Meta supprime des faux comptes iraniens ciblant des utilisateurs d’Instagram en Écosse

Meta Platforms, la société mère de Facebook, a supprimé un réseau de faux comptes originaires d’Iran et ciblant des utilisateurs d’Instagram en Écosse avec du contenu promouvant l’indépendance de ce pays. (Photo, Reuters)
Meta Platforms, la société mère de Facebook, a supprimé un réseau de faux comptes originaires d’Iran et ciblant des utilisateurs d’Instagram en Écosse avec du contenu promouvant l’indépendance de ce pays. (Photo, Reuters)
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Publié le Vendredi 21 janvier 2022

Meta supprime des faux comptes iraniens ciblant des utilisateurs d’Instagram en Écosse

  • Le réseau pointé du doigt a utilisé des faux comptes pour se faire passer pour des habitants d’Angleterre et d’Écosse
  • Les comptes ont publié des commentaires sur l’indépendance de l’Écosse et articulé leur contenu autour de mots-dièse communs promouvant la cause

DUBAÏ: Meta Platforms, la société mère de Facebook, a supprimé un réseau de faux comptes originaires d’Iran et ciblant des utilisateurs d’Instagram en Écosse avec du contenu soutenant l’indépendance du pays, ont indiqué jeudi les enquêteurs de la société.

Le réseau incriminé a utilisé des faux comptes pour se faire passer pour des habitants d’Angleterre et d’Écosse, postant des photos et des mèmes sur l’actualité et critiquant le gouvernement du Royaume-Uni, selon Meta.

Les comptes ont publié des commentaires sur l’indépendance de l’Écosse et articulé leur contenu autour de mots-dièse communs promouvant la cause, bien qu’ils les aient parfois mal orthographiés, précise l'entreprise. Les comptes ont également publié du contenu sur le football et les villes britanniques, probablement pour rendre les personnages fictifs plus authentiques.

Le réseau a utilisé des photos de personnalités médiatiques et de célébrités britanniques et iraniennes, ainsi que des photos de profil probablement créées par le biais de techniques d’intelligence artificielle, indique Meta. Dans un référendum sur l’indépendance de l’Écosse en 2014, 55 % des Écossais avaient voté pour rester dans le Royaume-Uni, alors que 45 % ont voté pour en sortir. Toutefois, le Brexit et la gestion de la pandémie de Covid-19 par le gouvernement britannique ont renforcé le soutien à la cause indépendantiste écossaise et multiplié les appels à la tenue d’un second vote.

Meta affirme que son enquête a révélé des liens avec des individus en Irak, notamment des personnes ayant une expérience dans l’enseignement de l’anglais comme langue étrangère.
La société explique que l’opération avait des liens avec un petit réseau basé en Iran qu’elle avait supprimé en décembre 2020, qui ciblait principalement des publics arabophones, francophones et anglophones à l’aide de faux comptes. Elle n’a pas donné plus de détails sur les personnes qui se cachent derrière cette activité.

«Nous avons constaté toute une série d’opérations menées depuis l’Iran au cours des dernières années», a expliqué Ben Nimmo, responsable du renseignement sur les menaces mondiales de Meta pour les opérations d’influence, lors d’une conférence de presse. «Ce n’est pas un environnement monolithique.»

La société de réseaux sociaux précise avoir supprimé, en décembre, huit comptes Facebook et 126 comptes Instagram faisant partie de ce réseau, qui ont violé ses règles contre les comportements inauthentiques coordonnés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.