JO Pékin 2022: La championne libanaise Manon Ouaiss se classe 58e au slalom géant

Les Libanais Cesar Arnouk et Manon Ouaiss lèvent le drapeau libanais lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Pékin 2022, à Pékin, le 4 février 2022. (Photo, AFP)
Les Libanais Cesar Arnouk et Manon Ouaiss lèvent le drapeau libanais lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Pékin 2022, à Pékin, le 4 février 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 11 février 2022

JO Pékin 2022: La championne libanaise Manon Ouaiss se classe 58e au slalom géant

  • La skieuse libanaise Manon Ouaiss a obtenu la 58ème position au slalom géant femmes des Jeux olympiques 2022 sur un total de 82 participantes
  • Cette 58ème position remportée par la jeune libanaise marque une victoire mémorable pour le Liban, pays en pleine crise à tous les niveaux

BEYROUTH: La skieuse libanaise Manon Ouaiss a obtenu la 58ème position au slalom géant femmes des Jeux olympiques 2022 sur un total de 82 participantes.

Il faut dire que la délégation libanaise aux JO de Pékin est maigre: elle ne comprend que deux hommes et une femme : Manon Ouaiss et Cesar Arnouk en ski alpin, et Elie Youssef Tawk en ski de fond. Outre la Covid-19 et toutes les complications qui en découlent, la délégation manque de tout, dans un Liban en pleine dégénéresence. Le manque de moyens mis à la disposition des sportifs est notoire, mais la détermination reste elle bien présente malgré les difficultés en tout genre rencontrées par la délégation.

Un talent «libanais»

La talentueuse Manon Ouaiss, skieuse académique, a commencé le ski alpin vers l'âge de trois ans. «Mes parents nous ont encouragés et soutenus inlassablement pour que mes frères et moi soyons d’excellents skieurs. » a-t-elle ainsi confié dans une interview à Arab news en français en janvier dernier.

Manon Ouaiss participe à l'épreuve de slalom géant féminin aux Championnats du monde de ski alpin FIS 2019 à la National Arena d'Are, en Suède, le 14 février 2019. (Photo, AFP)
Manon Ouaiss participe à l'épreuve de slalom géant féminin aux Championnats du monde de ski alpin FIS 2019 à la National Arena d'Are, en Suède, le 14 février 2019. (Photo, AFP)

«Dès mon enfance, je me suis prise de passion pour le ski, et surtout pour la compétition. Ce sport me donnait tout : vitesse, adrénaline, technique, et des paysages uniques. Ma famille est mon principal soutien moral, dans ma carrière sportive comme dans la vie en général» ajoute-t-elle.

Les Jeux olympiques d'hiver de 2022 ont débuté le 4 février. Même si Ouaiss n'a pas raflé la médaille d'or à Pékin, elle est très heureuse “d’avoir vécu une telle expérience,” affirme-t-elle dans un entretien au site The National.

Cette 58ème position remportée par la jeune libanaise marque une victoire mémorable pour le Liban, pays en plein crise à tous les niveaux. La monnaie nationale a perdu environ 90% de sa valeur sur le marché noir et quatre Libanais sur cinq vivent désormais en dessous du seuil de pauvreté, selon les statistiques de l'ONU. Ainsi, par défaut de budget, le Liban n'a pu assurer ni le soutien technique ni les besoins financiers à ses athlètes qui le représentent à Pékin avec un engagement sans pareil.

«J’ai l’honneur de représenter le Liban en ces temps extrêmement difficiles, et j’ai hâte de montrer la plus belle image possible de mon pays, surtout de son peuple, » a-t-elle déclaré à Arab News en français lors d’un entretien.

«Au niveau sportif, l'ambiance cherche à incarner ce pour quoi les Jeux olympiques ont été créés : L'olympisme cherche à créer un mode de vie en mêlant le sport à la culture, à l'éducation et à la coopération internationale. Il est basé sur la joie de l'effort, la valeur éducative du bon exemple, la responsabilité sociale et le respect des principes éthiques fondamentaux universels », souligne Manon Ouaiss.

La première tentative de qualification d’Ouaiss pour les Jeux olympiques d'hiver en 2018 s'était soldée par une fracture de la clavicule et une déchirure complète du ligament, ce qui a eu un impact mental et physique sur la skieuse et l'a exclue de la course.

