Tir mortel sur un tournage: la famille de la victime porte plainte contre Alec Baldwin

Sur cette photo d'archive prise le 12 avril 2019, l'acteur Alec Baldwin assiste au gala du 20e anniversaire "Exploring the Arts" au Hammerstein Ballroom à New York.  La famille d'une cinéaste tuée par le tir accidentel d'un revolver sur le tournage du western "Rust" a porté plainte mardi contre l'acteur Alec Baldwin, réclamant des dommages et intérêts "substantiels" (AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 12 avril 2019, l'acteur Alec Baldwin assiste au gala du 20e anniversaire "Exploring the Arts" au Hammerstein Ballroom à New York.  La famille d'une cinéaste tuée par le tir accidentel d'un revolver sur le tournage du western "Rust" a porté plainte mardi contre l'acteur Alec Baldwin, réclamant des dommages et intérêts "substantiels" (AFP)
Short Url
Publié le Mardi 15 février 2022

Tir mortel sur un tournage: la famille de la victime porte plainte contre Alec Baldwin

  • La plainte a été déposée dans l'Etat du Nouveau-Mexique, où le décès d'Halyna Hutchins est survenu
  • Cette plainte s'ajoute à de nombreuses autres procédures civiles déjà engagées ces derniers mois par des membres de l'équipe du film

LOS ANGELES: La famille d'une cinéaste tuée par le tir accidentel d'un revolver sur le tournage du western "Rust" a porté plainte mardi contre l'acteur Alec Baldwin, réclamant des dommages et intérêts "substantiels", ont annoncé ses avocats.

Au moment du drame, le 21 octobre dans un ranch de Santa Fe (Nouveau-Mexique), Alec Baldwin manipulait un revolver tandis qu'il travaillait une scène avec la directrice de la photographie Halyna Hutchins. On lui avait présenté l'arme comme étant inoffensive car elle était censée ne contenir que des balles factices mais le coup était parti, blessant mortellement la cinéaste de 42 ans.

Brian Panish, qui représente l'époux et le fils d'Halyna Hutchins, a notamment mis en cause lors d'une conférence de presse mardi le "comportement dangereux" d'Alec Baldwin. Il a aussi accusé les mesures d'économies décidées par l'acteur et les autres producteurs du western à petit budget d'avoir abouti à la mort d'Halyna Hutchins.

L'avocat a cité une liste recensant selon lui "au moins 15 critères" en vigueur dans l'industrie du cinéma qui ont été ignorés sur le tournage de "Rust" par la production.

M. Panish estime notamment qu'un revolver factice aurait dû être employé plutôt qu'une arme opérationnelle et qu'il n'y avait pas d'individu qualifié pour manipuler les armes à feu au moment de l'accident. Il a enfin déploré le fait que l'équipe n'ait pas été dotée d'équipements de protection, comme c'est le cas lors du tournage de certaines scènes nécessitant le tir de cartouches à blanc.

La plainte a été déposée dans l'Etat du Nouveau-Mexique, où le décès d'Halyna Hutchins est survenu.

Interrogé sur le montant des indemnités que la famille allait demander, Brian Panish a répondu: "nous pensons qu'il va être substantiel".

Cette plainte s'ajoute à de nombreuses autres procédures civiles déjà engagées ces derniers mois par des membres de l'équipe du film.

Au mois de novembre, le chef éclairagiste Serge Svetnoy avait porté plainte pour "négligence" contre l'acteur, la production et l'armurière du tournage, Hannah Gutierrez-Reed. 

Cette dernière a elle-même porté plainte le mois dernier contre l'homme qui avait fourni les munitions utilisées sur le tournage, l'accusant d'avoir laissé des balles réelles parmi les cartouches factices.

Une enquête criminelle est parallèlement toujours en cours.

Les policiers cherchent notamment à savoir comment des munitions réelles ont pu se trouver sur le tournage, ce qui est en théorie formellement interdit.

Aucune arrestation n'a eu lieu à ce jour dans ce dossier mais des poursuites pénales ne sont pas exclues au cas où des responsabilités seraient établies, avaient souligné peu après le drame les services de la procureure de Santa Fe.

Dans un entretien avec la chaîne ABC, Alec Baldwin a déclaré ne se sentir ni coupable ni même "responsable" de la mort d'Halyna Hutchins, assurant que celle-ci lui avait demandé de pointer vers elle son revolver, censé être totalement inerte.


