Carnaval de Nice: que la fête (re)commence !

Le carnaval représente de fait une véritable bouffée d'oxygène pour l'économie locale, avec ses 1 400 emplois directs et ses 30 millions d'euros de retombées économiques en année normale. (Photo, AFP)
Le carnaval représente de fait une véritable bouffée d'oxygène pour l'économie locale, avec ses 1 400 emplois directs et ses 30 millions d'euros de retombées économiques en année normale. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 09 février 2022

Carnaval de Nice: que la fête (re)commence !

Le carnaval représente de fait une véritable bouffée d'oxygène pour l'économie locale, avec ses 1 400 emplois directs et ses 30 millions d'euros de retombées économiques en année normale. (Photo, AFP)
  • Le carnaval de Nice, l'un des trois plus grands au monde, s'ouvrira vendredi sur le thème du «Roi des animaux»
  • «J’ai tenu à perpétuer cette tradition afin de soutenir les carnavaliers, commerçants, restaurateurs et hôteliers qui ont connu deux années particulièrement difficiles», a expliqué le maire (ex-LR) de Nice Christian Estrosi

NICE: Annulé l'an passé face à l'épidémie de Covid, le carnaval de Nice, l'un des trois plus grands au monde, s'ouvrira vendredi sur le thème du « Roi des animaux », au grand soulagement des Niçois et des professionnels du tourisme.  

« C'est un immense plaisir et un soulagement »: à 78 ans, Jean-Pierre Povigna est le chef de l'une des quatre familles niçoises de « carnavaliers » à qui revient le privilège de construire les chars. 

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Jean-Pierre Povigna est le chef de l'une des quatre familles niçoises de «carnavaliers» à qui revient le privilège de construire les chars. (Photo, AFP)

Honneur suprême, avec ses deux fils Joseph et Pierre, ses belles-filles et ses petits-fils, il achève la construction des deux chars les plus en vue, ceux du roi et de la reine du festival, respectivement l'aigle niçois rouge et la ‘Ratapignata’, une chauve-souris, animal moins connu mais très important dans l'iconographie régionale. 

Les deux chars participeront vendredi à partir de 18h30 à la cérémonie d'ouverture du carnaval, devant les tribunes installées place Masséna, au cœur de la ville. 

Puis, au-delà de la grande parade, qui réunira une vingtaine de chars samedi, cet événement sera l'occasion, jusqu'au 27 février, de batailles de fleurs, d'une parade « nissarde », avec des chars imaginés et réalisés par des associations de la ville, et bien sûr de l'élection du Roi et de la Reine du carnaval. 

Ce rendez-vous festif, dont la première édition remonte à 1873, est l'un des trois plus importants au monde avec ceux de Rio de Janeiro et de Venise et l'un des rares carnavals à se tenir cette année. Mais condition impérative pour les spectateurs: présenter un pass vaccinal. 

Au Brésil, les défilés du carnaval de Rio et de Sao Paulo, prévus fin février, ont été reportés à avril en raison de la nouvelle vague d'infections de Covid-19. Dans les deux villes le carnaval de rue a lui été tout bonnement annulé.  

A Venise, le coup d'envoi du carnaval a été donné lundi, mais en version Covid, en grande partie virtuel et sans la foule habituelle de touristes. 

En France, la ville de Dunkerque (Nord) a annoncé lundi l'annulation pour la deuxième année consécutive de son célèbre carnaval de rue.  

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Outre les batailles de fleurs et les célèbres grosses têtes, dont celles, élection présidentielle oblige, des candidats Eric Zemmour, Valérie Pécresse ou Marine Le Pen, l'édition 2022 accueille pour la première fois un carnaval étranger avec la troupe belge des «Gilles de la Louvière». (Photo, AFP)

160 000 spectateurs en 2020  

« Le Carnaval est un moment important pour la vie de notre cité. J’ai tenu à perpétuer cette tradition afin de soutenir les carnavaliers, commerçants, restaurateurs et hôteliers qui ont connu deux années particulièrement difficiles », a expliqué mercredi le maire (ex-LR) de Nice Christian Estrosi.  

En accord avec les annonces gouvernementales sur la levée progressive des restrictions sanitaires, « nous pouvons espérer accueillir près de 85 000 spectateurs », a-t-il ajouté, précisant que les hôtels affichent « presque tous un taux de remplissage proche des éditions précédentes ». 

Pour l'édile niçois, « cela représentera, à n’en pas douter, des retombées économiques essentielles pour l'économie locale dans une situation qui reste difficile pour les secteurs du commerce, de l'hôtellerie et de la restauration notamment ».  

