Iran: un suspect arrêté pour avoir incendié une statue de Soleimani

Une statue de Qassem Soleimani a également été érigée à Beyrouth au Liban. (AFP).
Une statue de Qassem Soleimani a également été érigée à Beyrouth au Liban. (AFP).
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Publié le Mercredi 12 janvier 2022

Iran: un suspect arrêté pour avoir incendié une statue de Soleimani

  • Les médias iraniens avaient rapporté le 6 janvier que des "inconnus" avaient mis le feu à une statue du général Soleimani
  • Chef de la Force Qods, Soleimani a été tué le 3 janvier 2020 dans une attaque de drone américaine

TEHERAN: Un suspect a été arrêté en Iran pour avoir incendié une statue de Qassem Soleimani, érigée en l'honneur du puissant général iranien tué début 2020 dans un raid américain en Irak, a annoncé un responsable judiciaire dans la nuit de mardi à mercredi.


"L'auteur de cet acte honteux a été arrêté", a déclaré à l'agence d'information de la justice iranienne Mizan le chef du pouvoir judiciaire de la province de Chahar Mahall-Bakhtiari (sud-ouest), Ahmad-Réza Bahrami.


"La justice de la province punira l'auteur de cette effronterie dans les plus brefs délais conformément à la charia et à la loi", a-t-il ajouté.


Les médias iraniens avaient rapporté le 6 janvier que des "inconnus" avaient mis le feu à une statue du général, au lendemain de son installation dans la province.


Sans divulguer l'identité de l'homme arrêté, M. Bahrami a précisé qu'il était "un agent contre-révolutionnaire", a rapporté l'agence de presse ultraconservatrice Fars. 


Chef de la Force Qods --unité d'élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique d'Iran--, Soleimani a été tué le 3 janvier 2020 dans une attaque de drone américaine contre son convoi près de l'aéroport de Bagdad.


Depuis, les autorités iraniennes ont érigé plusieurs statues dans de nombreuses villes du pays en la mémoire de ce général, loué comme un symbole de l'unité national.


Des commémorations ont été organisées la semaine passée en Iran et en Irak pour marquer le deuxième anniversaire de sa mort.


INTERVIEW: Amari Akira, poids lourd du PLD, réaffirme l’importance des liens avec le Moyen-Orient

Amari Akira, homme politique chevronné du parti au pouvoir, le PLD. (Photo, AFP)
Amari Akira, homme politique chevronné du parti au pouvoir, le PLD. (Photo, AFP)
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  • Pour M. Amari, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont «deux pays irremplaçables pour la vie des Japonais et leurs activités industrielles»
  • Le Japon importe plus de 70 % de son pétrole d’Arabie saoudite et des EAU

TOKYO: Amari Akira, homme politique japonais chevronné membre du parti au pouvoir, le Parti libéral-démocrate (PLD), a affirmé que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU) sont «deux pays irremplaçables pour la vie des Japonais et leurs activités industrielles».

M. Amari est le président d’honneur du Conseil d’amitié parlementaire et entretient des liens étroits avec le Moyen-Orient. Il joue un rôle clé dans la politique énergétique du Japon et souligne l’importance de ces liens. «Le Japon importe presque la même quantité de pétrole d’Arabie saoudite et des EAU, environ 35%, soit plus de 70% au total», précise-t-il. «Ce sont deux pays irremplaçables pour la vie des Japonais et leurs activités industrielles. La stabilité de l’approvisionnement énergétique est essentielle à la survie du Japon. En ce sens, le Moyen-Orient est relié à cette ligne de vie.»

M. Amari se souvient avoir présidé une conférence internationale en Arabie saoudite. «J’ai rencontré l’actuel ministre de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane ben Abdelaziz al-Saoud, au Japon et en Arabie saoudite lorsqu’il était ministre adjoint du Pétrole», mentionne-t-il. «Quand je mangeais avec lui, je lui ai dit: “J’ai entendu dire que le ciel étoilé vu du désert en Arabie saoudite est très beau car l’air y est très pur. On m’a dit que c’est aussi merveilleux que de regarder des étoiles filantes, alors je veux le voir un jour. ”»

Le ministre Abdelaziz a répondu: «La prochaine fois que vous viendrez, je monterai une tente dans le désert, et nous observons ensemble le ciel étoilé». «Je lui ai fait savoir que c’était une très bonne idée, mais que je ne pouvais pas manger de la cervelle de mouton. Le ministre m’a dit de ne pas m’inquiéter», raconte-t-il. «Il m’a dit que lorsqu’il était au Japon, il mangeait de tout, alors pourquoi ne pas essayer la nourriture saoudienne? Ce serait impoli de ne pas le faire. Bien sûr, il plaisantait. Grâce à ces échanges informels, je me sens proche du Moyen-Orient.»

M. Amari a été l’un des principaux artisans du succès politique du Premier ministre Kishida, du secrétaire général Motegi, du ministre des Affaires étrangères, Hayashi, et du secrétaire général de la Chambre haute, et il souhaite qu’ils fassent avancer le Japon.

«Ce que nous devons faire maintenant, c’est diriger une nouvelle équipe une fois de plus pour faire du Japon une puissance d’innovation», déclare-t-il. «Je mène une réforme des universités, source de la recherche fondamentale. J’ai également créé un fonds de 10 000 milliards de yens (1 yen = 0.0073 euro) pour promouvoir la réforme des universités. Nous allons également créer une zone à Tokyo pour les start-up internationales représentant l’Asie.»

