Au Pérou, des manchots touchés par la marée noire retrouvent des forces

Un groupe de manchots de Humboldt est vu après avoir été nettoyé par des spécialistes à Lima, le 2 février 2022. (Photo, AFP)
Un groupe de manchots de Humboldt est vu après avoir été nettoyé par des spécialistes à Lima, le 2 février 2022. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 04 février 2022

Au Pérou, des manchots touchés par la marée noire retrouvent des forces

  • Les opérations de sauvetage ont permis de récupérer 150 oiseaux, mais la moitié a péri par la suite
  • Ceux qui ont survécu sont soignés au zoo du Parc des légendes à Lima

LIMA: Douchés avec de l'eau sous très haute pression, hydratés grâce à de petits tuyaux et régulièrement alimentés : plusieurs dizaines d'oiseaux marins, dont onze manchots de Humboldt, victimes de la marée noire sur les côtes centrales du Pérou, retrouvent peu à peu des forces dans un zoo péruvien.

La fuite de pétrole a eu lieu le 15 janvier lors d'un transfert de brut d'un tanker vers une raffinerie de la côte, à 30 km de Lima. Poussé par les courants, le pétrole s'est répandu par la suite vers le nord, sur une distance de 140 km, tuant des centaines d'oiseaux marins.

Les opérations de sauvetage ont permis de récupérer 150 oiseaux, mais la moitié a péri par la suite. Ceux qui ont survécu sont soignés au zoo du Parc des légendes à Lima.

Chaque animal est baigné pendant deux heures et demi. Puis leur plumage est nettoyé avec de l'eau sous très haute pression et du liquide vaisselle. Ils sont ensuite séchés. Il faut aussi les réhydrater en leur injectant de l'eau dans le bec grâce à des seringues ou des petits tuyaux.

Certains oiseaux n'ont pas été directement touchés par le brut, mais ils se nourrissent de poissons contaminés et meurent intoxiqués, souligne le Service national des aires naturelles protégées (Sernanp).

"Les plumes peuvent être propres, sans tache de pétrole, mais (ce dernier) peut entrer par le bec et affecter, à travers le système digestif, le foie", explique à l'AFP le vétérinaire Giancarlo Inga Diaz, du Sernanp.

Concernant les onze manchots, "depuis qu'ils sont arrivés, c'est un sujet de grande préoccupation car il s'agit d'une espèce très menacée", explique à l'AFP la biologiste Giovanna Yépez, une des gérantes du zoo.

Selon la liste de Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), Spheniscus humboldti, un manchot noir et blanc d'environ 50 centimètres et typique des côtes péruviennes et chiliennes, est classé comme espèce "vulnérable".

Les manchots de Humboldt, qui chasse le poisson en mer, peuvent rester sous l'eau quinze minutes. Au Pérou, 9 000 individus vivent sur les côtes dont les eaux froides sont riches en nutriments grâce au courant de Humboldt qui remonte depuis l'Antarctique.

"C'est une espèce très résistante, ils ont supporté le problème de l'hydrocarbure", constate Giovanna Yépez, en précisant que le zoo veille à les nourrir des mêmes petits poissons qu'ils trouvent en mer.

"Pour la plupart, ils mangent désormais trois fois plus. Je pense qu'avec les manchots nous sommes sur le bon chemin, ils sont propres désormais et ils doivent maintenant attendre de récupérer l'imperméabilité de leurs plumes pour pouvoir être libérés", explique-t-elle.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
Short Url
  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Short Url
  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.