Turkménistan: le fils du président candidat pour lui succéder

Le président du Turkménistan Gourbangouly Berdymoukhamedov a amorcé samedi un passage de témoin avec l'annonce d'une présidentielle anticipée en mars, son fils faisant figure de dauphin même si aucune annonce n'a encore été faite. (Photo, AFP)
Le président du Turkménistan Gourbangouly Berdymoukhamedov a amorcé samedi un passage de témoin avec l'annonce d'une présidentielle anticipée en mars, son fils faisant figure de dauphin même si aucune annonce n'a encore été faite. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 14 février 2022

Turkménistan: le fils du président candidat pour lui succéder

Le président du Turkménistan Gourbangouly Berdymoukhamedov a amorcé samedi un passage de témoin avec l'annonce d'une présidentielle anticipée en mars, son fils faisant figure de dauphin même si aucune annonce n'a encore été faite. (Photo, AFP)
  • Selon la télévision d'Etat, Serdar Berdymoukhamedov a prononcé un discours avant le vote des délégués du parti qui ont «appuyé sa candidature à l'unanimité»
  • Le Turkménistan, une ex-république soviétique riche en hydrocarbures, est l'un des pays les plus répressifs au monde et aucune élection n'y a jamais été reconnue comme libre par les observateurs internationaux

ACHKHABAD: Le fils de l'autoritaire et excentrique président du Turkménistan, Gourbangouly Berdymoukhamedov, a été désigné lundi pour lui succéder à la tête de ce pays reclus d'Asie centrale lors d'élections le mois prochain. 

« Lors du congrès extraordinaire du Parti démocratique du Turkménistan à Achkhabad, le vice-président du cabinet ministériel Serdar Berdymoukhamedov a été nommé comme candidat à la présidence » pour ce scrutin anticipé prévu le 12 mars, a indiqué la télévision d'Etat. 

Selon la télévision d'Etat, Serdar Berdymoukhamedov a prononcé un discours avant le vote des délégués du parti qui ont « appuyé sa candidature à l'unanimité », a ajouté la même source. 

Le Turkménistan, une ex-république soviétique riche en hydrocarbures, est l'un des pays les plus répressifs au monde et aucune élection n'y a jamais été reconnue comme libre par les observateurs internationaux.  

Serdar Berdymoukhamedov ne devrait donc avoir affaire à aucun réel opposant. 

Le Turkménistan est l'un des pays les plus fermés au monde et les décisions politiques y sont prises dans une grande opacité. 

Lors d'un discours au Parlement vendredi, Gourbangouly Berdymoukhamedov, 64 ans, avait brusquement annoncé avoir pris la « décision difficile » d'amorcer une transition du pouvoir, estimant que le pays avait besoin de « jeunes dirigeants ». 

Culte de la personnalité  

M. Berdymoukhamedov père, qui cumule actuellement les fonctions de chef de l'Etat, du gouvernement et du Sénat, a toutefois dit souhaiter rester en politique en tant que président de la chambre haute du Parlement. 

Actuellement vice-Premier ministre, son fils Serdar est la deuxième figure de l'Etat avec une vaste influence sur l'économie du pays.  

Ayant atteint l'an dernier l'âge de 40 ans, il peut désormais se présenter légalement à la présidentielle. 

Reste à voir cependant si la transmission du pouvoir entre le père et son héritier, dont la vision politique et les ambitions pour son pays restent inconnues, permettra au Turkménistan d'entrer dans une ère nouvelle. 

Gourbangouly Berdymoukhamedov domine sans partage l'Etat depuis plus de 15 ans et toute critique est réprimée par les redoutables services de renseignement. 

Le style austère du fils --regard sombre et costumes noirs-- tranche en tout cas avec l'exubérance du père qui, comme son prédécesseur Saparmourat Niazov, mort fin 2006, a institué un culte de sa personnalité débridé qui fait régulièrement l'objet de railleries sur Internet à l'étranger. 

