Liberté d'expression et Hitler: le fantasque Elon Musk crée la controverse

Elon Musk s'exprime lors d'une conférence de presse sur l'installation Starbase de SpaceX au Texas, le 17 février 2022. (Photo, AFP)
Elon Musk s'exprime lors d'une conférence de presse sur l'installation Starbase de SpaceX au Texas, le 17 février 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 18 février 2022

Liberté d'expression et Hitler: le fantasque Elon Musk crée la controverse

  • Un avocat d'Elon Musk a estimé jeudi dans une lettre adressée à un juge que le gendarme de la Bourse menait une «campagne de harcèlement» à l'encontre du constructeur de voitures électriques Tesla
  • L'homme le plus riche au monde avait apporté son soutien aux routiers canadiens menant la contestation contre les restrictions sanitaires imposées par le gouvernement

NEW YORK: Coutumier des messages polémiques, Elon Musk a lancé jeudi une double salve en accusant un régulateur américain de chercher à museler sa liberté d'expression et en comparant le Premier ministre canadien à Hitler dans un tweet qu'il a par la suite effacé.

Un avocat du constructeur de voitures électriques Tesla a estimé jeudi dans une lettre adressée à un juge que le gendarme de la Bourse (SEC) menait une "campagne de harcèlement" à l'encontre de M. Musk, dans le cadre d'un accord noué entre les deux parties.

La SEC avait infligé plusieurs sanctions après un tweet dans lequel le chef d'entreprise assurait en 2018 disposer des financements appropriés pour retirer Tesla de la Bourse, sans en apporter la preuve.

Après un nouveau tweet malencontreux début 2019, M. Musk avait accepté que ses messages directement liés à l'activité de Tesla soient préapprouvés par un juriste compétent avant d'être diffusés sur les réseaux sociaux.

Mais la SEC n'a pas rempli sa part de l'accord, en tardant à reverser aux actionnaires les 40 millions de dollars d'amendes infligées à M. Musk et Tesla, affirme l'avocat.

Elle utilise en revanche cet accord "pour essayer de museler et de harceler M. Musk et Tesla", notamment "parce que M. Musk émet régulièrement des critiques contre l'intervention des pouvoirs publics", affirme-t-il dans sa lettre.

"Les efforts démesurés de la SEC semblent calculés pour tempérer" le droit à la liberté d'expression, y est-il ajouté.

Cette missive a été rendue publique quelques heures après la diffusion sur Twitter par l'entrepreneur d'une image comparant le Premier ministre canadien Justin Trudeau à Adolf Hitler.

L'homme le plus riche au monde avait déjà apporté son soutien aux routiers canadiens menant la contestation contre les restrictions sanitaires imposées par le gouvernement.

Jeudi, il répondait à un article rapportant que les autorités canadiennes avaient demandé aux institutions financières de ne pas faciliter les transactions en cryptomonnaies destinées à soutenir les manifestants.

Sur l'image figure une photo du dirigeant nazi et le message "arrêtez de me comparer à Justin Trudeau".

Le Comité des juifs américains a réagi sur le réseau social en estimant que M. Musk avait fait preuve d'un "discernement extrêmement médiocre en invoquant Hitler pour faire valoir son point de vue sur les réseaux sociaux".

"Il doit s'excuser immédiatement", est-il ajouté.

Le tweet de M. Musk a par la suite été effacé, "supprimé par son auteur" selon un message inscrit à la place.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com