurs. Le 7 janvier, une coalition de groupes de défense des droits a adressé une lettre commune au Guide suprême, Ali Khamenei, l’exhortant à libérer toutes les personnes «injustement détenues pour leurs écrits ou leurs opinions». 

Ils ont ajouté que la pandémie de Covid-19, qui a ravagé l’Iran et ses prisons en particulier, donne un nouvel élan à la libération des prisonniers injustement détenus. 

«Nous vous demandons également d’accorder aux autres prisonniers politiques qui luttent contre la Covid-19 ou d’autres problèmes de santé graves l’accès à des soins médicaux adéquats et/ou de procéder à leur libération immédiate», ont écrit les groupes de défense des droits. 

«Malheureusement, les mauvais traitements infligés aux prisonniers et le refus de soins médicaux sont un problème systémique dans les prisons iraniennes.» 

Parmi les autres prisonniers politiques qui ont contracté la Covid-19 alors qu’ils étaient derrière les barreaux figurent Nasrin Sotoudeh, militante des droits des femmes et avocate accomplie, et Narges Mohammadi, ingénieure devenue écrivaine, que Téhéran a emprisonnée à plusieurs reprises pour ses campagnes en faveur des droits de l’homme et pour avoir décrit en détail les abus sexuels subis par les femmes dans les prisons iraniennes. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.