Énorme augmentation des bénéfices de Sabic, le géant saoudien de la pétrochimie

QG de SABIC. Crédits: Shutterstock
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Publié le Vendredi 04 février 2022

Énorme augmentation des bénéfices de Sabic, le géant saoudien de la pétrochimie

  • Les bénéfices ont atteint 23 milliards de riyals saoudiens (SAR), soit 6,13 milliards de dollars (1 dollar = 0,87 euro) l’année dernière, contre 70 millions de SAR un an plus tôt
  • À l’instar de la plupart des actions saoudiennes, qui ont récemment fait l’objet d’une correction boursière, celles de Sabic ont accusé une légère baisse de 0,5%

RIYAD: Sabic, le géant saoudien de la pétrochimie, annonce une augmentation considérable (32 800%) de son bénéfice net en 2021.

 Les bénéfices ont grimpé en flèche et ont atteint l’année dernière 23 milliards de riyals saoudiens (SAR), soit 6,13 milliards de dollars (1 dollar = 0,87 euro), contre 70 millions de SAR un an plus tôt.

 L’entreprise de Riyad attribue cette hausse à des prix de vente moyens plus élevés, en plus d’une augmentation de sa part dans les coentreprises et les filiales.

 Cela équivaut à une augmentation de plus de 49% des revenus, qui atteignent 175 milliards de SAR au cours de la même période, alors que le bénéfice par action est passé de 0,02 à 7,68 SAR.

 Au cours du quatrième trimestre, les bénéfices ont augmenté de 119% par rapport à la même période l’année dernière.

 À l’instar de la plupart des actions saoudiennes, qui ont récemment fait l’objet d’une correction boursière, celles de Sabic ont accusé une légère baisse de 0,5%.

 Mercredi dernier, l’entreprise locale a déclaré avoir conclu un accord pour acquérir la part détenue par Clariant dans Scientific Design, un leader mondial dans le domaine de l’octroi de permis aux technologies de procédés chimiques.

Scientific Design est actuellement une coentreprise détenue à parts égales par deux parties.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le projet d’interconnexion électrique entre le CCG et l’Irak renforce la sécurité énergétique

Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, arrive à la 186e réunion de l’Opep, à Vienne. (Photo, AFP)
Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, arrive à la 186e réunion de l’Opep, à Vienne. (Photo, AFP)
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  • Le prince Abdelaziz ben Salmane a déclaré que ce projet était un rêve devenu réalité
  • Il a soutenu que le marché pétrolier avait besoin de garanties et de mesures pour anticiper les fluctuations

RIYAD: Le projet d’interconnexion électrique entre l’Arabie saoudite et l’Irak soutiendra le réseau électrique irakien, selon le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane.

Dans un entretien accordé à Al-Arabiya, le prince a déclaré que ce projet était un rêve devenu réalité et que non seulement il apporterait des avantages économiques tangibles, mais il renforcerait la sécurité énergétique.

En marge de la réunion de l’Opep+ à Vienne, il s’est exprimé en ces termes: «Nous n’avons aucun complexe par rapport aux spéculations sur le marché pétrolier» et la décision de réduire la production de pétrole est fondée sur le principe «de précaution».

«Tout le monde a accepté de réduire la production et personne n’y a été contraint», a-t-il précisé.

Le prince a soutenu que le marché pétrolier avait besoin de garanties et de mesures pour anticiper les fluctuations.

«Nous n’avons aucun intérêt dans les fluctuations du marché pétrolier, que ce soit à court ou à long terme», a-t-il expliqué.

L’objectif était de donner au marché pétrolier des données claires sur la stabilité et des organismes indépendants travailleraient avec les pays de l’Opep+ afin d’évaluer leur production en 2024, a-t-il encore indiqué.

«La tâche des organismes indépendants est de garantir la fiabilité des données pour le marché pétrolier», a-t-il souligné, ajoutant que ces parties mettraient fin à la controverse précédente sur les données de production dans l’Opep+.

Le ministre a fait savoir qu’il avait discuté avec la Russie de la question de sa production et qu’il lui avait demandé de clarifier ses données.

«La décision de Moscou de ne pas publier de données sur sa production laisse planer des doutes quant à son volume», a-t-il noté.

