Une tempête hivernale «majeure» frappe l'est des États-Unis

Des piétons marchent le long du National Mall à Washington, le 16 janvier 2022. (Photo, AFP)
Des piétons marchent le long du National Mall à Washington, le 16 janvier 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 17 janvier 2022

Une tempête hivernale «majeure» frappe l'est des États-Unis

  • Plusieurs États ont rapporté des perturbations sur les axes de circulation dans la soirée
  • Des milliers de vols ont été annulés et une partie de l'autoroute inter-États I95 fermée en Caroline du Nord

WASHINGTON : Des millions d'Américains se sont mis à l'abri dimanche alors qu'une "tempête hivernale majeure", selon les services météorologiques, frappait l'est des États-Unis avec son lot de neige et de glace, provoquant des coupures de courant concernant au moins 145 000 personnes.

"Une tempête hivernale majeure frappera l'est des États-Unis entre dimanche et lundi", avait averti le National Weather Service (NWS), indiquant que jusqu'à 30 centimètres de neige pourraient recouvrir une zone qui va du Tennessee et de la Géorgie, dans le Sud-Est, au Vermont et à l'État de New York, dans le Nord-Est, accompagnés de vents forts et de pluies verglaçantes. Les vents pourraient atteindre la force d'un ouragan sur la côte atlantique, a encore prévenu le NWS.

Plusieurs États ont rapporté des perturbations sur les axes de circulation dans la soirée.

Des milliers de vols ont été annulés et une partie de l'autoroute inter-États I95 fermée en Caroline du Nord.

Les automobilistes ont été prévenus des "conditions routières dangereuses" et de gros encombrements de l'Arkansas (sud) jusqu'au Maine (nord-est).

"L'air arctique déjà en place dans le centre et l'est des États-Unis va se combiner avec ce système dynamique pour créer une épaisse couche de plus de 30 centimètres de neige", selon le NWS, qui prévoit le long de la chaîne de montagnes des Appalaches des chutes de neige de 2,5 cm par heure lundi et des conditions glaciales mardi.

La Floride (sud-est), plus habituée à un temps clément même à cette période de l'année, a été indirectement touchée lorsque plusieurs tornades accompagnées de neige, provoquées par cette tempête hivernale ont fait des dégâts matériels et provoqué des inondations côtières dimanche, selon le Weather Channel.

De la Caroline du Nord et du Sud en remontant les Appalaches, glace et rafales compliquent la situation.

L'alerte météo hivernale concerne plus de 80 millions de personnes, selon les médias américains. Quelque 3 000 vols intérieurs ou internationaux étaient annulés dimanche au milieu de l'après-midi, selon le site FlightAware, et environ 4 200 étaient retardés.

État d'urgence

Les coupures d'électricité ont concerné jusqu'à 235 000 personnes environ dans le Sud-Est, dont plus de 150 000 dans les Carolines, selon le site PowerOutage.us, mais le courant a semblé être rétabli dans plusieurs régions dans la soirée, faisant retomber le chiffre de personnes privées d'électricité à moins de 145 000.

En Géorgie, un autre État parmi les plus affectés, le gouverneur Brian Kemp avait déclaré dès vendredi l'état d'urgence, et des chasse-neige étaient à l'oeuvre avant midi pour dégager les routes. Atlanta, au climat doux, a vu tomber de la neige.

La Virginie et la Caroline du Nord ont également déclaré l'état d'urgence. Plus de 30 cm de neige sont tombés sur ce dernier État, selon la chaîne météo.

La police de Virginie a annoncé sur Twitter plusieurs accidents de la route sans gravité et l'arrêt du trafic sur une grande autoroute du sud de l'État.

Le gouverneur de la Caroline du Nord, Roy Cooper, a confirmé sur Twitter qu'il était tombé jusqu'à 30 cm de neige dans certaines régions à la mi-journée et qu'un "important givrage causait des problèmes dans le centre de l'État", tout en appelant la population à rester à l'abri et à éviter si possible les déplacements.

Dans ce même État, des étudiants ont connu une grosse frayeur avec l'effondrement du toit d'une résidence universitaire, selon la chaîne locale ABC, un incident qui n'a pas fait de blessé. "C'était très effrayant", a raconté Melody Ferguson, étudiante au Brevard College, à la chaîne, "j'en tremble encore".

Le nord-est des États-Unis s'était déjà trouvé enneigé début janvier, recouvert d'un manteau blanc atteignant jusqu'à 30 cm d'épaisseur. Des centaines d'automobilistes étaient restés bloqués près de 20 heures sur un axe majeur reliant la capitale Washington.

La tempête devrait atteindre l'est du Canada mardi, estime le NWS.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.