Nucléaire iranien: Washington «apprécie» le soutien du Koweït, affirme Blinken

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, et le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Ahmad Nasser al-Mohammed al-Sabah, tiennent une conférence de presse conjointe à Washington, DC. (Photo, AFP)
Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, et le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Ahmad Nasser al-Mohammed al-Sabah, tiennent une conférence de presse conjointe à Washington, DC. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 27 janvier 2022

Nucléaire iranien: Washington «apprécie» le soutien du Koweït, affirme Blinken

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, et le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Ahmad Nasser al-Mohammed al-Sabah, tiennent une conférence de presse conjointe à Washington, DC. (Photo, AFP)
  • Selon M. Blinken, le PAGC est «le moyen le plus efficace de garantir que l’Iran ne puisse pas développer une arme nucléaire»
  • Cheikh Ahmad a remercié les États-Unis pour leur engagement en faveur de la stabilité et de la sécurité du Koweït et de la région

LONDRES: Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a déclaré que les États-Unis appréciaient le soutien du Koweït en faveur d’un retour mutuel au respect de l’accord sur le nucléaire iranien. 

Lors d’une conférence conjointe organisée à l’occasion de la visite aux États-Unis du ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Ahmad Nasser al-Mohammed al-Sabah, M. Blinken a précisé qu’ils avaient discuté de l’Iran et que le Plan d'action global commun (PAGC) était «le moyen le plus efficace d’empêcher l’Iran de développer une arme nucléaire». 

«Nous sommes très reconnaissants au Koweït pour son étroite coordination dans le cadre d’instances telles que le groupe de travail du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sur l’Iran, où nous avons fait front commun contre les actions déstabilisatrices de l’Iran dans la région», a indiqué le secrétaire d’État. 

M. Blinken a remercié le Koweït pour avoir contribué à «réduire considérablement la menace que représente Daech pour la sécurité internationale, même si nous restons très vigilants face à la menace permanente». 

Il a également rappelé que le pays du Golfe a soutenu les États-Unis lors de l’évacuation de l’Afghanistan en août 2021, alors que la population fuyait le régime des talibans. 

Le Koweït a aidé les États-Unis à évacuer des milliers de personnes d’Afghanistan, dont des citoyens américains, des ressortissants étrangers et des Afghans, a mentionné M. Blinken. 

«Grâce à l’aide du Koweït, des milliers de personnes ont trouvé refuge, et des familles afghanes ont pu commencer une nouvelle vie aux quatre coins du monde. Ce geste témoigne de la générosité du Koweït et de son engagement envers l’humanitarisme et la stabilité internationale.» 

«Nous pouvons le constater dans le rôle de leader que joue le Koweït dans des institutions telles que le CCG et la Ligue arabe», a-t-il ajouté. 

Quant au cheikh Ahmad, il a remercié les États-Unis pour leur engagement en faveur de la stabilité et de la sécurité du Koweït et de la région. 

«Les États-Unis et le Koweït sont des partenaires solides et de grands amis, et nous apprécions cette relation historiquement forte», a affirmé le ministre. 

«Nous sommes partenaires dans la lutte contre le terrorisme depuis les attentats du 11 septembre 2001 et nous avons également été partenaires dans la libération de l’Irak, a-t-il souligné, ajoutant que le Koweït a également fourni des couloirs de transit sûrs aux personnes craignant le régime taliban dans le pays. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.