Venezuela: la famille d'un militant d'ONG emprisonné demande sa libération

Des membres de la police scientifique vénézuélienne (CICPC) participent à une opération au milieu de la pandémie de COVID-19 à Los Teques, dans l'État de Miranda, au Venezuela, le 20 mars 2021. (Photo, AFP)
Des membres de la police scientifique vénézuélienne (CICPC) participent à une opération au milieu de la pandémie de COVID-19 à Los Teques, dans l'État de Miranda, au Venezuela, le 20 mars 2021. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Samedi 15 janvier 2022

Venezuela: la famille d'un militant d'ONG emprisonné demande sa libération

  • Inculpé de terrorisme, Javier Tarazona a été arrêté en même temps que deux autres militants de Fundaredes libérés depuis
  • Amnesty International qui le considère comme un «prisonnier de conscience» a demandé sa libération en décembre

CARACAS : Les proches Javier Tarazona, le directeur de l'ONG Fundaredes, spécialiste de la zone frontalière avec la Colombie et critique du pouvoir arrêté en juillet, ont demandé ce vendredi sa libération pour des raisons de santé, disant craindre une "mort subite".

"Javier a des problèmes de rythme cardiaque élevé, une arythmie cardiaque élevée. Il a des problèmes d'hémorroïdes internes, il a des problèmes d'insuffisance veineuse de grade II, entre autres pathologies qui mettent sa vie en danger et il risque une mort subite", a déclaré l'épouse de Javier Tarazona, Kenny Molina, devant le bureau du procureur de Caracas où elle a remis des documents demandant sa libération.

Inculpé de terrorisme, Javier Tarazona a été arrêté en même temps que deux autres militants de Fundaredes libérés depuis, alors qu'ils se rendaient au Parquet de Coro (nord-ouest) pour porter plainte contre "le harcèlement" dont il se disaient victimes de la part des forces de l'ordre.

Amnesty International qui le considère comme un "prisonnier de conscience" a demandé sa libération en décembre.

Figure médiatique au Venezuela, le directeur de Fundaredes alerte notamment sur les combats entre l'armée vénézuélienne et des groupes armés colombiens à la frontière entre les deux pays.

Ces affrontements contre ces groupes armés, dont une partie sont des dissidents de l'ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), ont fait 16 morts en 2021 du côté de l'armée vénézuélienne, selon le bilan officiel qui ne recense pas les pertes ennemies.

L'ONG Fundaredes a notamment accusé le pouvoir d'héberger sur le territoire vénézuélien des chefs rebelles de l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), dernière guérilla active en Colombie, et des dissidents des ex-FARC.

Les "accusations" de liens du pouvoir avec ces dissidents de la guérilla marxiste qui a ratifié un accord de paix en 2016 se font "sans aucune preuve", avait affirmé le procureur général, Tarek William Saab. Il a accusé les militants de l'ONG de "préparer le terrain à de nouvelles agressions (contre le Venezuela) en alimentant une atmosphère négative".

Selon lui, les communications des militants avec l'étranger montrent que les accusations de l'ONG sont "orchestrées par des agents externes" cherchant la "déstabilisation" du pays.

La Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Michelle Bachelet, avait réagi en estimant que la détention des militants était un "exemple préoccupant" des "restrictions de l'espace civique" au Venezuela, et a jugé les accusations "disproportionnées".

Le Venezuela, qui renforce régulièrement ses troupes à la frontière colombienne, dit avoir lancé en mars des opérations pour libérer son territoire de toute incursion de groupes armés colombiens. Caracas accuse ces groupes d'avoir posé des mines antipersonnel et d'être en cheville avec le trafic de drogue.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Short Url
  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Short Url
  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Short Url
  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.