Le carnaval représente de fait une véritable bouffée d'oxygène pour l'économie locale, avec ses 1 400 emplois directs et ses 30 millions d'euros de retombées économiques en année normale. En 2020, ils étaient 160.000 spectateurs et plus de 200 000 en 2019. 

Avant l'édition 2021 annulée en raison de la pandémie de Covid-19, la dernière annulation du carnaval de Nice remontait à 1991 et la guerre du Golfe. 

Outre les batailles de fleurs et les célèbres grosses têtes, dont celles, élection présidentielle oblige, des candidats Eric Zemmour, Valérie Pécresse ou Marine Le Pen, l'édition 2022 accueille pour la première fois un carnaval étranger avec la troupe belge des « Gilles de la Louvière », avec leurs immenses chapeaux, leurs costumes colorés et leurs sabots. 

Et puisque le carnaval met à l'honneur les animaux, une chaîne hôtelière de prestige niçoise va jusqu'à mettre en place un accueil « entièrement dédié aux toutous », avec de petites attentions particulières à leur égard. 

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Le personnage du film Ratatouille lors des préparatifs des chars pour le prochain Carnaval de Nice 2022, le 7 février 2022. (Photo, AFP)

 


Dalida, l'enfant chérie de l'Égypte: Un talent unique issu d'un rare mélange culturel

Dalida sur la scène de l'Olympia à Paris, en décembre 1961. (Fournie)
Dalida sur la scène de l'Olympia à Paris, en décembre 1961. (Fournie)
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  • «Sa voix est née de la Méditerranée, c'est une voix teintée de soleil, d'Orient», explique Orlando à propos du talent de Dalida
  • «J'ai été le témoin de son histoire, et je suis devenu le témoin de sa mémoire», affirme le frère de la star

PARIS: En mai 1987, la chanteuse franco-italienne Dalida, née au Caire, l’une des plus grandes stars de la musique non anglophone, s’est donné la mort. Ses cinquante-quatre années de vie ont été marquées par de grands succès et tragédies. Trois de ses compagnons s’étaient déjà suicidés, et Dalida avait tenté de mettre fin à ses jours en 1967 après le suicide de son amant, le chanteur et acteur italien Luigi Tenco.

Malgré les traumatismes qu’elle a vécus dans sa vie privée, sa carrière a été une histoire de réussite presque ininterrompue. Elle a rempli les salles du monde entier, ses chansons (en neuf langues) se sont vendues en masse, et elle a même connu le succès au cinéma dans des films comme Le Sixième jour, sorti en 1986, du grand réalisateur égyptien Youssef Chahine.

Dalida à Rome dans les années 1950. (Getty Images)
Dalida à Rome dans les années 1950. (Getty Images)

En France, où elle a vécu la majeure partie de sa vie adulte, elle était une superstar incontestée. Dans un sondage publié dans Le Monde en 1988, Dalida se classait en deuxième position, après le général de Gaulle, parmi les personnalités ayant eu le plus grand impact sur la société française. Elle continue d’influencer la culture pop aujourd’hui, nombre de ses tubes ayant été remixés pour en faire des chansons dansantes.

Dalida (à droite) avec son frère Orlando. (Fourni)
Dalida (à droite) avec son frère Orlando. (Fourni)

Son jeune frère Orlando, avec qui elle a cofondé son propre label en 1970, afin d’avoir plus de contrôle sur sa propre carrière, partage ses souvenirs avec Arab News

Comment était-ce de grandir avec Dalida? Comment était-elle enfant?

Vous savez, nous avons grandi dans la même famille, Dalida – qui s’appelait Iolanda à l’époque –, mon frère et moi, le dernier. Je m’appelais Bruno, mais quand je suis arrivé en France, quand j’ai commencé ma carrière, on m’a appelé «Orlando». Nous avons eu la même éducation, nous avons grandi dans le même quartier, la même atmosphère, et pourtant, nous étions totalement différents. Si mon frère et moi avons connu une enfance très joyeuse, très heureuse, ce n'était pas le cas de Dalida, enfant, elle était souvent un peu malade. En grandissant, elle avait ce désir d’ailleurs, l’envie de connaître le monde, de s'élever, de s'instruire, de se cultiver. Elle a toujours eu ce sentiment et cet objectif, comme si elle nous disait: «Un jour, vous verrez qui je suis…» Elle voulait «devenir quelqu'un». Et donc, toute son enfance, toute son adolescence, elle s’est construite dans cet objectif-là.

