Une délégation européenne en Azerbaïdjan pour obtenir plus de gaz

Le commissaire européen à l'énergie Kadri Simson prononce un discours sur l'état de l'union de l'énergie au Parlement européen à Strasbourg, le 24 novembre 2021.(AFP)
Le commissaire européen à l'énergie Kadri Simson prononce un discours sur l'état de l'union de l'énergie au Parlement européen à Strasbourg, le 24 novembre 2021.(AFP)
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Publié le Vendredi 04 février 2022

Une délégation européenne en Azerbaïdjan pour obtenir plus de gaz

  • Mme Simson a présidé vendredi avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev la rencontre ministérielle annuelle des pays participant au SGC
  • Terminé en 2020, ce réseau était destiné à réduire la dépendance au gaz russe

BAKOU : Une délégation européenne était en Azerbaïdjan vendredi, dans le cadre des efforts européens pour diversifier en accéléré les sources d'approvisionnement et réduire la dépendance au gaz russe, dans un contexte de tensions russo-occidentales autour de l'Ukraine.

"Je veux remercier l'Azerbaïdjan pour ses efforts visant à augmenter les livraisons de gaz vers l'Union européenne via le Southern Gas Corridor (SGC). L'Azerbaïdjan a répondu à l'appel, confirmant sa fiabilité", a déclaré sur Twitter la commissaire européenne à l'Énergie, Kadri Simson, à Bakou.

Mme Simson a présidé vendredi avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev la rencontre ministérielle annuelle des pays participant au SGC.

Le SGC est un complexe de trois gazoducs reliant l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie, la Grèce, l'Albanie et enfin la mer Adriatique, arrivant en Italie.

Terminé en 2020, ce réseau était destiné à réduire la dépendance au gaz russe. Bakou a commencé fin 2021 à y envoyer du gaz vers l'Europe, depuis le gigantesque gisement de Shah Deniz.

"Le SGC est stratégique pour la politique de diversification énergétique de l'UE et la sécurité des approvisionnements", a indiqué Mme Simson, qualifiant le SGC de "succès".

La commissaire européenne a ensuite eu une rencontre bilatérale avec le président Aliev, saluant un "dialogue qui s'intensifie sur l'augmentation des livraisons de gaz et une coopération sur les énergies renouvelables et la transition énergétique".

M. Aliev a "exprimé l'espoir que les négociations entre l'Azerbaïdjan et l'UE sur un nouvel accord seraient bientôt achevées", selon un communiqué de la présidence.

Une éventuelle offensive russe contre l'Ukraine alimente actuellement les craintes d'une suspension des livraisons russes vers l'Europe.

Ces livraisons, faibles depuis des mois, ont contribué à une flambée historique des prix, des voix accusant Moscou d'entretenir sciemment cette situation afin d'obtenir de l'Europe la mise en service du gazoduc Nord Stream 2.

La Russie fournit plus de 40% des importations européennes de gaz. Les Occidentaux s'efforcent actuellement de trouver des solutions alternatives, notamment en augmentant les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL).

Au pouvoir en Azerbaïdjan depuis 2003, Ilham Aliev est souvent critiqué par l'opposition et les défenseurs des droits humains qui l'accusent de réprimer la liberté d'expression dans le pays, que ce soit des médias, de l'opposition ou de la société civile.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com