Soudan: libération de neuf médecins de MSF arrêtés en marge des défilés anti-putsch

Un médecin examine un enfant souffrant de malnutrition aiguë, à la clinique dirigée par Médecins sans frontières (MSF) à Aweil, dans le nord du Bahr al Ghazal, au Soudan du Sud, le 11 octobre 2016. (Photo, AFP)
Un médecin examine un enfant souffrant de malnutrition aiguë, à la clinique dirigée par Médecins sans frontières (MSF) à Aweil, dans le nord du Bahr al Ghazal, au Soudan du Sud, le 11 octobre 2016. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 26 janvier 2022

Soudan: libération de neuf médecins de MSF arrêtés en marge des défilés anti-putsch

  • Les médecins soudanais ne cessent de dénoncer des attaques contre le corps médical submergé par la répression sanglante des protestations contre le coup d'Etat
  • Les forces de sécurité sont régulièrement pointées du doigt pour la répression des rassemblements contre le régime, avec plus de 70 morts parmi les manifestants depuis le 25 octobre

KHARTOUM : Neuf médecins de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) ont été libérés quelques heures après leur arrestation en marge des manifestations contre le pouvoir militaire à Khartoum, a indiqué mardi cette organisation.

Les médecins soudanais ne cessent de dénoncer des attaques contre le corps médical submergé par la répression sanglante des protestations contre le coup d'Etat mené le 25 octobre 2021 par le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane.

Lundi soir, après de nouvelles manifestations ayant fait trois morts et des dizaines de blessés, notamment par balles, "neuf membres du personnel de MSF ont été arrêtés et détenus par les autorités" alors qu'ils revenaient dans leurs bureaux, a précisé l'ONG dans un communiqué.

Ils ont finalement été "relâchés mardi matin", selon la même source.

Les forces de sécurité sont régulièrement pointées du doigt pour la répression des rassemblements contre le régime, avec plus de 70 morts parmi les manifestants depuis le 25 octobre, le viol de manifestantes, des attaques contre plusieurs médias et des violences à l'intérieur même d'hôpitaux contre des médecins et des blessés.

Depuis plusieurs jours, l'envoyé spécial des Etats-Unis pour la Corne de l'Afrique, David Satterfield, et la secrétaire d'Etat adjointe, Molly Phee, sont en tournée au Moyen-Orient pour discuter de la question soudanaise.

A Khartoum, ils ont rencontré le général Burhane et son bras droit, Mohammed Hamdane Daglo, qui ont plaidé devant eux pour le "dialogue comme sortie de crise", selon les communiqués officiels.

"Mais leurs actes --violence accrue contre les manifestants et détention des militants de la société civile-- disent autre chose. Et cela aura des conséquences", a prévenu mardi sur Twitter Mme Phee.

Jusqu'ici, aucune sanction n'a été décrétée contre des dirigeants soudanais, mais Washington a suspendu 700 millions de dollars d'aide (619,5 millions d'euros), tandis que la Banque mondiale a cessé tous ses paiements au pays, l'un des plus pauvres au monde.

Mardi, M. Satterfield a rencontré au Caire le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukri. Le ministre égyptien a réitéré l'appui de son pays à l'initiative de l'ONU pour favoriser un dialogue entre les différentes parties soudanaises.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com