Migrants: à la frontière franco-britannique, 30 ans de «politique de dissuasion»

Des migrants récupérés en mer par les forces britanniques à leur arrivée à la marina de Douvres, dans le sud-est de l'Angleterre, le 16 décembre 2021. (Photo, AFP)
Des migrants récupérés en mer par les forces britanniques à leur arrivée à la marina de Douvres, dans le sud-est de l'Angleterre, le 16 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 04 février 2022

Migrants: à la frontière franco-britannique, 30 ans de «politique de dissuasion»

  • C'est en 1997, après une première vague d'immigration venant notamment du Kosovo, que le sujet a commencé à susciter une réponse policière, rembobine l'auteur
  • Depuis, le littoral est devenu un passage obligé pour les personnes aspirant à rejoindre l'Angleterre

PARIS : Barbelés, millions d'euros investis dans la surveillance, expulsions des campements... En 30 ans, l'Etat a progressivement "bunkérisé" le littoral nord pour empêcher les traversées clandestines de la Manche et instauré une "politique de dissuasion" à l'égard des migrants, dénonce un rapport publié vendredi.

"Par le harcèlement et la violence, l'objectif de l'Etat est de faire partir les exilés en les poussant à bout", résume auprès de l'AFP Pierre Bonnevalle, l'auteur du rapport produit pour un collectif d'associations rassemblées au sein d'une Plateforme de soutien aux migrants (PSM).

"Depuis 30 ans, à la frontière franco-britannique, l'Etat français déploie une politique de dissuasion" qui se traduit, selon l'auteur, par une démonstration de force destinée avant tout à "rassurer l'opinion publique et la population quant à (sa) capacité à faire régner l'ordre".

Car dans les faits, ni l'"appareil policier, administratif et juridique" mis en place, ni les aménagements type barbelés, ni les accords bilatéraux avec la Grande-Bretagne ne parviennent à empêcher les migrants de se risquer à un passage à bord de camions ou, désormais, par la mer, observe le rapport rendu public 19 ans jour pour jour après la signature des accords du Touquet (4 février 2003), qui ont confié la gestion de la frontière à la France, à Calais.

C'est en 1997, après une première vague d'immigration venant notamment du Kosovo, que le sujet a commencé à susciter une réponse policière, rembobine l'auteur.

Depuis, le littoral est devenu un passage obligé pour les personnes aspirant à rejoindre l'Angleterre.

Les camps se sont succédé, de Sangatte fin des années 1990, à la "jungle" de Calais dans la foulée de la crise migratoire de 2015, pour aboutir à une politique désormais assumée de "zéro point de fixation" par les autorités, condamnant les migrants "à l'errance".

Entre-temps, la coopération avec la Grande-Bretagne s'est renforcée à coups d'accords bilatéraux, de celui du Touquet, entré en vigueur en 2004, à celui de Sandhurst en 2018 --le 19e--, avec plusieurs dizaines de millions d'euros investis par la Grande-Bretagne pour étanchéifier le littoral français.

Résultat: "a minima" 1,28 milliard d'euros dépensés depuis 1998 en clôtures, barbelés, vidéosurveillance, sécurité privée et autres dispositifs.

Un arsenal qui s'accompagne aussi d'un "harcèlement quotidien", de "violences policières" ou encore d'un "empêchement d'accéder aux droits fondamentaux".


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.


Une attaque iranienne provoque un incendie sur une base accueillant des forces françaises

Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
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  • "Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi"
  • "L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes"

DUBAI: Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées.

Pour la deuxième journée consécutive, des salves de drones et de missiles iraniens sont lancées en représailles aux frappes américaines et israéliennes contre la République islamique, qui ont tué son guide suprême Ali Khamenei samedi.

"Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi", a déclaré le ministère.

"L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes", a-t-il précisé.

La base émiratie, également connue sous le nom de Camp de la Paix, accueille des forces françaises à l'invitation des Emirats arabes unis.

"Un hangar de notre base navale mitoyenne de celle des Emiriens a été touché dans une attaque de drones qui a ciblé le port d'Abou Dhabi. Les dégâts ne sont que matériels et limités. Aucun blessé n'est à déplorer" a affirmé sur X la ministre des Armées, Catherine Vautrin.

"La vigilance de nos forces est maximale face à une situation qui évolue d'heure en heure", a-t-elle ajouté.