Pourtant, la jeune athlète est restée déterminée à affronter tous les obstacles pour réaliser son rêve.

 


L'évacuation de masse de la ville de Gaza est « impossible » pour la dirigeante de la Croix-Rouge

Des Palestiniens déplacés fuyant vers le sud voyagent à bord d'un camion avec leurs effets personnels le long de la route côtière qui traverse le camp de réfugiés palestiniens de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 30 août 2025. (Photo Eyad BABA / AFP)
Des Palestiniens déplacés fuyant vers le sud voyagent à bord d'un camion avec leurs effets personnels le long de la route côtière qui traverse le camp de réfugiés palestiniens de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 30 août 2025. (Photo Eyad BABA / AFP)
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  • « Il est impossible de procéder à une évacuation en masse de la ville de Gaza de manière sûre et digne dans les conditions actuelles », a déclaré Mirjana Spoljaric dans un communiqué.
  • « Beaucoup de civils ne seront pas en état d'obéir à un ordre d'évacuation parce qu'ils sont affamés, malades ou blessés », a jugé Mirjana Spoljaric.

GENEVE : La présidente du CICR a dénoncé  samedi les plans israéliens d'évacuation en masse de la ville de Gaza, soulignant qu'ils étaient « impossibles » à mettre en œuvre de manière « sûre et digne ».

« Il est impossible de procéder à une évacuation en masse de la ville de Gaza de manière sûre et digne dans les conditions actuelles », a déclaré Mirjana Spoljaric dans un communiqué.

« Une telle évacuation déclencherait un mouvement de population massif qu'aucune zone de la bande de Gaza n'est en mesure d'absorber, compte tenu de la destruction généralisée des infrastructures civiles et des pénuries extrêmes de nourriture, d'eau, d'abris et de soins médicaux », a-t-elle ajouté.

Vendredi, l'armée israélienne a déclaré la ville de Gaza « zone de combat dangereuse », en prévision d'une offensive d'envergure voulue par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, qui vise à vaincre le Hamas et à ramener tous les otages.

L'armée n'a pas explicitement appelé à une évacuation de la ville, mais un porte-parole a jugé mercredi qu'elle était « inévitable ».

« Beaucoup de civils ne seront pas en état d'obéir à un ordre d'évacuation parce qu'ils sont affamés, malades ou blessés », a jugé Mirjana Spoljaric.

« Si un ordre d'évacuation est donné, Israël doit, selon le droit humanitaire international, faire tout ce qui est en son pouvoir pour s'assurer que les civils bénéficient de conditions satisfaisantes en matière d'abris, d'hygiène, de santé, de sécurité et d'accès à la nourriture. Or, ces conditions ne peuvent actuellement pas être remplies à Gaza. »

« Cela rend toute évacuation non seulement infaisable, mais incompréhensible dans les circonstances actuelles », a-t-elle insisté.

Selon une estimation de l'ONU, environ un million de Palestiniens se trouvent actuellement à Gaza. Des milliers d'habitants ont déjà fui cette ville, située dans le nord du territoire, où la guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023.

Ces trois dernières semaines, Israël a intensifié ses bombardements aériens sur Gaza et multiplié les opérations aux abords de cette ville, la plus grande du territoire, frappée par la famine selon l'ONU.

Malgré des pressions croissantes, tant à l'échelle internationale qu'en Israël, pour mettre fin à la guerre, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a affirmé vouloir poursuivre l'offensive dans la bande de Gaza afin d'anéantir le Hamas.


l'ONU « ne saurait souffrir d'aucune restriction d'accès » selon la France

Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot (Photo AFP)
Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot (Photo AFP)
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  • Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a dénoncé samedi le refus des États-Unis d'accorder des visas à des responsables palestiniens pour se rendre à New York.
  • Washington a annoncé cette décision vendredi soir, à quelques semaines de la prochaine assemblée générale de l'ONU, prévue en septembre, au cours de laquelle la France plaidera en faveur de la reconnaissance d'un État palestinien.

COPENHAGUE, DANEMARK : Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a dénoncé samedi le refus des États-Unis d'accorder des visas à des responsables palestiniens pour se rendre à New York, affirmant que le siège de l'ONU « ne saurait souffrir d'aucune restriction d'accès ».