Witkoff voit des «signaux forts» en faveur d'un accord avec l'Iran

Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
Short Url
  • "Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche
  • Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur

WASHINGTON: Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff.

"Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur.

 

 


Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.  "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie. "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
Short Url
  • L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran
  • A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées"

ABBAYE-DES-VAUX-DE-CERNAY: Les ministres des Affaires étrangères du Groupe G7 ont entamé jeudi, sans l'Américain Marco Rubio, une réunion près de Paris avec la volonté affichée de pousser Washington à une désescalade au Moyen-Orient sans pour autant oublier l'Ukraine.

Le secrétaire d'Etat américain rejoindra vendredi matin ses homologues à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran, qui a des répercussions économiques mondiales en raison du quasi blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran depuis près d'un mois.

A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées".

"Nous constatons que la Russie aide l'Iran sur le plan du renseignement pour cibler des Américains, pour tuer des Américains (au Moyen-Orient), et la Russie fournit également désormais des drones à l'Iran afin que (ce pays) puisse attaquer les pays voisins ainsi que les bases militaires américaines", a-t-elle déclaré à des journalistes.

"Si l'Amérique veut que la guerre au Moyen-Orient cesse, (...) elle doit aussi exercer une pression sur la Russie afin qu'elle ne puisse pas aider (l'Iran) dans ce sens", a-t-elle souligné.

"On a des raisons de penser qu'aujourd'hui la Russie soutient les efforts militaires de l'Iran qui semblent être dirigés notamment sur des cibles américaines", a de son côté déclaré jeudi soir le ministre français Jean-Noël Barrot, lors d'une conférence de presse clôturant la première journée des discussions.

De son côté, la ministre canadienne Anita Anand a appelé le G7 à soutenir "collectivement" une désescalade au Moyen-Orient, dans un entretien à l'AFP.

"Pour le gouvernement allemand, il est très important de savoir précisément ce que nos partenaires américains comptent faire", a pour sa part souligné le ministre allemand Johann Wadephul, alors que la confusion règne sur de potentielles négociations directes entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.

L'Iran aurait répondu à la proposition annoncée par le président américain Donald Trump, et reçue via le médiateur pakistanais, a affirmé jeudi une source citée par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Jeudi, l'émissaire américain Steve Witkoff a quant à lui assuré qu'il existait des "signaux forts" montrant que Téhéran veut passer un accord avec les Etats-Unis.

Mercredi, la télévision d'Etat avait pourtant affirmé que l'Iran avait rejeté ce plan tandis que la Maison Blanche menaçait de déchaîner "l'enfer" sur le pays en cas d'échec des négociations.

La France, qui exerce la présidence du G7 cette année, prône elle aussi la voie diplomatique, redoutant d'être entraînée dans le conflit.

Bien que disposant de bases militaires dans les pétromonarchies du Golfe avec lesquels elle est liée par des accords de coopération de sécurité, elle a constamment souligné que sa posture était "purement défensive".

Difficile convergence de vues 

Mais cette position semble de plus en plus difficile à tenir alors que ces Etats sont visés par les frappes iraniennes, en représailles aux tirs provenant de bases américaines implantées au Moyen-Orient.

Au G7, la principale session de travail consacrée à la guerre au Moyen-Orient se tiendra vendredi.

Les chefs de la diplomatie des grands pays émergents (Inde et Brésil) ont été invités, de même que les ministres ukrainien, saoudien et sud-coréen.

L'Italie compte "promouvoir une désescalade" et assurer de "la disponibilité du gouvernement italien à contribuer aux efforts visant à garantir un passage sûr à travers le détroit d'Ormuz", selon une source diplomatique italienne.

Le Royaume-Uni et la France vont réunir cette semaine une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.

"La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine.

Signe de la difficulté à faire converger les vues, cette réunion s'achèvera vendredi avec la publication d'un communiqué de la présidence française, plutôt qu'un communiqué conjoint, a indiqué une source diplomatique.

La ministérielle Affaires étrangères précèdera un G7 Finances et Energie avec les Banques centrales programmée lundi en visio-conférence.

 


Iran: Trump repousse son ultimatum au 6 avril

Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
Short Url
  • "A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."
  • "Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien."

"A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."

"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.