Pécresse propose de défiscaliser les successions jusqu'à 200 000 euros

«Je supprime les droits de succession pour 95 % des Français», assure Mme Pécresse. (Photo, AFP)
«Je supprime les droits de succession pour 95 % des Français», assure Mme Pécresse. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 24 janvier 2022

Pécresse propose de défiscaliser les successions jusqu'à 200 000 euros

  • Le programme de la candidate prévoit que chaque enfant puisse hériter de 200 000 euros de manière défiscalisée, contre 100 000 euros aujourd'hui.
  • L'abattement serait aussi porté à 100 000 euros pour une transmission indirecte

PARIS : Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains (LR) à la présidentielle, propose si elle est élue d'exonérer de taxes les successions jusqu'à 200 000 euros par enfant, détaille-t-elle dans un entretien dimanche au Figaro.

"Je supprime les droits de succession pour 95 % des Français", assure Mme Pécresse. 

Le programme de la candidate prévoit que chaque enfant puisse hériter de 200 000 euros de manière défiscalisée, contre 100 000 euros aujourd'hui. L'abattement serait aussi porté à 100 000 euros pour une transmission indirecte, par exemple dans le cas où "une personne hériterait de son oncle ou de sa sœur".

Valérie Pécresse veut également augmenter le plafond des donations du vivant des donateurs défiscalisées. Chaque parent pourrait ainsi donner 100 000 euros tous les six ans et non plus tous les quinze ans. La mesure concernerait également "chacun des petits-enfants pour permettre le saut générationnel", et serait encore de 50 000 euros pour les neveux et les fratries. 

La candidate propose dans le même entretien, afin de faciliter l'accès à la propriété, de "généraliser le prêt à taux zéro pour les primo-accédants sur tout le territoire français et pas seulement dans les zones tendues". Elle détaille enfin des mesures de son programme visant à augmenter le montant des allocations familiales.

Pour financer ces mesures, Mme Pécresse promet "toute une série de mesures d’économies", citant la retraite repoussée à 65 ans, l’assurance-chômage, ou le RSA réformé "pour sortir de la politique d’assistanat". Elle évoque aussi la réforme de l'Etat, "avec une décentralisation des compétences pour éviter les nombreux doublons administratifs et une simplification radicale des normes".


Popularité: Macron stable en mai, débuts mitigés pour Borne

Le président français Emmanuel Macron préside le premier conseil des ministres depuis sa réélection et le remaniement du gouvernement, le 23 mai 2022 à Paris (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron préside le premier conseil des ministres depuis sa réélection et le remaniement du gouvernement, le 23 mai 2022 à Paris (Photo, AFP).
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  • Un mois après sa réélection, pas d'effet booster donc pour le chef de l'Etat
  • La nouvelle cheffe du gouvernement fait davantage le plein chez les femmes

PARIS: La cote de popularité d'Emmanuel Macron est stable en mai, avec 41% d'opinions favorables, contre 45% à la nouvelle Première ministre Elisabeth Borne, qui bénéficie d'un crédit moins élevé que ses prédécesseurs pour ses débuts à Matignon, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Un mois après sa réélection, pas d'effet booster donc pour le chef de l'Etat, dont l'action est jugée insatisfaisante par 58% des sondés (1% ne se prononcent pas). Ce niveau est d'ailleurs dans la moyenne des deux dernières années, avec un pic à 43% d'opinions favorables en mars 2020, au début de la crise du Covid.

M. Macron est légèrement devancé par Mme Borne, avec 45% des personnes interrogées se disant contentes de son action, et 43% mécontentes, 12% ne se prononçant pas.

La nouvelle cheffe du gouvernement fait davantage le plein chez les femmes (47%) que les hommes (43%), et obtient ses meilleurs scores chez les retraités (56%) et les plus de 65 ans (60%).

Mais elle part avec un matelas bien moins épais que la plupart de ses prédécesseurs selon ce baromètre mensuel.

Jean Castex avait fait ainsi ses premiers pas à Matignon en juillet 2020 avec 55% de jugements positifs, comme Edouard Philippe en mai 2017.

Manuel Valls (58%), Jean-Marc Ayrault (65%) et François Fillon (62%) bénéficiaient eux aussi de plus de vent dans le dos.

Il faut remonter à Dominique de Villepin, nommé Premier ministre de Jacques Chirac en juin 2005, pour trouver un capital de départ similaire (44%).

Enquête réalisée en ligne et par téléphone du 17 au 25 mai auprès de 1.946 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1 à 2,3 points. 


