Pas de fusion des applications Absher et Tawakkalna, selon le ministre adjoint de l’Intérieur du Royaume

Absher est une application pour smartphone qui permet aux citoyens et aux résidents d’Arabie saoudite d’utiliser divers services gouvernementaux. (Photo fournie)
Absher est une application pour smartphone qui permet aux citoyens et aux résidents d’Arabie saoudite d’utiliser divers services gouvernementaux. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 10 février 2022

Pas de fusion des applications Absher et Tawakkalna, selon le ministre adjoint de l’Intérieur du Royaume

  • Selon le prince Bandar, les articles de presse ont probablement été rédigés sur la base du «point de vue exprimé par un collègue»
  • Les deux applications se complètent et le pays a besoin des deux, a-t-il affirmé.

DJEDDAH: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le gouvernement envisagerait de fusionner ses applications Absher et Tawakkalna.

Lors de la conférence sur l’innovation et l’avenir du travail gouvernemental, le prince Bandar ben Abdallah al-Mishari, ministre adjoint de l’Intérieur aux affaires technologiques, a déclaré que l’idée d’une fusion entre les deux plates-formes était inexacte.

Évoquant le rôle de l’innovation dans la réalisation de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, le prince a indiqué que les commentaires relatifs à une telle démarche pourraient avoir été «émis spontanément par l’un des collègues lors de la conférence Leap». «Peut-être s’agissait-il du point de vue de ce collègue, et un journaliste en a écrit un article», a-t-il ajouté.

Le prince Bandar, qui a dirigé le Centre national d’information du ministère de l’Intérieur de 2008 à 2013, précise que «rien n’est vrai à ce sujet, car Absher a son propre domaine de services que le ministère de l’Intérieur fournit, tandis que Tawakkalna possède un autre domaine pour les services nationaux».

Les deux applications se complètent et le pays a besoin des deux, a-t-il affirmé. «Plusieurs services d’Absher, ainsi que d’autres services gouvernementaux, sont accessibles via l’application Tawakkalna», a poursuivi le prince Bandar. «Absher a encore beaucoup à faire pour combler les nombreuses lacunes de la transformation numérique au sein du ministère de l’Intérieur.»

Il a également rappelé que Tawakkalna avait joué un rôle important durant la pandémie de Covid-19 en aidant le Royaume à faire face à la crise sanitaire.

Dimanche, Arab News avait écrit que bien que des articles de presse aient laissé entendre que le gouvernement envisageait de fusionner les deux applications, cette décision n’avait pas été officiellement confirmée.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.