«Des parties indépendantes ont contacté la Russie au sujet de sa production et ont obtenu les chiffres. Nous avons renforcé la transparence avec la Russie quant à ses chiffres de production de pétrole.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Avec la renationalisation d'EDF à 100%, la France aborde une nouvelle ère nucléaire

Le gouvernement a assuré en mars que les contours du financement du nouveau nucléaire seraient fixés d'ici à "la fin de l'année" grâce à la renationalisation d'EDF (Photo, AFP).
Le gouvernement a assuré en mars que les contours du financement du nouveau nucléaire seraient fixés d'ici à "la fin de l'année" grâce à la renationalisation d'EDF (Photo, AFP).
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  • La renationalisation à 100% d'EDF a été finalement menée à bien jeudi, près d'un an après la décision du gouvernement
  • Le gouvernement veut ainsi pouvoir relancer le nucléaire en France et réindustrialiser le pays

PARIS: Ralentie par l'obstruction des petits actionnaires, la renationalisation à 100% d'EDF a été finalement menée à bien jeudi, près d'un an après la décision du gouvernement qui veut ainsi pouvoir relancer le nucléaire en France et réindustrialiser le pays.

"L’État a mis en œuvre ce jour la procédure de retrait obligatoire des titres de capital d'EDF", a indiqué le ministère de l'Économie dans un communiqué. "En conséquence, l’État détient à présent l'intégralité du capital et des droits de vote d'EDF".

L'Autorité des marchés financiers (AMF) avait annoncé fin mai l'échéance du 8 juin, date à laquelle les actionnaires détenteurs des 2% de titres encore en circulation seraient contraints de vendre leurs parts, portant ainsi l’État à 100% du capital.

"Cette reprise de contrôle total de notre électricien national était une priorité du gouvernement", a salué le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, une opération chiffrée à 9,7 milliards d'euros.

La renationalisation, annoncée en juillet 2022, "était indispensable pour permettre à EDF de mener de manière accélérée plusieurs chantiers décisifs", comme celui d'augmenter la production du parc nucléaire existant, a ajouté M. Le Maire.

"Quand on aborde une période avec autant de défis énergétiques, (...) le fait d'avoir un seul actionnaire, évidemment, permet d'avoir un alignement complet sur une vision de long terme", a appuyé le patron d'EDF, Luc Rémont, lors du congrès annuel de l'Union française de l'électricité (UFE).

12 euros l'action pour renationaliser EDF
Ce "retrait obligatoire" d'EDF de la Bourse contraint les derniers actionnaires récalcitrants à se défaire de leur bas de laine pour 12 euros nets par titre, soit 20 euros en dessous du prix d'introduction en bourse en 2005.

Il intervient après des mois de bataille judiciaire autour de ce prix jugé trop bas par les petits actionnaires, dont certains avaient misé leurs économies sur l'avenir d'EDF. Parmi eux, des salariés ou d'anciens salariés d'EDF qui avaient acheté leurs titres avec une remise de 20%.

De multiples recours ont été engagés pour obtenir au moins 15 euros par action, mettant des bâtons dans les roues de l'OPA avant que la justice n'y mette un point final début mai.

L’État détenait jusqu'à ces derniers mois 84% de l'entreprise. Reprendre complètement la main va lui permettre d'accélérer la relance du nucléaire, avec la construction annoncée d'au moins six nouveaux réacteurs.

"Cela doit être une garantie d'efficacité" et "la garantie que nous tenons nos délais", a souligné Bruno Le Maire lors du colloque de l'UFE.

En attendant la mise en service de ces nouvelles unités, au mieux en 2035-37, la France et EDF vont devoir mettre les bouchées doubles pour développer les énergies renouvelables et rattraper leur retard par rapport à leurs voisins européens.

L'enjeu est crucial pour la souveraineté énergétique du pays alors que la consommation d'électricité devrait augmenter bien plus rapidement que prévu d'ici 2035, avec le relèvement des objectifs climatiques européens et la réindustrialisation voulue par le gouvernement.

Sombre situation financière d'EDF
Seul hic, la marge de manœuvre financière d'EDF semble inexistante : lors de la présentation de ses résultats annuels 2022 mi-février, l'énergéticien avait annoncé une dette nette record de 64,5 milliards d'euros.

