Afghanistan: des talibans à Oslo pour des discussions visant à «changer l'atmosphère guerrière»

Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, lors d'une conférence de presse au centre gouvernemental des médias et de l'information à Kaboul, le 10 novembre 2021. (Photo, AFP)
Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, lors d'une conférence de presse au centre gouvernemental des médias et de l'information à Kaboul, le 10 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 23 janvier 2022

Afghanistan: des talibans à Oslo pour des discussions visant à «changer l'atmosphère guerrière»

  • Si aucun pays n'a pour l'instant reconnu le gouvernement des talibans, des discussions doivent s'ouvrir à Oslo dimanche entre les nouveaux maîtres de l'Afghanistan et les diplomaties occidentales
  • Depuis août, l'aide internationale qui portait l'Afghanistan à bout de bras s'est soudainement arrêtée et les Etats-Unis ont également gelé 9,5 milliards de dollars d'avoirs de la Banque centrale afghane

OSLO: Une délégation de talibans est arrivée samedi en Norvège pour trois jours de discussions avec des diplomates occidentaux et des représentants de la société civile afghane dans l'espoir, selon leur porte-parole, de "changer l'atmosphère guerrière" qui règne dans le pays.

Selon les images du journal Verdens Gang (VG), un avion affrété par le gouvernement norvégien s'est posé dans la soirée à l'aéroport international d'Oslo avec quinze représentants du gouvernement islamiste.

Exclusivement masculine, la délégation est dirigée par le ministre des Affaires étrangères Amir Khan Mutaqqi.

La crise humanitaire en Afghanistan et le respect des droits humains, notamment ceux des femmes, érigé en condition d'un éventuel retour de l'aide internationale qui finançait 80% du budget afghan, seront au centre des pourparlers.

"L'Emirat islamique (nom donné par les talibans à leur régime, ndlr) a pris des mesures pour satisfaire les exigences du monde occidental et nous espérons renforcer nos relations diplomatiques avec tous les pays, y compris les pays européens et l'Occident en général", a expliqué samedi à l'AFP le porte-parole Zabihullah Mujahid.

Les talibans, au pouvoir depuis août après leur conquête éclair du pays, souhaitent "changer l'atmosphère guerrière (...) en situation pacifique", a-t-il ajouté.

Ces discussions "ne constituent pas une légitimation ou une reconnaissance des talibans", a insisté vendredi la cheffe de la diplomatie norvégienne, Anniken Huitfeldt, alors qu'aucun pays n'a pour l'instant reconnu le gouvernement des talibans.

"Mais nous devons parler aux autorités qui dirigent de facto le pays. Nous ne pouvons pas laisser la situation politique déboucher sur un désastre humanitaire encore plus grave", a-t-elle souligné.

Dimanche, les talibans doivent s'entretenir avec des membres de la société civile afghane, notamment des militantes féministes et des journalistes.

Lundi, ils rencontreront des représentants des Etats-Unis, de France, du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Italie et de l'Union européenne, tandis que la journée de mardi sera davantage axée sur les contacts bilatéraux avec les autorités norvégiennes.

Depuis août, l'aide internationale qui portait l'Afghanistan à bout de bras s'est soudainement arrêtée et les Etats-Unis ont également gelé 9,5 milliards de dollars d'avoirs de la Banque centrale afghane.

Le chômage a explosé et les salaires des fonctionnaires ne sont plus payés depuis des mois, dans ce pays déjà ravagé par de fortes sécheresses. La faim menace aujourd'hui 23 millions d'Afghans, soit 55% de la population, selon l'ONU.

Depuis le retour des talibans, les femmes sont largement exclues des emplois dans les secteur public et les écoles secondaires pour filles restent pour la plupart fermées.

Les discussions d'Oslo ont été condamnées par le Front national de résistance (FNR), un groupe d'opposition qui continue de résister aux fondamentalistes islamistes.

Elles risquent de "normaliser un groupe terroriste et d'en faire le représentant de l'Afghanistan", a estimé vendredi sur Twitter Ali Maisam Nazary, le délégué aux affaires étrangères du FNR.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.