Les troupes yéménites font pression pour libérer Hareb, contrôlée par les Houthis

Les avancées effectuées par les forces gouvernementales yéménites au sud de Marib ont allégé la pression militaire sur les troupes à l'extérieur de la ville stratégique, qui subissaient les attaques des Houthis depuis le début de l'année dernière. (Fichier/AFP)
Les avancées effectuées par les forces gouvernementales yéménites au sud de Marib ont allégé la pression militaire sur les troupes à l'extérieur de la ville stratégique, qui subissaient les attaques des Houthis depuis le début de l'année dernière. (Fichier/AFP)
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Publié le Vendredi 14 janvier 2022

Les troupes yéménites font pression pour libérer Hareb, contrôlée par les Houthis

  • La ville sera «bientôt reprise à la milice houthie», déclare le porte-parole de l'armée
  • Deux personnes ont été tuées en désamorçant des mines terrestres à Hodeidah, dans le cadre du projet de déminage

AL-MUKALLA: De violents combats ont éclaté jeudi à l'extérieur de la ville de Hareb, tenue par les Houthis, dans l’importante province de Marib au Yémen, alors que les troupes gouvernementales cherchaient à prendre le contrôle de la zone stratégique, ont déclaré des responsables militaires.

Fortes de leurs dernières avancées dans la province voisine de Shabwa, les troupes de l'armée yéménite et des Brigades des géants sont arrivées mardi dans le district de Hareb, au sud de Marib, alors que les Houthis soutenus par l'Iran se retiraient au centre de la région.

Abdu Abdallah Majili, porte-parole de l'armée yéménite, a déclaré à Arab News que les troupes gouvernementales avaient livré de violents combats contre les Houthis aux abords de la ville de Hareb, certaines poches de combattants refusant de se rendre ou de battre en retraite.

«Hareb sera bientôt reprise à la milice houthie», a-t-il déclaré.

Les commandants et responsables de l'armée yéménite ont affirmé que les forces gouvernementales avaient pris l'initiative des combats à Marib après le redéploiement des troupes des Brigades des géants, ainsi qu’en raison des frappes aériennes intensives et plus précises des avions de chasse de la coalition arabe.

La coalition a déclaré jeudi dans un communiqué avoir tué plus de 340 Houthis et détruit 31 de leurs véhicules à Marib et Shabwa lors de 53 frappes aériennes, au cours des dernières vingt-quatre heures. Les frappes ont également détruit un hélicoptère militaire qui avait bombardé les troupes gouvernementales à Marib.

La chute de Hareb serait un nouveau coup dur pour les Houthis qui ont subi de lourds revers depuis le début de l'année lorsque les Brigades des géants ont lancé une offensive à Shabwa.

Les avancées réalisées par les forces gouvernementales au sud de Marib ont allégé la pression militaire sur les troupes à l'extérieur de la ville stratégique, qui subissaient les attaques des Houthis depuis le début de l'année dernière.

Lundi, le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a affirmé que leurs forces avaient repoussé les attaques des troupes gouvernementales à Shabwa et Marib.

Par ailleurs, le projet saoudien de déminage (Masam) a indiqué jeudi que deux de ses experts yéménites avaient été tués alors qu'ils désamorçaient des mines antipersonnel posées par les Houthis dans le district de Hays à Hodeidah.

Le projet financé par l'Arabie saoudite a précisé que le chef de l'équipe 27, Ali Hadi, et un autre membre de la même équipe, Sha'afel Abdallah, ont été tués alors qu'ils «accomplissaient leur devoir humanitaire».

Plusieurs civils yéménites ont été tués cette année après avoir roulé sur des mines dans les zones libérées de Marib et Shabwa. Ces décès ont incité les autorités à exhorter les gens à éviter d'utiliser les routes non recouvertes jusqu'à ce que les mines soient retirées.

Selon Masam, les Houthis auraient posé plus d'un million de mines terrestres depuis le début de la guerre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran doit «conclure un accord» avec les Etats-Unis, estime un ex-chef de la diplomatie iranienne

L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. (AFP)
L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. (AFP)
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  • L'Iran, pour éviter davantage de pertes civiles, "devrait tirer parti de sa position dominante non pas pour poursuivre les combats, mais pour proclamer la victoire et conclure un accord qui mette à la fois fin à ce conflit"
  • Téhéran "devrait proposer de limiter son programme nucléaire et de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée de toutes les sanctions - un accord que Washington aurait refusé par le passé, mais qu'il pourrait accepter aujourd'hui"

PARIS: L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.

L'ex-ministre des Affaires étrangères entre 2013 et 2021, un des architectes de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, n'a plus de rôle officiel au sein du gouvernement, mais c'est la première fois depuis le déclenchement de la guerre par l'offensive militaire américano-israélienne le 28 février qu'une figure de haut rang en Iran se positionne publiquement en faveur d'un accord de paix.

L'Iran, pour éviter davantage de pertes civiles, "devrait tirer parti de sa position dominante non pas pour poursuivre les combats, mais pour proclamer la victoire et conclure un accord qui mette à la fois fin à ce conflit et empêche qu'un nouveau ne survienne", a écrit le diplomate dans une tribune publiée jeudi soir par la revue américaine Foreign Affairs.

Téhéran "devrait proposer de limiter son programme nucléaire et de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée de toutes les sanctions - un accord que Washington aurait refusé par le passé, mais qu'il pourrait accepter aujourd'hui", a-t-il écrit.