M. Amari a également évoqué sa visite du 15 au 17 mai aux EAU, où il représentait le Premier ministre japonais, en sa qualité d’envoyé spécial, pour rendre officiellement hommage aux Émiratis à l’occasion du décès de cheikh Khalifa ben Zayed al-Nahyane, l’ancien président du pays.

«C’est un honneur pour moi d’avoir pu rendre hommage à un pays aussi important en tant qu’envoyé spécial du Premier ministre. Cheikh Khalifa a fait progresser les Émirats arabes unis sous l’influence de son père fondateur, cheikh Zayed ben Sultan al-Nahyane. Lorsque le cheikh Khalifa était prince héritier en 1970, il a visité l’exposition d’Osaka et, depuis, les liens entre le Japon et les Émirats se sont approfondis. De plus, c’est un pays qui entretient des relations spéciales avec notre pays et qui soutient son secteur de l’énergie.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Le G7 va décarboner son électricité et cesser les subventions aux énergies fossiles à l'étranger

Le ministre d'État japonais de l'Environnement Toshitaka Ooka (au centre) prend la parole lors de la conférence de presse finale de la réunion des ministres du Climat, de l'Énergie et de l'Environnement du G7 à Berlin le 27 mai 2022. (Jean MacDougall/AFP)
Le ministre d'État japonais de l'Environnement Toshitaka Ooka (au centre) prend la parole lors de la conférence de presse finale de la réunion des ministres du Climat, de l'Énergie et de l'Environnement du G7 à Berlin le 27 mai 2022. (Jean MacDougall/AFP)
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  • «Nous nous engageons à atteindre un secteur de l'électricité majoritairement décarboné d'ici 2035», ont déclaré les pays du G7
  • C'est la première fois que les sept puissances industrielles (États-Unis, Japon, Canada, France, Italie, Royaume-Uni, Allemagne) s'engagent ensemble sur un tel objectif

BERLIN : Les pays du G7 se sont engagés vendredi à décarboner la majorité de leur secteur électrique «d'ici 2035», ainsi qu'à mettre fin à tout financement international des projets liés aux énergies fossiles dès cette année.

«Nous nous engageons à atteindre un secteur de l'électricité majoritairement décarboné d'ici 2035», ont-ils déclaré dans une déclaration publiée à l'issue d'une réunion des ministres du Climat et de l'Energie à Berlin.

Pour atteindre cet objectif, les pays s'engagent «à soutenir l'accélération de la sortie mondiale du charbon» et à «développer rapidement les technologies et les politiques nécessaires à la transition vers une énergie propre».

C'est la première fois que les sept puissances industrielles (États-Unis, Japon, Canada, France, Italie, Royaume-Uni, Allemagne) s'engagent ensemble sur un tel objectif.

Les ministres ont également promis de mettre un terme au financement à l'étranger de projets d'énergies fossiles sans technique de capture du carbone d’ici «fin 2022». Cette annonce a été permise grâce à un revirement du Japon, dernier pays du groupe qui refusait de s'engager sur cette question.

Une vingtaine de pays, dont les autres Etats du G7, avaient déjà signé une déclaration en ce sens en novembre dernier, lors de la COP 26 à Glasgow.

«Il est bien que le Japon, premier financeur des combustibles fossiles au monde, ait rejoint les autres pays du G7», commente Alden Meyer, expert pour le Think Tank européen E3G.

Les États du G7 ont également rappelé leur objectif commun de supprimer toute subvention directe à des énergies fossiles «d'ici 2025». «Récompenser un comportement nuisible au climat par des subventions (...), c'est absurde et cette absurdité doit être éliminée», a commenté Robert Habeck le ministre allemand de l'Économie et du Climat, lors d'une conférence de presse vendredi.

Selon l'ONG Oil Change International, entre 2018 et 2020, les seuls pays du G20 ont financé de tels projets à hauteur de 188 milliards de dollars, principalement via des banques multilatérales de développement.


La «guerre totale» de l'Occident contre la Russie va durer longtemps, selon Moscou

Un pompier éteint un incendie dans une usine de fabrication après un bombardement la ville d'Artemivsk dans la région ukrainienne orientale du Donbass le 27 mai 2022. (AFP)
Un pompier éteint un incendie dans une usine de fabrication après un bombardement la ville d'Artemivsk dans la région ukrainienne orientale du Donbass le 27 mai 2022. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie russe a dénoncé «une guerre totale» occidentale contre la Russie et estimé que celle-ci allait durer «longtemps»
  • «L'Occident a annoncé une guerre totale contre nous, contre le monde entier russe», a déclaré M. Lavrov

MOSCOU: Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a dénoncé vendredi "une guerre totale" occidentale contre la Russie et estimé que celle-ci allait durer "longtemps".


"L'Occident a annoncé une guerre totale contre nous, contre le monde entier russe", a déclaré M. Lavrov, lors d'une réunion avec des responsables de régions russes.


"On peut dire avec certitude que cette situation est avec nous pour longtemps", a-t-il estimé, alors que les puissances occidentales ont multiplié les sanctions contre Moscou pour avoir lancé une vaste offensive militaire contre l'Ukraine.