Se sentait-elle une connexion forte avec l'Égypte?

Bien sûr ! Nous avons vécu là-bas, nous y sommes nés. Nous avons baigné dans cette atmosphère… L’Égypte, à l'époque, était un pays d’une douceur unique, le métissage y était extraordinaire avec toutes ces langues, toutes ces cultures, toutes ces religions, tous ces gens qui se côtoyaient, qui se fréquentaient. Il n'y avait aucun malaise, aucune agression. Il y avait une telle douceur de vivre, et puis ces odeurs… Nous avons eu une belle enfance en Égypte. Dalida adorait l'Égypte, elle lui est toujours restée fidèle, et d’ailleurs au bout de quelques années, elle a commencé à chanter en égyptien.

L'acteur français Jacques Charrier pose avec sa femme, l'actrice Brigitte Bardot (à droite) et Dalida lors de la première du spectacle "Jukebox" de Dalida en 1959. (Getty Images)
L'acteur français Jacques Charrier pose avec sa femme, l'actrice Brigitte Bardot (à droite) et Dalida lors de la première du spectacle "Jukebox" de Dalida en 1959. (Getty Images)

Qu'est-ce qui faisait le talent particulier de votre sœur?

Vous savez, ce talent particulier, on ne peut pas l’expliquer… Elle avait des talents multiples, qui s’enrichissaient de cette voix, de ce timbre qui n’appartenait qu’à elle, indéfinissable, cette chaleur de la voix, cet éclat de soleil… Et surtout, je pense que sa voix est née de la Méditerranée, c'est une voix teintée de soleil, d'Orient. Et le fait qu’elle était Italienne d'origine et chante en français lui donnait cet accent particulier. Depuis 1955, cette voix unique et la personnalité qui l’accompagnait ont envahi le monde. Dalida a créé des titres immortels dans toutes les langues. Pour parler du Moyen-Orient, Helwa ya Baladi par exemple est devenu un hymne pour tout le monde arabe et Salma Ya Salama aussi. Les centaines de chansons de Dalida, toutes différentes, font qu’elle demeure unique, parce que chacun y retrouve quelque chose qui le touche, un morceau de vie ou la présence de Dalida. Elle savait tout faire, elle passait avec une facilité vraiment étonnante d’une chanson comme Je suis malade ou Avec le temps à des chansons comme Gigi l’Amoroso ou Salma Ya Salama ou au disco. Peut-être grâce à son lieu de naissance et à cette culture plurielle, qui sont restés dans sa mémoire et l’ont accompagnée durant son adolescence, elle avait la chance et le pouvoir de chanter dans toutes les langues. Elle a puisé dans ces métissages qui ont fait sa carrière. Dalida restera unique.

Quel souvenir avez-vous de son succès soudain? Comment cela l'a-t-il affectée? Et vous-même?

J'ai été le témoin de son histoire, et je suis devenu le témoin de sa mémoire. Dalida et moi étions complices, fans de théâtre, de cinéma et de chanson. Et je l'ai toujours encouragée, même si j'étais plus jeune qu'elle. Je l'ai toujours accompagnée dans son parcours - ses envies, son rêve. J'ai toujours été son confident, même lorsqu'elle est partie à Paris. Quand je suis arrivé dans la capitale à mon tour, j'ai un peu chanté aussi, mais au bout de cinq ans, j'ai rejoint l'aventure à ses côtés et je ne l'ai jamais trahie – je l'ai servie et je continue de le faire. C'est donc une carrière que nous avons vécue ensemble, et j'étais un spectateur, un admirateur et aussi, plus tard, son producteur. En 1966, je suis devenu son directeur artistique et en 1970, nous avons fondé notre propre entreprise. Aujourd'hui encore, je m'occupe d'elle comme si elle était là. Dalida a fait de moi son légataire universel car elle savait que je continuerai à défendre sa mémoire et ses intérêts, et c'est ce que je fais.

L'acteur français Jacques Charrier pose avec sa femme, l'actrice Brigitte Bardot (à droite) et Dalida lors de la première du spectacle "Jukebox" de Dalida en 1959. (Getty Images)
Dalida et son mari Lucien Morisse à Paris, en mars 1961. (Getty Images)

Quand vous êtes-vous rendu compte que son état dépressif s'aggravait?

