Les pillages de wagons de marchandises explosent à Los Angeles

Un train transportant un conteneur d'expédition FedEx MultiModal traverse une section de la voie ferrée de l'Union Pacific jonchée de milliers de boîtes ouvertes et de colis volés dans des conteneurs d'expédition de fret, ciblés par des voleurs alors que les trains s'arrêtent au centre-ville de Los Angeles, en Californie, le 14 janvier 2022. (Photo, AFP)
Un train transportant un conteneur d'expédition FedEx MultiModal traverse une section de la voie ferrée de l'Union Pacific jonchée de milliers de boîtes ouvertes et de colis volés dans des conteneurs d'expédition de fret, ciblés par des voleurs alors que les trains s'arrêtent au centre-ville de Los Angeles, en Californie, le 14 janvier 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 15 janvier 2022

Les pillages de wagons de marchandises explosent à Los Angeles

  • Des dizaines de wagons de marchandises sont fracturés chaque jour à Los Angeles par des voleurs qui profitent de leur arrêt pour piller les colis qu'ils transportent
  • Les voleurs profitent que les longs convois ferroviaires soient immobilisés sur les voies pour grimper sur les conteneurs de marchandises, dont ils font facilement sauter les verrous à l'aide de pinces

LOS ANGELES : Des dizaines de wagons de marchandises sont fracturés chaque jour à Los Angeles par des voleurs qui profitent de leur arrêt pour piller les colis qu'ils transportent, laissant sur les rails des milliers de cartons éventrés et de produits achetés sur internet qui n'arriveront jamais à destination.

Selon les étiquettes trouvées vendredi par une équipe de l'AFP sur une voie proche du centre-ville, facilement accessible depuis les rues voisines, la plupart des grandes sociétés américaines de vente à distance et de messageries (Amazon, Target, UPS, Fedex, etc.) étaient concernées par ces vols qui ont explosé depuis quelques mois.

Les voleurs profitent que les longs convois ferroviaires soient immobilisés sur les voies pour grimper sur les conteneurs de marchandises, dont ils font facilement sauter les verrous à l'aide de pinces. Ils n'ont alors plus qu'à se servir en colis, abandonnant derrière eux de nombreux produits difficiles à revendre ou trop bon marché, comme des tests pour le Covid, des meubles ou des médicaments.

Depuis décembre 2020, l'opérateur ferroviaire Union Pacific (UP) a enregistré une augmentation de 160% des vols dans le comté de Los Angeles. "Rien qu'en octobre 2021, l'augmentation atteint 356% par rapport à octobre 2020", souligne l'opérateur dans une lettre aux autorités locales transmise à l'AFP.

Cette explosion des pillages s'accompagne d'une recrudescence des "agressions et vols à mains armés visant des employés d'Union Pacific", ajoute cette lettre.

Le phénomène s'est encore emballé avec le pic d'activité lié aux courses de Noël. Selon les chiffres communiqués par UP, plus de 90 conteneurs ont été vandalisés en moyenne chaque jour dans le comté de Los Angeles au dernier trimestre 2021.

Pour endiguer le phénomène, Union Pacific dit avoir renforcé les mesures de surveillance (drones, systèmes de détection, etc) et recruté davantage de policiers pour protéger ses voies et ses convois.

Avec la police de la ville de Los Angeles et du comté, plus d'une centaine de personnes ont été arrêtées au cours des trois derniers mois de 2021 pour avoir "vandalisé" les trains d'Union Pacific.

"Les criminels sont appréhendés et arrêtés mais les accusations sont réduites à de simples infractions ou délits mineurs, et l'individu se retrouve dans les rues moins de 24 heures après avoir payé une amende symbolique", a déclaré à l'AFP une porte-parole du transporteur ferroviaire.

"En réalité, les criminels se vantent auprès de nos policiers qu'ils ne subissent pas de conséquence", déplore-t-elle.

Union Pacific a écrit fin décembre au procureur du comté de Los Angeles pour l'alerter sur la situation et lui demander de revenir sur la politique de clémence qu'il a instaurée fin 2020 pour ce type de délits.

L'opérateur chiffre à environ cinq millions de dollars le coût de ces dégradations sur l'année 2021 "et ce montant ne prend pas en compte les pertes de nos clients touchés (par ces vols, ndlr)" ni l'impact sur les activités d'Union Pacific et de l'ensemble de la chaîne logistique du comté de Los Angeles.


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com