Pfizer demande l'autorisation de son vaccin anti-Covid pour les moins de 5 ans aux Etats-Unis

Le vaccin est disponible depuis trois mois aux Etats-Unis pour les 5-11 ans, mais à ce jour seulement 30% d'entre eux ont reçu au moins une dose, et environ 22% sont entièrement vaccinés. (AFP)
Le vaccin est disponible depuis trois mois aux Etats-Unis pour les 5-11 ans, mais à ce jour seulement 30% d'entre eux ont reçu au moins une dose, et environ 22% sont entièrement vaccinés. (AFP)
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Publié le Mercredi 02 février 2022

Pfizer demande l'autorisation de son vaccin anti-Covid pour les moins de 5 ans aux Etats-Unis

  • Certains experts se sont d'ores et déjà exprimé pour critiquer cette démarche inhabituelle
  • La demande, déposée auprès de la FDA, concerne dans un premier temps une série de deux doses, mais celle-ci devra à terme en comporter trois

WASHINGTON: Pfizer a annoncé mardi demander l'autorisation en urgence aux Etats-Unis de son vaccin contre la Covid-19 pour les enfants âgés de six mois à 4 ans, qui deviendrait alors le premier disponible pour cette tranche d'âge.


La demande, déposée auprès de l'Agence américaine des médicaments (FDA), concerne dans un premier temps une série de deux doses, mais celle-ci devra à terme en comporter trois, a précisé l'alliance Pfizer-BioNTech dans un communiqué.


"Nous pensons que trois doses de vaccin seront nécessaires pour les enfants de 6 mois à 4 ans afin d'atteindre un haut niveau de protection contre les variants actuels et futurs", a précisé dans un communiqué le patron de Pfizer, Albert Bourla. 


Mais "si deux doses sont autorisées, les parents auront l'opportunité de commencer la série de vaccination contre la Covid-19 pour leur enfant, en attendant une autorisation potentielle d'une troisième dose", a-t-il ajouté. 


Pfizer a précisé que le dépôt des données avait été initié "après une demande" de la FDA, visiblement désireuse de ne pas perdre de temps et d'accélérer le processus.


Certains experts se sont d'ores et déjà exprimé pour critiquer cette démarche inhabituelle.


La cheffe par intérim de la FDA, Janet Woodcock, a défendu mardi la nécessité d'avancer vite: "Avoir un vaccin sûr et efficace disponible pour les enfants de cette classe d'âge est une priorité pour l'agence", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Dose réduite 
La demande de Pfizer devrait être entièrement finalisée "dans les prochains jours", a précisé l'entreprise.


Le vaccin pourrait ainsi être disponible pour cette tranche d'âge dans les semaines à venir. 


Peu après l'annonce, la FDA a annoncé que son comité d'experts chargé d'examiner les données se réunirait le 15 février, dans deux semaines. Son avis n'est pas contraignant, mais généralement suivi par l'agence.


Pour ces très jeunes enfants, une dose de seulement 3 microgrammes par piqûre a été choisie par le géant pharmaceutique (contre 30 pour les adultes, et 10 pour les 5-11 ans), afin de limiter les effets secondaires. 


Mais avec cette dose réduite, la réponse immunitaire provoquée chez les 2 à 4 ans s'est révélée moins forte qu'espéré, avait annoncé Pfizer en décembre. 


L'entreprise avait ainsi dit vouloir tester une troisième dose de vaccin pour cette tranche d'âge, et avait amendé le protocole de ses essais cliniques en ce sens. 


Dans le cadre de ces essais, la troisième dose doit être injectée au moins deux mois après la deuxième, les deux premières restant injectées à 3 semaines d'écart l'une de l'autre. 


Les données concernant la troisième dose sont attendues "dans les prochains mois", a précisé mardi Pfizer.

23 millions d'enfants 
Les Etats-Unis comptent environ 23 millions d'enfants de moins de 5 ans.


De nombreux parents attendent avec impatience la possibilité de vacciner leurs très jeunes enfants, dernière catégorie d'âge à ne pouvoir l'être pour le moment.


Mais les autorités sanitaires seront également confrontées à un grand scepticisme de la part d'autres parents.


Les taux de vaccination sont bien plus bas chez les mineurs. Le vaccin est disponible depuis trois mois aux Etats-Unis pour les 5-11 ans, mais à ce jour seulement 30% d'entre eux ont reçu au moins une dose, et environ 22% sont entièrement vaccinés, selon les données des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).


Les jeunes enfants sont moins susceptibles de tomber gravement malades de la Covid-19, mais certains se retrouvent malgré tout hospitalisés.  


Du fait du très grand nombre de contaminations, la vague épidémique liée au variant Omicron a ainsi envoyé un nombre record d'enfants à l'hôpital. 


Les jeunes enfants peuvent par ailleurs développer des cas graves de syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (MIS-C).


Quelque 400 enfants entre 0 et 4 ans sont décédés du Covid-19 aux Etats-Unis depuis le début de la pandémie, selon les chiffres des CDC.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."