La Nouvelle-Zélande a «de nouveau battu le virus», selon sa Première ministre

Jacinda Ardern a ajouté qu'à compter de mercredi soir, Auckland serait ramené au niveau 1 de l'alerte sanitaire, qui est celui en vigueur pour le reste du pays (Photo, AFP)
Jacinda Ardern a ajouté qu'à compter de mercredi soir, Auckland serait ramené au niveau 1 de l'alerte sanitaire, qui est celui en vigueur pour le reste du pays (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 05 octobre 2020

La Nouvelle-Zélande a «de nouveau battu le virus», selon sa Première ministre

  • « Les habitants d'Auckland et les Néo-Zélandais s'en sont tenus à un plan qui a désormais fonctionné deux fois. Et ils ont de nouveau battu le virus »
  • Un succès qui tombe pour elle à point, puisque que les électeurs sont appelés à renouveler le Parlement le 17 octobre

WELLINGTON : La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a annoncé lundi la levée des restrictions ordonnées à Auckland pour contrer la seconde vague épidémique, affirmant que son pays avait « de nouveau battu le virus ».

La première vague de coronavirus avait vraisemblablement été complètement endiguée fin mai à la faveur d'un strict confinement national. Et l'archipel a enregistré dans la foulée une remarquable série de 102 jours sans contamination locale.

Mais un nouveau foyer épidémique a été découvert en août dans la plus grande ville du pays, ce qui a poussé les autorités à ordonner pour le million et demi d'habitants d'Auckland un nouveau confinement qui a duré trois semaines, jusque début septembre.

Aucun nouveau cas n'ayant été confirmé dans la grande ville de l'Île du Nord depuis 12 jours, Mme Ardern a affirmé que l'épidémie était désormais sous contrôle et salué les habitants qui ont dû endurer un nouveau confinement.

« Les habitants d'Auckland et les Néo-Zélandais s'en sont tenus à un plan qui a désormais fonctionné deux fois. Et ils ont de nouveau battu le virus », s'est félicitée la dirigeante travailliste. 

Un succès qui tombe pour elle à point, puisque que les électeurs sont appelés à renouveler le Parlement le 17 octobre. Elle est donnée largement favorite pour rester à la tête du gouvernement.

Mme Ardern a ajouté qu'à compter de mercredi soir, Auckland serait ramené au niveau 1 de l'alerte sanitaire, qui est celui en vigueur pour le reste du pays.

Cela fait qu'il n'y a plus aucune restriction en matière de rassemblement public. 

Une des conséquences notables est que le deuxième test-match de rugby entre la Nouvelle-Zélande et l'Australie, comptant pour la Bledisloe Cup -compétition annuelle entre les All Blacks et les Wallabies- pourra se tenir le 18 octobre à l'Eden Park d'Auckland devant un stade comble.

« C'est une nouvelle positive », s'est félicitée dans un communiqué la fédération New Zealand Rugby. Le premier test-match se déroulera dimanche à Wellington.

L'archipel du Pacifique Sud, qui compte cinq millions d'habitants, n'a enregistré que 25 décès dûs au Covid-19 et moins de 1.900 cas. On dénombrait encore lundi 40 cas actifs de coronavirus.

Mais Mme Ardern a aussi affirmé qu'il ne fallait pas s'endormir sur ses lauriers, en déplorant une moindre utilisation de l'application officielle de traçage du Covid-19, et une baisse du nombre de tests.

« Un retour du virus n'est pas la seule chose qui nous inquiète, il y a aussi un retour de la complaisance », a tonné Mme Ardern.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.