Etats-Unis: la famille de Martin Luther King rejoint l'appel à réformer le système électoral

«Si ces lois supprimant des électeurs dans les Etats persistent, l'Amérique dont mon père a rêvé ne verra jamais le jour», a pour sa part écrit Bernice King, la fille de Martin Luther King sur les réseaux sociaux. (AFP)
«Si ces lois supprimant des électeurs dans les Etats persistent, l'Amérique dont mon père a rêvé ne verra jamais le jour», a pour sa part écrit Bernice King, la fille de Martin Luther King sur les réseaux sociaux. (AFP)
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Publié le Mardi 18 janvier 2022

Etats-Unis: la famille de Martin Luther King rejoint l'appel à réformer le système électoral

  • Les participants à la marche de lundi ont fait écho aux demandes formulées par Martin Luther King il y a plus de 60 ans
  • La manifestation visait à soutenir la loi sur la liberté de vote actuellement examinée par le Sénat, adoptée par la Chambre des représentants la semaine dernière.

WASHINGTON: Des membres de la famille de Martin Luther King Jr ont pris part lundi aux manifestations à Washington pour demander au Congrès d'adopter une réforme du droit de vote, alors que les Etats-Unis commémoraient l'assassinat du leader des droits civiques.


Le fils du célèbre révérend, Martin Luther King III, a pris la parole lors de la marche, avertissant que de nombreux Etats "ont adopté des lois qui rendent le vote plus difficile", plus d'un demi-siècle après les discours historiques de son père.


Les participants à la marche de lundi ont fait écho aux demandes formulées par Martin Luther King il y a plus de 60 ans en scandant: "Que voulons-nous ? Le droit de vote ! Quand le voulons-nous ? Maintenant !"


"Nous marchons parce que notre droit de vote est attaqué en ce moment", a déclaré à l'AFP la pasteure Wendy Hamilton lors de la manifestation. "En fait, notre démocratie est très fragile", a ajouté Mme Hamilton, une élue locale de Washington.


Beaucoup portaient des affiches imprimées à l'effigie de l'icône des droits civiques, et portant son célèbre appel de 1957 "Donnez-nous le bulletin de vote", qui demandait au gouvernement fédéral de faire respecter le droit de vote des Noirs américains dans tout le pays. 


La manifestation visait à soutenir la loi sur la liberté de vote actuellement examinée par le Sénat, adoptée par la Chambre des représentants la semaine dernière. 


La présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, a également pris la parole lors de la marche, ainsi que la petite-fille de Martin Luther King, âgée de 13 ans.

Bataille politique acharnée 
"Si ces lois supprimant des électeurs dans les Etats persistent, l'Amérique dont mon père a rêvé ne verra jamais le jour", a pour sa part écrit Bernice King, la fille de Martin Luther King sur les réseaux sociaux. 


Ce projet de loi fait l'objet d'une bataille politique acharnée, le président Joe Biden devant négocier avec deux sénateurs récalcitrants de son propre parti démocrate pour pouvoir modifier une règle de procédure et permettre au Congrès d'adopter la loi sans le soutien des républicains.


Joe Biden fait valoir que le projet de loi est essentiel pour protéger la démocratie américaine contre les tentatives des républicains d'exclure du vote les minorités, qui penchent historiquement du côté démocrate, par le biais d'une série de lois récemment adoptées au niveau local. 


Martin Luther King "a défendu la justice raciale, la justice économique et la liberté qui permet toutes les autres: la liberté de vote", a déclaré la vice-présidente Kamala Harris à la Maison Blanche.


"Pour vraiment honorer l'héritage de l'homme que nous célébrons aujourd'hui, nous devons continuer à nous battre pour la liberté de vote, pour la liberté de tous", a-t-elle ajouté. 


M. Biden et M. Harris ont visité la semaine dernière la crypte où Martin Luther King, assassiné en 1968 à 39 ans, et sa femme, Coretta Scott King, sont enterrés à Atlanta. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.