«Séparatisme islamiste»: premières réactions politiques au discours de Macron

Le président français Emmanuel Macron (à droite) écoute le maire des Mureaux où il est venu dîner avec les jeunes à la Maison des habitants (MDH) des Mureaux. (LudovicMARIN/POOL/AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à droite) écoute le maire des Mureaux où il est venu dîner avec les jeunes à la Maison des habitants (MDH) des Mureaux. (LudovicMARIN/POOL/AFP)
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Publié le Vendredi 02 octobre 2020

«Séparatisme islamiste»: premières réactions politiques au discours de Macron

  • Les politiques français s'expriment sur le discours d'Emmanuel Macron à propos du «séparatisme islamiste»
  • «Emmanuel Macron pose un diagnostic plutôt juste sur les faiblesses de notre république mais réduit ses réponses à l’Islam. Rien sur les quartiers que la république abandonne»

LES MUREAUX: Voici les premières réactions politiques au discours d'Emmanuel Macron vendredi aux Mureaux où il a exhorté au «réveil républicain» face au «séparatisme islamiste»:

- Adrien Quatennens, numéro deux de LFI : «Non seulement la politique de Macron aggrave le terreau qu’il dénonce dans son discours, mais la loi permet déjà de lutter contre les obscurantismes. Plutôt qu’une nouvelle loi et des postures sur la République, donnons-lui les moyens de sa concrétisation réelle.» 

- Eric Ciotti, député LR : «Peu de mesures fortes et courageuses. Toujours la même rengaine de l'excuse sociale et de la repentance. Le refus d’interdire le voile pour les accompagnants en sortie scolaire est une faute. Rien sur l’immigration. Ce texte sera un coup pour rien.» 

- Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe d'EELV: «Le «en même temps» c'est dire «je ne cèderai rien à ceux qui cherchent à nous diviser» mais laisser Zemmour bafouer la loi tous les jours à l'antenne et le valoriser en l'appelant à l'occasion. Un autre visage pour le vrai séparatisme.» 

- Stanislas Guerini, délégué général de LREM : «La République doit reprendre toute sa place dans les quartiers, dans les écoles, avec les associations et les élus. Merci à Emmanuel Macron pour son expression forte et loin des caricatures.» 

- Sacha Houlié, député LREM : «Discours identifiant les faiblesses de notre République sans stigmatiser les pratiquants. Dur contre les radicaux et protecteur des modérés. Si dans nos débats, nous restons à la hauteur, alors oui, nous réussirons.» 

- Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France : «Alors que 27% des musulmans de France considèrent la charia supérieure à la loi républicaine, ce ne sont pas les faibles annonces de Macron qui défendront nos modes de vie et valeurs.» 

- Valérie Boyer, sénatrice LR : «Je dénoncerai toujours le discours victimaire du Président sur notre histoire ou notre responsabilité face à la radicalisation. Mais je veux saluer les mesures contre l'islam radical.» 

- Manon Aubry, députée européenne LFI : «Macron n'a pas parlé de séparatismes et de cohésion républicaine : il n'a parlé que d'Islam, de manière obsessionnelle. Stigmatiser les musulmans, voici son unique solution pour tenter de masquer sa gestion calamiteuse de la crise sanitaire et sociale.»

- Esther Benbassa, sénatrice EELV : «Si on veut faire reculer l'islamisme, il ne suffit pas d'assurer une présence républicaine au bas de chaque tour, mais que la République traite tous ses enfants à égalité et leur garantisse vraiment les mêmes chances pour réussir».

- Stéphane Peu, député PCF : «Emmanuel Macron pose un diagnostic plutôt juste sur les faiblesses de notre république mais réduit ses réponses à l’Islam. Rien sur les quartiers que la république abandonne.»


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.