Les Pays-Bas annoncent la levée de la plupart des restrictions sanitaires

Les Pays-Bas, qui comptent environ 17 millions d'habitants, ont enregistré un nombre impressionnant de 482 695 contaminations la semaine dernière. (AFP)
Les Pays-Bas, qui comptent environ 17 millions d'habitants, ont enregistré un nombre impressionnant de 482 695 contaminations la semaine dernière. (AFP)
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Publié le Mercredi 16 février 2022

Les Pays-Bas annoncent la levée de la plupart des restrictions sanitaires

  • Le pass sanitaire tombera et les bars, boîtes de nuit et restaurants retourneront «aux heures de fermeture normales», comme avant la pandémie, a annoncé l'exécutif
  • La distanciation sociale et les masques ne seront plus obligatoires dans la plupart des lieux publics et la période de quarantaine en cas de contamination passera à cinq jours

LA HAYE: Les Pays-Bas ont à leur tour annoncé mardi la levée dès le 25 février de la plupart des restrictions sanitaires, malgré le nombre toujours élevé des contaminations au variant Omicron du coronavirus.


Le pass sanitaire tombera et les bars, boîtes de nuit et restaurants retourneront "aux heures de fermeture normales", comme avant la pandémie, a annoncé l'exécutif. 


La distanciation sociale et les masques ne seront plus obligatoires dans la plupart des lieux publics et la période de quarantaine en cas de contamination passera à cinq jours. 


"Le pays ouvre à nouveau", a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre de la Santé Ernst Kuipers, tout en avertissant que la pandémie n'était "pas terminée". 


"Nous pouvons être optimistes mais nous devons aussi être réalistes", a-t-il déclaré.


Les Pays-Bas avaient imposé certaines des restrictions les plus strictes d'Europe en décembre après une flambée des contaminations au variant Omicron, avant de les lever progressivement.


Ils rejoignent désormais les pays comme le Danemark et la Norvège qui ont levé la plupart des restrictions.


Les Pays-Bas, qui comptent environ 17 millions d'habitants, ont enregistré un nombre impressionnant de 482 695 contaminations la semaine dernière, chiffre néanmoins en baisse de 22% par rapport à la semaine précédente.


Les limites du nombre d'invités autorisés à domicile prennent fin immédiatement, tout comme la recommandation de toujours privilégier le télétravail, qui passe à la moitié de la semaine. 


Les bars et restaurants, qui doivent pour l'instant fermer leurs portes à 22H00, pourront dès vendredi rester ouverts jusqu'à 01H00 du matin, à l'instar des boîtes de nuits, finalement autorisées à accueillir les fêtards. 


Le 25 février, "nous reviendrons aux heures de fermeture normales", comme avant la pandémie, a précisé M. Kuipers.  


"Les jeunes doivent pouvoir déployer leurs ailes", a-t-il déclaré.


Les visiteurs devront présenter un test négatif afin de se rendre à des événements de plus de 500 personnes.


Les masques ne seront obligatoires que dans les transports en commun et à l'aéroport, a également annoncé le gouvernement. 


Les interdictions de voyager dans plusieurs pays hors UE seront abandonnées, mais les voyageurs des pays membres de l'UE devront toujours présenter une preuve de vaccination ou un test négatif.


Le ministre de la Santé a pris ses fonctions au sein du nouveau gouvernement de Mark Rutte en janvier et a rapidement signalé qu'il souhaitait ramener la société à la normale. 


Les Pays-Bas ont connu des manifestations violentes en 2021 contre les restrictions liées au coronavirus, la police tirant des coups de semonce et blessant plusieurs manifestants à Rotterdam (sud-ouest) en novembre.


Le gouvernement néerlandais réévaluera la situation le 15 mars, a annoncé M. Kuipers. 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.