« Le siège des Nations unies est un lieu de neutralité. C'est un sanctuaire au service de la paix. Une assemblée générale des Nations unies ne saurait souffrir d'aucune restriction d'accès », a déclaré M. Barrot à Copenhague, peu avant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE.

Washington a annoncé cette décision vendredi soir, à quelques semaines de la prochaine assemblée générale de l'ONU, prévue en septembre, au cours de laquelle la France plaidera en faveur de la reconnaissance d'un État palestinien.

Le département d'État a indiqué « révoquer et refuser » l'octroi de visas « pour les membres de l'Organisation de libération de la Palestine et de l'Autorité palestinienne », à l'approche de cette réunion internationale.

Ce geste a également été dénoncé par Xavier Bettel, ministre luxembourgeois des Affaires étrangères. « On ne peut pas nous prendre en otage », a-t-il lancé, suggérant d'organiser à Genève une session spéciale de l'Assemblée générale de l'ONU pour s'assurer de la présence des Palestiniens.

« On doit pouvoir discuter ensemble, on ne peut pas simplement exclure la Palestine du dialogue », a affirmé M. Bettel devant la presse à Copenhague. 


Gaza : Kallas se montre « pas très optimiste » concernant l'adoption de sanctions de l'UE contre Israël

La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas (Photo AFP)
La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas (Photo AFP)
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  • « Je ne suis pas très optimiste, et nous n'allons certainement pas prendre de décision aujourd'hui », a-t-elle déclaré à Copenhague, avant une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27.
  • Le Danemark, qui préside actuellement le Conseil des ministres de l'UE, s'est dit favorable à une solution contournant la règle de l'unanimité qui prévaut dans le bloc européen en matière de politique étrangère. 

COPENHAGUE, DANEMARK : La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, a reconnu samedi ne pas être « très optimiste » quant à la possibilité que les Vingt-Sept sanctionnent Israël, malgré la situation humanitaire catastrophique dans le territoire palestinien de Gaza.

« Je ne suis pas très optimiste, et nous n'allons certainement pas prendre de décision aujourd'hui », a-t-elle déclaré à Copenhague, avant une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27. « Cela envoie le signal que nous sommes divisés », a déploré Mme Kallas.

La Commission européenne a proposé la suspension des financements européens aux start-ups israéliennes, mais « même cette mesure », plutôt « indulgente », n'a pas été retenue par les 27 en raison de leurs divisions, a souligné la dirigeante estonienne.

Plusieurs pays de l'UE, dont l'Allemagne, la Hongrie ou la Slovaquie, sont réticents à prendre des mesures contre Israël, tandis que d'autres, comme l'Irlande ou l'Espagne, y sont beaucoup plus favorables.

Le Danemark, qui préside actuellement le Conseil des ministres de l'UE, s'est dit favorable à une solution contournant la règle de l'unanimité qui prévaut dans le bloc européen en matière de politique étrangère. 

L'UE doit « passer des mots aux actes », a affirmé son chef de la diplomatie, Lars Lokke Rasmussen, suggérant notamment d'interdire les importations en provenance des colonies israéliennes en Cisjordanie. Cette décision, qui relève de la politique commerciale, peut être prise à la majorité qualifiée, a-t-il expliqué.

La règle de l'unanimité bloque un grand nombre de décisions, non seulement sur Israël, mais aussi sur l'Ukraine, en raison de l'hostilité de la Hongrie.

« Nous avons un problème constitutionnel en Europe : le bateau le plus lent dans le convoi décide de la vitesse. Nous devons prendre des mesures pour que la majorité puisse s'exprimer », a expliqué le ministre danois.

La situation à Gaza est une « tragédie absolue », a déclaré de son côté le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), la bande de Gaza, où sévit la famine, est arrivée à un « point de rupture ».

Malgré des pressions croissantes, tant à l'échelle internationale qu'en Israël, pour mettre fin à la guerre, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a affirmé vouloir poursuivre l'offensive dans la bande de Gaza afin de mettre un terme au mouvement islamiste Hamas et de ramener tous les otages enlevés lors de l'attaque du 7 octobre.