"L'Iran devrait également être prêt à accepter un pacte de non-agression avec les Etats-Unis, par lequel les deux pays s'engageraient à ne plus s'attaquer à l'avenir", a encore proposé Mohammad Javad Zarif. Il a aussi évoqué des "échanges économiques" entre les deux pays qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis plus de quatre décennies.

Cette tribune a été publiée dans la revue américaine quelques heures après que Donald Trump a menacé mercredi d'intensifier ses frappes et de renvoyer l'Iran "à l'âge de pierre".

"En tant qu'Iranien, indigné par l'agression irresponsable et les insultes grossières de Donald Trump (...) je suis partagé quant à la publication de ce plan de paix dans Foreign Affairs. Je suis néanmoins convaincu que la guerre doit prendre fin à des conditions compatibles avec les intérêts nationaux iraniens", s'est justifié vendredi sur le réseau social X l'ancien chef de la diplomatie.


Le Royaume-Uni déploie un système anti-drones au Koweït

Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne. (AFP)
Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne. (AFP)
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  • "Le régiment de la RAF a déployé au Koweït son système anti-drones Rapid Sentry, d'une grande efficacité", a annoncé jeudi la Royal Air Force britannique
  • Il s'agit d'un système de défense aérienne terrestre qui, selon le ministre britannique de la Défense, John Healey, avait été "testé au combat" la semaine dernière, lors de l'annonce initiale du plan de déploiement

LONDRES: Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne.

"Le régiment de la RAF a déployé au Koweït son système anti-drones Rapid Sentry, d'une grande efficacité", a annoncé jeudi la Royal Air Force britannique.

Il s'agit d'un système de défense aérienne terrestre qui, selon le ministre britannique de la Défense, John Healey, avait été "testé au combat" la semaine dernière, lors de l'annonce initiale du plan de déploiement.

"Le Premier ministre a commencé par condamner l'attaque de drone nocturne irresponsable contre une raffinerie de pétrole koweïtienne", a indiqué Downing Street dans un compte rendu de l'entretien téléphonique entre M. Starmer et le prince héritier du Koweït.

"Ils ont discuté du déploiement du système de défense aérienne britannique Rapid Sentry au Koweït, qui protégera le personnel et les intérêts koweïtiens et britanniques dans la région, tout en évitant une escalade du conflit", a ajouté le communiqué de Downing Street.

Les pays du Golfe, dont le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn, ont été entraînés dans la guerre au Moyen-Orient, visés par des frappes iraniennes en représailles aux attaques lancées par les États-Unis et Israël le 28 février.


Les églises de Dubaï passent les messes de Pâques en ligne pour des raisons de sécurité

Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
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  • Les églises de Dubaï annoncent un passage en ligne des messes pendant le week-end de Pâques pour des raisons de sécurité

DUBAÏ : Les églises aux Émirats arabes unis ont annoncé une fermeture temporaire pendant Pâques en raison de préoccupations liées à la sécurité dans un contexte de tensions régionales.

Les églises, dont l’église catholique St. Mary, l’église catholique St. Francis of Assisi et la cathédrale orthodoxe St. Thomas, ont indiqué qu’elles resteraient fermées suite à une directive du gouvernement et que les offices du Vendredi saint seraient diffusés en ligne via leurs chaînes officielles.

« Les paroissiens sont priés de ne pas se rendre dans les locaux de l’église, dans l’intérêt de la sécurité et du bien-être de la communauté », indique l’annonce.

Cette décision représente un changement majeur pour les communautés chrétiennes, particulièrement pendant l’une des périodes les plus sacrées de l’année.

Traditionnellement, la Semaine Sainte est remplie de prières communautaires, de grandes réunions familiales et de célébrations religieuses menant à Pâques.

Sandra Sabbagh, résidente de Dubaï, a déclaré que la Semaine Sainte est l’un des moments les plus attendus de l’année.

« Nous jeûnons pendant presque cinq semaines, et cette semaine est considérée comme très importante pendant notre période de jeûne. Donc oui, c’est décevant. Nous l’attendons depuis le tout début du Carême », a-t-elle expliqué, ajoutant que cette période est habituellement consacrée à se rassembler à l’église avec d’autres.

« Bien sûr, nous sommes attristés, mais en même temps, le gouvernement n’aurait pas pris une telle décision si ce n’était pas pour le bien des gens et leur sécurité. Et bien sûr, nous soutenons ces décisions. Je prie pour que la paix revienne bientôt, que nous puissions traverser cette situation, et que les gens puissent revenir à une vie sûre et paisible, comme nous en avons l’habitude dans ce pays », a-t-elle ajouté.

Bien que les messes diffusées en direct permettent aux fidèles de maintenir un lien spirituel depuis chez eux, beaucoup estiment que l’absence de participation physique rend les célébrations incomplètes, mais ils comprennent l’importance de respecter les règles gouvernementales.

Rachel Henry, résidente de Dubaï, a déclaré que, même si ne pas pouvoir se rendre à l’église est décevant, elle est reconnaissante que la technologie permette à la communauté de se rassembler virtuellement pour le culte.

« Grâce à la technologie et tout, nous pouvons assister en ligne. Donc, le même sentiment de participation est là, mais la perte de ne pas être physiquement présente à l’église se fait toujours ressentir », a-t-elle dit.

« Nous réalisons que tout cela est pour notre sécurité et notre bien-être, et nous souhaitons respecter les règles », a-t-elle ajouté.

Depuis le 28 février, les Émirats arabes unis sont sous attaque de missiles et drones iraniens. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com