Elections au Portugal: les socialistes favoris pour conserver le pouvoir

Le Portugal organise des élections législatives anticipées le 30 janvier 2022. (Photo, AFP)
Le Portugal organise des élections législatives anticipées le 30 janvier 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 23 janvier 2022

Elections au Portugal: les socialistes favoris pour conserver le pouvoir

  • Dirigé par André Ventura, Chega reste toutefois au coude à coude avec les formations de gauche radicale qui ont permis à Antonio Costa d'arriver au pouvoir en 2015
  • Ces deux dernières années ont ensuite été marquées par la crise sanitaire dont le Portugal espère bientôt émerger grâce à un des taux de couverture vaccinale les plus élevés au monde

LISBONNE : Les Portugais commencent à voter par anticipation ce dimanche pour les élections législatives du 30 janvier, un scrutin dont le Premier ministre socialiste Antonio Costa fait figure de favori, même si son avantage sur l'opposition de centre droit s'est quelque peu réduit.

Pandémie oblige, plus de 300 000 électeurs, dont le chef du gouvernement sortant, se sont inscrits pour voter dimanche à partir de 08H00 GMT, soit une semaine avant la date officielle de ces élections anticipées.

Elles ont été convoquées par le président conservateur Marcelo Rebelo de Sousa suite au rejet du budget 2022 de l'exécutif, qui est minoritaire, par ses anciens alliés de la gauche radicale.

Le Parti socialiste est actuellement crédité de près de 38% des intentions de vote, contre un peu plus de 30% pour la principale formation d'opposition de centre droit, le Parti social-démocrate (PSD) de l'ancien maire de Porto Rui Rio, selon les résultats d'un agrégateur de sondages publié par Radio Renascença.

Mais selon plusieurs enquêtes, la tendance des derniers jours indique une réduction de l'écart entre les deux partis.

Le parti d'extrême-droite Chega (qui veut dire "Assez" en portugais), entré au Parlement avec un seul député en 2019, pourrait devenir la troisième force politique du pays, avec près de 7% des votes.

Rapport de forces

Dirigé par André Ventura, Chega reste toutefois au coude à coude avec les formations de gauche radicale qui ont permis à Antonio Costa d'arriver au pouvoir en 2015: le Bloc de gauche et la coalition communistes-verts.

Fustigeant la décision "irresponsable" et "impardonnable" de ses anciens partenaires, dont il espère ne plus dépendre pour gouverner, M. Costa demande aux électeurs de lui donner la majorité absolue qui lui avait échappée en 2019 pour huit sièges.

S'il n'atteint pas cet objectif, il a déjà dit qu'il tenterait de gouverner seul, en négociant des soutiens parlementaires au cas par cas ou en s'appuyant sur un petit parti animaliste.

A l'issue du scrutin, "il est prévisible que le rapport de forces actuel se maintienne", estime le politologue José Santana Pereira, de l'Université de Lisbonne, en ajoutant qu'il sera "compliqué" pour M. Costa de former "un gouvernement stable" sans les partis de la gauche radicale.

Toutefois, "Antonio Costa est un politicien né et, aux yeux de l'électorat, il est mieux préparé que Rui Rio", très contesté dans son propre camp, note l'analyste Marina Costa Lobo.

Electeurs en quarantaine

Pendant son premier mandat, le pays a connu quatre années de croissance économique qui lui ont permis de revenir sur la politique d'austérité mise en œuvre après la crise de la dette de 2011, tout en affichant le premier excédent budgétaire de son histoire récente.

Ces deux dernières années ont ensuite été marquées par la crise sanitaire dont le Portugal espère bientôt émerger grâce à un des taux de couverture vaccinale les plus élevés au monde.

Les Portugais sont appelés aux urnes pour la troisième fois depuis le début de la pandémie de Covid-19, après la réélection il y a un an du président conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, puis les municipales de septembre dernier, que les socialistes ont remportées malgré la perte de la mairie de Lisbonne.

Comme ses voisins européens, le Portugal est submergé par le variant Omicron et enchaîne des records successifs de nouveaux cas quotidiens, qui ont dépassé cette semaine la barre des 50 000.

Quelque 600 000 personnes sont actuellement en quarantaine, dont deux tiers de votants potentiels, sur un total de 9,3 millions d'électeurs inscrits sur le territoire portugais.

Ces électeurs pourront rompre leur isolement dimanche prochain pour aller voter mais, afin d'éviter la propagation du virus, le gouvernement recommande qu'ils se rendent aux urnes une heure avant la fermeture des bureaux de vote.


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.