Pegasus: un avocat israélien et une ONG hongroise veulent poursuivre NSO

Le logo de la cyberentreprise israélienne NSO Group est visible dans l'une de ses succursales dans le désert d'Arava, dans le sud d'Israël. (Photo, Reuters)
Le logo de la cyberentreprise israélienne NSO Group est visible dans l'une de ses succursales dans le désert d'Arava, dans le sud d'Israël. (Photo, Reuters)
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Publié le Dimanche 30 janvier 2022

Pegasus: un avocat israélien et une ONG hongroise veulent poursuivre NSO

  • En novembre 2021, un haut responsable du parti au pouvoir en Hongrie, Lajos Kosa, a confirmé que son pays avait utilisé Pegasus, tout en affirmant que cela n'avait pas été pour espionner illégalement des citoyens hongrois
  • La firme israélienne NSO n'a pas commenté les plaintes déposées en Hongrie

JERUSALEM : Un avocat israélien a affirmé samedi collaborer avec une ONG hongroise pour poursuivre en justice la société israélienne NSO, créatrice du logiciel espion Pegasus, au nom de journalistes hongrois qui auraient été illégalement surveillés.

Pegasus a été au centre d'un scandale l'année dernière après la publication par un consortium de médias internationaux d'une liste d'environ 50 000 cibles potentielles de surveillance dans le monde, dont des journalistes, des hommes politiques, des avocats et des dissidents. 

Ces médias ont notamment accusé la Hongrie d'utiliser cette technologie d'espionnage contre la société civile. 

"C'est la première fois que des victimes directes d'exportations israéliennes de défense présentent une demande en Israël pour l'ouverture d'une enquête criminelle contre une société de défense et de hauts responsables israéliens", a déclaré à l'AFP Me Eitay Mack.

Il a dit à l'AFP avoir demandé au procureur général israélien d'ouvrir une enquête pour savoir comment la firme NSO avait été autorisée à vendre son logiciel espion à Budapest. 

Selon lui, cette requête a été faite en coordination avec l'Union des libertés civiles hongroises (HCLU), qui affirme que quatre journalistes ont été visés par Pegasus. 

Les smartphones infectés par Pegasus se transforment en dispositifs d'espionnage, permettant notamment à l'utilisateur de lire les messages de sa cible, de regarder ses photos, de suivre sa localisation ou mettre en marche son appareil photo à son insu.

Dans un communiqué, HCLU affirme avoir déposé des plaintes auprès des ministres hongrois qui encadrent les services secrets, ainsi qu'auprès de la Commission européenne. L'organisation affirme aussi avoir l'intention de lancer "une multitude de poursuites" devant la Cour européenne des droits de l'Homme. 

"Tous les moyens légaux sont utilisés pour faire respecter les droits de ceux qui ont été illégalement espionnés", indique encore l'organisation.

En novembre 2021, un haut responsable du parti au pouvoir en Hongrie, Lajos Kosa, a confirmé que son pays avait utilisé Pegasus, tout en affirmant que cela n'avait pas été pour espionner illégalement des citoyens hongrois.

La firme israélienne NSO n'a pas commenté les plaintes déposées en Hongrie, mais avait précédemment indiqué à l'AFP que son logiciel n'était vendu qu'aux instances "légitimes" chargées d'appliquer la loi qui "utilisent ces systèmes dans le cadre de mandats afin de lutter contre les criminels, les terroristes et la corruption".

Il y a deux mois, le gouvernement américain a placé le groupe israélien sur sa liste noire des entreprises menaçant la sécurité nationale en raison de son logiciel espion.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.