Elle disait elle-même : « J’ai réussi ma vie professionnelle, mais ma vie personnelle, je ne l'ai pas réussie. » Pourquoi? Parce qu'elle a tout donné à son métier, à son public. Elle voulait être Dalida, elle est devenue Dalida… Elle a tout fait pour Dalida et a mis de côté sa vie privée qui en a pâti. C’est la raison pour laquelle elle n'a pas pu garder les hommes de sa vie, car au bout d'un moment, ils voyaient Dalida en face d’eux, pas Iolanda. Elle faisait passer son métier avant tout, et c'est pour cela qu'elle se retrouvait seule. Ça ne pouvait pas durer. Vers la fin, elle s’est rendu compte qu'elle était seule, sans enfant et sans compagnon à ses côtés. Elle a alors compris que le fait d’avoir tout donné pour à sa carrière, même si c’est ce qu’elle avait voulu, lui avait enlevé sa vie de femme, d’épouse et de mère. Et peu à peu, tout cela l’a amenée à avoir des idées noires, l’a rendu dépressive. Mais, malgré les drames, elle a aussi eu une vie pleine de joie, de satisfaction et de bonheur.

Elle a connu cette terrible tragédie dans sa vie d'avoir trois compagnons qui se sont suicidés. Ce sont des choses que l’on ne peut pas expliquer… Cela arrive peu à peu, et au bout d'un moment, elle en a eu assez… Elle avait tout fait, tout eu. Je pense que Dalida ne voulait pas non plus que le temps fasse son œuvre, elle a voulu y échapper. Elle voulait partir en pleine gloire et en pleine beauté.

Une photo de Dalida prise en 1955. (Getty Images)
Une photo de Dalida prise en 1955. (Getty Images)

De quoi était-elle la plus fière?

Dalida n’était pas fière… Malgré son statut de star internationale, d'icône aujourd'hui encore, elle a toujours été une femme humble. Elle n’a jamais pensé qu’elle était «arrivée», donc elle a gardé ce côté simple, en sachant très bien qui elle était. C'est Iolanda qui avait construit Dalida, cette Dalida blonde, cette star internationale, mais aussi cette Dalida intemporelle.

Quel héritage artistique a-t-elle laissé derrière elle?

Dalida fait partie de ces rares artistes qui ont eu un lien passionné avec leur public. Les gens l’ont aimée passionnément. Aujourd'hui, des gens qui n’étaient pas nés quand elle nous a quittés l'aiment et écoutent ses chansons. À Montmartre, le buste qui se trouve sur la place Dalida, installée sur décision du maire de Paris de l’époque, Bertrand Delanoë, est devenu un lieu culte. Vous savez, les statistiques nous disent qu’à Montmartre les deux monuments les plus visités par les touristes du monde entier sont le Sacré-Cœur et la place Dalida. Et maintenant, il existe même un circuit touristique qui commence à la maison de Dalida, rue Orchampt, va jusqu’à sa dernière demeure au cimetière de Montmartre, et remonte jusqu’à à la place où se trouve sa statue que les touristes viennent toucher comme un porte-bonheur.


Iran: un artiste rend les fontaines rouge sang pour illustrer la répression

Une photo obtenue par l'AFP hors d'Iran le 7 octobre 2022 montre un homme regardant l'eau, qui serait colorée en rouge en signe de protestation contre la répression meurtrière de trois semaines de manifestations déclenchées par la mort en détention de Mahsa Amini, dans une fontaine située à l'extérieur du Forum des artistes au parc Honarmandan, dans la capitale iranienne Téhéran. (AFP).
Une photo obtenue par l'AFP hors d'Iran le 7 octobre 2022 montre un homme regardant l'eau, qui serait colorée en rouge en signe de protestation contre la répression meurtrière de trois semaines de manifestations déclenchées par la mort en détention de Mahsa Amini, dans une fontaine située à l'extérieur du Forum des artistes au parc Honarmandan, dans la capitale iranienne Téhéran. (AFP).
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  • Les images des fontaines rouge sang ont été partagées en ligne par le média 1500tasvir, qui recense les violations. Ces fontaines sont situées dans le centre de Téhéran
  • Des militants ont décrit sur Twitter les fontaines rouges comme une «oeuvre d'art» baptisée «Téhéran recouverte de sang» et indiqué qu'elles avaient été conçues par un artiste anonyme

NICOSIE : Un artiste anonyme a coloré les fontaines d'eau de Téhéran en rouge vendredi en référence à la répression sanglante des trois semaines de manifestations qui ont éclaté après la mort de Mahsa Amini.

Cette Kurde iranienne de 22 ans est décédée le 16 septembre, trois jours après son arrestation à Téhéran par la police des moeurs pour infraction au code vestimentaire strict imposant notamment aux femmes de porter le voile dans la République islamique.