C1: finale de rêve Liverpool-Real Madrid, fête et pagaille au Stade de France

Des supporters ont tenté de forcer le premier filtrage installé aux abords du Stade de France avant la finale de la Ligue des champions Liverpool-Real Madrid, samedi à Saint-Denis. (AFP)
Des supporters ont tenté de forcer le premier filtrage installé aux abords du Stade de France avant la finale de la Ligue des champions Liverpool-Real Madrid, samedi à Saint-Denis. (AFP)
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  • Le premier cordon installé autour du stade a fait l'objet d'une «tentative de pénétration», a indiqué la PP
  • Certains supporters de Liverpool commençaient à s'impatienter et à s'agacer contre les organisateurs face au temps d'attente

SAINT-DENIS: La fête retardée: des problèmes de sécurité liés à l'accès des supporters au Stade de France ont retardé d'au moins trente minutes le coup d'envoi de la finale de rêve de la Ligue des champions entre Liverpool et le Real Madrid, samedi (21h30).


L'annonce du speaker a refroidi la belle ambiance qui commençait à monter dans l'enceinte dyonisienne, clairsemée, après l'emblématique "You'll never walk alone" repris par le virage de fans anglais.


La pagaille en dehors du stade, où des personnes qui s'impatientaient ont essayé de forcer un premier filtrage policier, a provoqué le décalage d'au moins une demi-heure du début du match.


«L'union de la gauche» sera «la principale force d'opposition», prédit Zemmour

Eric Zemmour pose pour des photos après avoir visité un marché en plein air alors qu'il faisait campagne dans la 4e circonscription du département du Var, au Luc, dans le sud-est de la France, le 27 mai 2022, avant les 12 et 19 juin élections législatives en France. (AFP)
Eric Zemmour pose pour des photos après avoir visité un marché en plein air alors qu'il faisait campagne dans la 4e circonscription du département du Var, au Luc, dans le sud-est de la France, le 27 mai 2022, avant les 12 et 19 juin élections législatives en France. (AFP)
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  • Zemmour regrette que son mouvement Reconquête! soit désormais «l'adversaire privilégié» du RN
  • Pour soutenir la candidature de Stanislas Rigault, l'ancien journaliste a semblé acter par avance de mauvais résultats pour la droite aux législatives des 12 et 19 juin, en raison de la division du «bloc national»

CAVAILLON: "L'union de la gauche autour de Jean-Luc Mélenchon et de l'islamo-gauchisme va dépasser allègrement les 100 députés et sera évidemment la principale force d'opposition au macronisme", a pronostiqué samedi Eric Zemmour, en regrettant que son mouvement Reconquête! soit désormais "l'adversaire privilégié" du RN.


En déplacement à Cheval-Blanc, près de Cavaillon (Vaucluse), pour soutenir la candidature de Stanislas Rigault, l'ancien journaliste a semblé acter par avance de mauvais résultats pour la droite aux législatives des 12 et 19 juin, en raison de la division du "bloc national".


"C'est évident, c'est sûr, c'est déjà réglé, et évidemment le choix fait par Marine Le Pen en particulier, et aussi les dirigeants de LR, est qu'ils arriveront eux-mêmes avec des petits groupes, mais apparemment ils s'en satisfont", a accusé le président de Reconquête!, lors d'une conférence de presse improvisée, après avoir pris la parole devant quelque 400 personnes, dans le jardin d'un mas.


Eric Zemmour était venu apporter son soutien à Stanislas Rigault, le président de Génération Z, le mouvement des jeunes de Reconquête!, qui se présente dans la deuxième circonscription du Vaucluse.


"Moi j'ai voulu rassembler, comme l'a fait Jean-Luc Mélenchon à gauche, comme l'a très bien réussi Jean-Luc Mélenchon, mais manifestement ni Marine Le Pen ni les dirigeants de LR n'ont voulu ou su en faire autant": "Donc voilà, nous partons divisés", a regretté M. Zemmour.


"Et nous aurons en vérité deux gauches, la gauche d'Emmanuel Macron, qui est au pouvoir, et la gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui sera la principale opposition, et le reste n'existera pas", a-t-il conclu.


Commentant la visite récente de Jordan Bardella, le président par intérim du Rassemblement national, dans le Var, là où lui-même est candidat, et sa visite annoncée dans le Vaucluse le 4 juin, M. Zemmour a constaté que Reconquête! était devenu "l'adversaire privilégié" du RN.


"C'est absolument lamentable de sa part. (...) Mais au moins les choses sont claires. Il pourrait aller se battre contre des candidats de Mélenchon ou des candidats d'Emmanuel Macron, mais non, il vient cibler les meilleurs, les candidats les plus connus de Reconquête!, j'y vois une stratégie délibérée du RN", a-t-il accusé.


Jeudi, c'est Mme Le Pen qui avait accusé le leader de Reconquête! d'être responsable des éventuels mauvais résultats de son parti aux législatives: "Si dans un certain nombre de circonscriptions, nous n'arrivons pas en tête, ce sera également le fait (des) candidats (de Reconquête!), alors qu'ils savent pertinemment qu'ils n'auront pas d'élus", avait-elle affirmé lors d'un déplacement en Seine-Maritime.