Gourbangouly Berdymoukhamedov est ainsi connu pour ses apparitions à la télévision à cheval, à la salle de sport, à vélo, tirant sur des cibles ou composant des morceaux de rap patriotique avec son petit-fils. 

Depuis 2015 sa statue équestre en or trône à Achkabad. 

Crise économique 

Les motifs du retrait de Gourbangouly Berdymoukhamedov, à trois ans de la fin de son mandat, n'ont pas été précisés. Des observateurs évoquent un possible problème de santé ou des difficultés à gérer les problèmes économiques du pays. 

En effet, le Turkménistan est en difficulté alors que le pays de quelque six millions d'habitants, riche en gaz, s'enfonce dans une crise aggravée par la pandémie.  

Les autorités n'y ont jamais reconnu le moindre cas de Covid-19, tout en instaurant de stricts confinements et en rendant la vaccination obligatoire. 

Serdar Berdymoukhamedov, seul fils de son père qui a aussi deux filles, n'a cessé de gagner en visibilité depuis son élection comme député en 2016, multipliant les apparitions dans les médias contrôlés par l'Etat.  

Mais son ascension s'est accélérée l'an dernier, lorsqu'il a été nommé vice-Premier ministre. 

Il occupe également la fonction symbolique de chef de l'association nationale des chevaux Akhal-Teke, l'animal national, et le titre d'« honorable éleveur » d'alabaïs, race de chiens révérée au Turkménistan 

Il a en outre gagné en visibilité internationale en effectuant un déplacement de quatre jours en Russie et en menant des négociations en tête-à-tête avec le chef de la diplomatie de Pékin, le principal partenaire commercial. 


Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
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  • L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban
  • "Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr"

BEYROUTH: Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu 

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'Ani. Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

 


Cisjordanie: 70 enfants palestiniens tués depuis le début des opérations israéliennes 

Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
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  • "La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef
  • Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau

GENEVE: Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes.

"Les enfants paient un prix intolérable en raison de l'escalade des opérations militaires et des attaques des colons menées dans toute la Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est", a déclaré un porte-parole de l'Unicef, James Elder, lors d'un point presse à Genève.

"Ainsi, entre janvier 2025 et aujourd'hui, au moins un enfant palestinien a été tué en moyenne chaque semaine en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem sous contrôle israélien. Cela représente 70 enfants palestiniens tués sur cette période, a-t-il ajouté, indiquant qu'il y a eu également 850 autres enfants blessés sur la même période.

Il a précisé que 93% des enfants tués l'ont été "par les forces israéliennes".

"La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef.

Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau, conformément au droit international".

"L'Unicef appelle également les États membres disposant d'une influence à user de leur poids pour garantir le respect du droit international", a-t-il dit.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d'Israël. En janvier 2025, l'armée israélienne a lancé une "opération antiterroriste" visant principalement les camps de réfugiés palestiniens de Cisjordanie.


Liban: six morts dans un bombardement israélien, selon l'agence officielle

Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
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  • Une frappe aérienne israélienne sur une maison à Kfar Dounine, dans le sud du Liban, a fait six morts et sept blessés malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril
  • Israël poursuit ses bombardements tandis que le Hezbollah continue ses attaques contre des cibles israéliennes, alors que de nouvelles discussions entre les deux pays sont prévues à Washington cette semaine

BEYROUTH: L'Agence nationale d'information (ANI, officielle) libanaise a annoncé la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'ANI mardi.

Par ailleurs, l'armée israélienne a ordonné sur les réseaux sociaux aux habitants de la petite ville de Sohmor, dans la vallée de la Bekaa (est), d'évacuer en prévision de bombardements.

Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans une nouvelle guerre le 2 mars en attaquant Israël au moyen de roquettes pour venger la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran. Israël a répondu en menant des frappes massives et une incursion terrestre dans le sud.

Le dernier bilan des frappes israéliennes, actualisé lundi par le ministère libanais de la Santé, s'élève à 2.869 morts depuis le début de la guerre, dont des dizaines de personnes tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

De nouvelles discussions sont prévues jeudi et vendredi à Washington entre le Liban et Israël.