Une ville californienne veut rendre obligatoires les assurances pour les armes à feu

Des clients dans un magasin d'armes dans le Utah, aux Etats-Unis. (AFP).
Des clients dans un magasin d'armes dans le Utah, aux Etats-Unis. (AFP).
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Publié le Mercredi 26 janvier 2022

Une ville californienne veut rendre obligatoires les assurances pour les armes à feu

  • Le but de cette loi n'est pas de limiter les achats d'armes à feu mais les dégâts physiques qu'elles provoquent régulièrement
  • Les armes à feu sont monnaie courante aux Etats-Unis où environ 40% des adultes vivent dans un foyer possédant au moins une arme

LOS ANGELES: La ville californienne de San José veut contraindre les possesseurs d'armes à feu à prendre une assurance pour les dommages que leurs engins pourraient provoquer.


Le décret, examiné mardi en première lecture par le conseil municipal, obligerait aussi les propriétaires à s'acquitter d'une modeste taxe annuelle (25 dollars) destinée à financer des ONG luttant contre les violences liées aux armes.


Le but de cette loi n'est pas de limiter les achats d'armes à feu mais les dégâts physiques qu'elles provoquent régulièrement ainsi que le coût financier que cela entraîne pour la collectivité, expliquent les autorités municipales.


"Nous avons vu comment les assurances ont permis de réduire les décès sur la route au fil des décennies, par exemple avec des incitations financières pour promouvoir la prudence au volant et l'achat de voitures équipées d'airbags et de systèmes anti-blocage", souligne Sam Liccardo, le maire de cette ville d'un million d'habitants, la plus grande de Californie du nord.


"De la même manière, les assurances pour armes à feu disponibles actuellement sur le marché peuvent adapter leur montant pour encourager les propriétaires à garder leurs armes dans un coffre, à installer des systèmes de verrouillage et suivre des cours de sécurité", poursuit-il.


Les armes à feu sont monnaie courante aux Etats-Unis où environ 40% des adultes vivent dans un foyer possédant au moins une arme, d'après l'organisation Pew Research Center.


Près de 23 millions d'armes à feu ont été vendues dans le pays en 2020 et 40.000 personnes environ sont tuées par balle chaque année (suicides compris).


Malgré ces ravages et le fait qu'une majorité d'Américains se disent favorables à un contrôle plus strict des armes, les responsables politiques ne sont pas parvenus à durcir la législation en la matière, les opposants invoquant la Constitution et la protection de leurs libertés individuelles.


"Si le 2e Amendement protège le droit de tous les citoyens à posséder une arme, il ne stipule pas que le contribuable doive subventionner ce droit", relève M. Liccardo.


Dans un communiqué de presse, le conseil municipal de San José évalue à environ 40 millions par an le coût des violences par arme à feu pour la ville (police, secours, enquêtes, etc.).


La Fondation nationale pour les droits des armes à feu, un groupe opposé au projet de décret municipal, a qualifié cette mesure d'"ouvertement anticonstitutionnelle", aussi invraisemblable selon elle qu'une "taxe sur la liberté d'expression" ou qu'une "taxe sur le droit de se rendre à l'église".


Le décret passera en seconde lecture le mois prochain et doit entrer en vigueur au mois d'août s'il est adopté.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.