Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale rencontre le ministre des Affaires islamiques des Maldives

 Le Dr Al-Issa reçoit la médaille d’honneur du président des Maldives. (Photo fournie)
Le Dr Al-Issa reçoit la médaille d’honneur du président des Maldives. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 15 février 2022

Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale rencontre le ministre des Affaires islamiques des Maldives

  • M. Solih a remis une médaille d’honneur au Dr Al-Issa pour saluer sa contribution à l’islam et à la paix mondiale
  • Les deux parties ont passé en revue les dispositifs de travail conjoints pour lutter contre le terrorisme

RIYAD: Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Mohammed al-Issa, a récemment rencontré le ministre des Affaires islamiques des Maldives, Ahmed Zahir, dans le cadre de sa tournée dans la nation insulaire tropicale. À cette occasion, ils ont abordé plusieurs sujets d’intérêt commun.

M. Al-Issa a notamment visité le Centre islamique, à Malé, découvrant les différentes activités qu’il propose ainsi que ses travaux les plus remarquables.

Au ministère des Affaires islamiques, il a donné une conférence qui portait sur les réglementations fondamentales en matière de fatwas juridiques et de prédication religieuse. Le vice-président du pays, des ministres, des religieux, des universitaires et des jeunes y participaient.

À l’issue de la conférence, un dialogue ouvert s’est instauré avec les jeunes sur les questions qui les préoccupent aux niveaux islamique et international.

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Le Dr Al-Issa lors de sa rencontre avec la ministre de la Défense des Maldives Mariya Ahmed Didi. (Photo fournie)

M. Al-Issa a été invité dans la capitale par le président des Maldives, Ibrahim Solih, après l’annonce qui indiquait qu’un bureau régional de la Ligue islamique mondiale ouvrirait ses portes au sein du pays, exauçant ainsi les vœux du président.

Ce bureau constitue un tremplin destiné à servir les Maldives et les États de la région. Il comprendra une exposition sur la vie du Prophète ainsi que des séminaires de formation sur la Déclaration de La Mecque.

M. Solih a remis une médaille d’honneur au Dr Al-Issa pour saluer sa contribution à l’islam et à la paix mondiale.

La cérémonie a commencé par la déclaration présidentielle suivante: «Nous tenons à rendre hommage aux efforts entrepris par le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Mohammed al-Issa, pour renforcer l’unité, l’harmonie et la paix islamiques dans le monde, ainsi que la promotion du partenariat entre les îles Maldives et la ligue sur ce plan. Conformément aux pouvoirs dont je dispose grâce à la Constitution des îles Maldives, j’accorde donc au Dr Al-Issa la médaille d’honneur.»

LIM
Extrait de la cérémonie officielle au cours de laquelle le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale a reçu la médaille d’honneur. (Photo fournie)

M. Solih a félicité M. Al-Issa de sa médaille d’honneur; elle perpétue l’héritage du sultan Ibrahim, qui a gouverné les îles de 1585 à 1609.

Après la cérémonie, le Dr Al-Issa a donné une conférence en présence de dirigeants de haut niveau. À cette occasion ont été évoqués les moyens – intellectuels comme électroniques – de lutter contre l’extrémisme et le terrorisme.

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Conférence donnée par le Dr Al-Issa au ministère des Affaires islamiques des Maldives. (Photo fournie).

Il a également rencontré de hauts responsables du ministère de la Défense, dirigé par Mariya Didi. Les deux parties ont passé en revue les dispositifs de travail conjoints pour lutter contre le terrorisme.

Le Dr Al-Issa a tenu une réunion élargie avec le ministère des Affaires étrangères, dirigé par Ahmed Khalil, ministre d’État aux Affaires étrangères. Elle fut suivie par une conférence de presse conjointe qui évoquait les thèmes les plus importants de la visite.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


ONG interdites à Gaza: MSF pourrait mettre fin à ses activités en mars

L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
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  • Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité"
  • MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires"

PARIS: L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny.

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires".

"Pour travailler en Palestine, dans les territoires palestiniens occupés, nous devons être enregistrés (...) Cet enregistrement a pris fin le 31 décembre 2025", a expliqué sur France Inter Isabelle Defourny, médecin et présidente de MSF France.

"Depuis le mois de juillet 2025, nous étions impliqués dans un processus de réenregistrement et à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. (...) On a encore 60 jours pendant lesquels on pourrait travailler sans être réenregistrés, et donc nous devrions mettre fin à nos activités en mars", si Israël maintenait sa décision de sanction, a-t-elle ajouté.

L'ONG dispose d'une quarantaine de personnels internationaux dans la bande de Gaza et travaille avec 800 personnels palestiniens dans huit hôpitaux.

"On a encore du +staff+ international qui, très récemment, ces derniers jours, a pu rentrer dans Gaza", a néanmoins précisé Mme Defourny.

"On est le second distributeur d'eau (dans la bande de Gaza). L'année dernière, en 2025, on a pris en charge un peu plus de 100.000 personnes blessées, brûlées, victimes de différents traumatismes. On est les deuxièmes en nombre d'accouchements effectués", a encore souligné la présidente de MSF France.

S'appuyant notamment sur une note du Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, Isabelle Defourny a estimé que la décision de sanction israélienne s'expliquait par le fait que les ONG "témoignent sur les violences commises par l'armée israélienne" à Gaza.

"Les journalistes internationaux n'ont jamais été autorisés à Gaza, les journalistes nationaux sont (...) ciblés les uns après les autres, tués par l'armée israélienne", a-t-elle ajouté.

Et de rappeler que "plus de 500 humanitaires ont été tués, dont 15 membres de MSF" dans des bombardements de l'armée israélienne depuis octobre 2023.


Le Conseil de transition du Sud salue l'invitation saoudienne au dialogue sur le Yémen

Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
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  • L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel yéménite
  • Le royaume a exhorté toutes les factions à participer "pour développer une vision globale"

RIYAD: Le Conseil de transition du Sud (CTS) au Yémen a salué samedi l'invitation de l'Arabie saoudite à participer à un dialogue inclusif entre les factions du sud du Yémen à Riyad.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré que cette initiative reflétait l'engagement du Royaume à résoudre les questions politiques par le dialogue, notamment en ce qui concerne le droit du peuple du sud à restaurer son État.

Le STC a souligné que tout dialogue sérieux doit reconnaître la volonté du peuple du sud, inclure des garanties internationales complètes et envisager un référendum libre dans le cadre de toute proposition ou solution politique future.

Le Conseil a déclaré avoir pris part à toutes les étapes du dialogue parrainé par l'Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe, en commençant par l'accord de Riyad en 2019, suivi par les consultations de Riyad en 2022, et culminant dans le dialogue global avec le Sud qui a conduit à l'adoption de la Charte nationale du Sud en 2023 - soulignant son engagement constant en faveur du dialogue et de la responsabilité politique.

L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel de direction du Yémen.

Le Royaume a exhorté toutes les factions à participer "à l'élaboration d'une vision globale" qui répondrait aux aspirations du peuple du Sud.

L'initiative a reçu un large soutien régional et international.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com