Celle-ci est la conséquence d'une production électrique historiquement basse l'an dernier, en lien avec la découverte d'un phénomène de corrosion dans certaines centrales nucléaires. Mais l'entreprise paie aussi sa contribution forcée au "bouclier tarifaire" décidé par le gouvernement.

Pour contenir la facture des ménages et des entreprises, l’État a obligé le groupe à vendre en 2022 davantage d'électricité à bas prix à ses concurrents, fournisseurs alternatifs. Une mesure au coût exorbitant pour l'opérateur historique : 8,34 milliards d'euros.

Ce mécanisme par lequel EDF est contraint de vendre cette électricité à bas coûts, l'Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique), doit s'éteindre en 2025. Le flou règne autour de la suite. Luc Rémont demande son abandon, fustigeant "une sous-rémunération de l'entreprise".

Le gouvernement a assuré en mars que les contours du financement du nouveau nucléaire seraient fixés d'ici à "la fin de l'année".

Le temps presse, le coût estimé pour la construction des six premiers réacteurs EPR étant chiffré, selon les dernières estimations d'EDF, à 51 milliards d'euros, somme impossible à supporter par cette entreprise seule.


Ariane 6: La pression monte pour assurer rapidement le vol inaugural

En attendant le vol inaugural d'Ariane 6, l'Europe sera pratiquement privée d'accès autonome à l'espace durant de longs mois (Photo d'illustration, AFP).
En attendant le vol inaugural d'Ariane 6, l'Europe sera pratiquement privée d'accès autonome à l'espace durant de longs mois (Photo d'illustration, AFP).
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  • Prévue pour la fin de l'année 2023 la pression monte sur l'Europe qui doit assurer le vol inaugural de sa fusée Ariane 6
  • Le nouveau lanceur est destiné à remplacer Ariane 5, effectuera la semaine prochaine son dernier vol depuis la base spatiale de la Guyane française

LES MUREAUX: La "pression" monte sur l'Europe spatiale qui doit "aller vite" pour assurer le vol inaugural de sa future fusée Ariane 6, prévue pour la fin de l'année 2023 depuis Kourou après maints reports, ont confirmé jeudi les responsables du programme.

"La pression est très forte, il est capital de voler bientôt et nos équipes de police au mieux pour arriver le plus vite possible à une date de vol", a déclaré Martin Sion, le président exécutif d'ArianeGroup, à l'issue d'une réunion de la "task force" de lancement d'Ariane 6 à l'usine des Mureaux (Yvelines), en région parisienne.

Le nouveau lanceur est destiné à remplacer Ariane 5, effectuera la semaine prochaine son dernier vol depuis la base spatiale de Kourou (Guyane française), dont l'activité a plongé depuis l'arrêt des fusées russes Soyouz à la suite de l'invasion de l'Ukraine. En attendant Ariane 6, l'Europe sera pratiquement privée d'accès autonome à l'espace durant de longs mois.

"C'est l'une des raisons principales pour lesquelles nous ressentons autant de pression, car la plupart des missions institutionnelles volaient avec Soyouz. C'est pourquoi nous avons besoin d'aller vite pour qu'Ariane 6 délivre rapidement ces missions", a dit le PDG du CNES Philippe Baptiste.

"Notre priorité est l'accès indépendant à l'espace", a ajouté le directeur général de l'agence spatiale européenne (ESA) Josef Aschbacher. Les représentants de la "task force" (ESA, CNES, ArianeGroup et Arianespace) n'ont pas donné de date pour le vol inaugural, ni de garantie que l'échéance de fin 2023, fixée à l'automne dernier, soit bien tenue, alors que le programme accuse trois ans de retard.

Le calendrier dépendra de la réussite d'une nouvelle série d'essais durant l'été, notamment un test critique de mise à feu de l'étage supérieur réallumable de la fusée sur le site de l'agence spatiale allemande (DLR) à Lampoldshausen.

Le premier modèle de vol devrait embarquer pour Le Havre à la mi-septembre pour rejoindre Kourou à bord du cargo Canopée. Sur le site des Mureaux, où est assemblé l'étage principal, quatre modèles sont déjà prêts, et l'usine est dimensionnée pour en fabriquer 12 par un à compter de 2025, a-t-on précisé.