La colère suscitée par sa mort a déclenché les manifestations les plus importantes depuis près de trois ans en Iran. La répression a fait des dizaines de morts, et des centaines de personnes ont été arrêtées.

Malgré l'usage par les forces de sécurité d'armes létales pour les écraser, les manifestations se sont poursuivies pendant vingt jours et vingt nuits consécutifs, selon des vidéos en ligne authentifiées par l'AFP.

Les images des fontaines rouge sang ont été partagées en ligne par le média 1500tasvir, qui recense les violations. Ces fontaines sont situées dans le centre de Téhéran.

Des militants ont décrit sur Twitter les fontaines rouges comme une "oeuvre d'art" baptisée "Téhéran recouverte de sang" et indiqué qu'elles avaient été conçues par un artiste anonyme.

Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo, au moins 92 manifestants ont été tués dans la répression, qui s'est accompagnée de restrictions d'accès à Internet, notamment des blocages d'Instagram et de WhatsApp.

Sur une vidéo publiée en ligne jeudi et authentifiée par l'AFP, un groupe de femmes chante "mort au dictateur" à Racht, dans le nord. D'autres images montrent des femmes crier "Azadi" ("liberté" en persan) et applaudir fortement en marchant dans une rue de Qods, à l'ouest de Téhéran.

Amnesty International dit avoir confirmé 52 cas de personnes tuées par les forces de sécurité, mais estime que "le nombre réel est bien supérieur".

Dans un communiqué publié il y a une semaine, l'ONG affirme que l'Iran a délibérément eu recours à la force létale pour réprimer les manifestations menées par les femmes.

Amnesty indique avoir obtenu un document destiné aux commandants des forces armées de toutes les provinces émis le 21 septembre, leur ordonnant de "répondre fermement" face aux manifestants.

Un autre document révèle que le commandant de la province du Mazandéran (nord) demande aux forces de l'ordre de "faire face sans pitié" et d'"aller jusqu'à tuer" ce qui est décrit comme "tout chaos provoqué par des émeutiers".


De rares photos de la visite de la reine Elizabeth II en Arabie saoudite en 1979

La reine Elizabeth II se tient aux côtés de trois rois d’Arabie saoudite. De gauche à droite: le roi Fahd (1982-2005), qui était prince héritier au moment de sa visite, le roi Khaled (1975-1982), qui était alors le souverain, et le roi Abdallah, qui a régné de 2005 à 2015. (Photo fournie)
La reine Elizabeth II se tient aux côtés de trois rois d’Arabie saoudite. De gauche à droite: le roi Fahd (1982-2005), qui était prince héritier au moment de sa visite, le roi Khaled (1975-1982), qui était alors le souverain, et le roi Abdallah, qui a régné de 2005 à 2015. (Photo fournie)
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  • À l’occasion de la Foire internationale du livre de Riyad, la maison de vente aux enchères Sotheby’s présente un album photo de la visite d’Elizabeth II en Arabie saoudite en 1979
  • Sur l’un des clichés, la reine Elizabeth II se tient aux côtés de trois rois d’Arabie saoudite

DUBAÏ: À l’occasion de la Foire internationale du livre de Riyad, qui se termine le 8 octobre, la maison de vente aux enchères Sotheby’s présente un album photo de la visite de la reine Elizabeth II en Arabie saoudite en 1979. Nous vous présentons trois clichés précieux de cette visite: 

1- Sur cette photo, la reine et son mari, le prince Philip, sont accueillis par le prince Abdelmohsen ben Jiluwi (à gauche), gouverneur de la province Ach-Charqiya, et le prince Majid ben Abdelaziz (à droite), gouverneur de La Mecque. 

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2- La reine Elizabeth II est en train de marcher, à Riyad, avec le roi Salmane (à droite de la reine) et le prince Majid ben Abdelaziz (à l’extrême droite). À gauche de la reine, son mari, le prince Philip, duc d’Édimbourg, marche en compagnie du prince Sattam ben Abdelaziz, alors gouverneur adjoint de Riyad (à l’extrême gauche). 

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3- Sur cette photo exceptionnelle, la reine Elizabeth II se tient aux côtés de trois rois d’Arabie saoudite. De gauche à droite: le roi Fahd (1982-2005), qui était prince héritier au moment de sa visite, le roi Khaled (1975-1982), qui était alors le souverain, et le roi Abdallah, qui a régné de 2005 à 2015. 

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Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com