Nouveaux heurts à Jérusalem-Est entre policiers israéliens et Palestiniens

Des membres des gardes-frontières israéliens s'approchent de manifestants palestiniens lors d'une manifestation dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est annexée par Israël le 18 février 2022. (Photo, AFP)
Des membres des gardes-frontières israéliens s'approchent de manifestants palestiniens lors d'une manifestation dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est annexée par Israël le 18 février 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 18 février 2022

Nouveaux heurts à Jérusalem-Est entre policiers israéliens et Palestiniens

  • Déployant des tapis de prière sur l'asphalte d'une rue, des Palestiniens ont prié avant d'être rejoints par des manifestants opposés à l'éviction de Palestiniens de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est
  • Des manifestants palestiniens ont également affronté les forces israéliennes à Hébron et à Beita en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967

JERUSALEM : Des affrontements ont opposé vendredi la police israélienne à des manifestants marquant leur soutien à des familles palestiniennes menacées d'expulsion dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est, partie palestinienne occupée et annexée par Israël.

Déployant des tapis de prière sur l'asphalte d'une rue, des Palestiniens ont prié avant d'être rejoints par des manifestants opposés à l'éviction de Palestiniens de ce quartier devenu le symbole de la lutte contre la colonisation israélienne à Jérusalem-Est. 

"Mon devoir comme Palestinien est d'être ici avec tout Palestinien luttant pour sa terre", a déclaré à l'AFP Abdallah Grifat, 30 ans.

Sommés par les forces de l'ordre de libérer le passage, les manifestants ont refusé. La police montée a alors chargé la petite foule, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Un journaliste de l'AFP a vu deux personnes détenues par des policiers. Mais la police a affirmé qu'aucune arrestation n'a eu lieu, évoquant une "émeute".

Des manifestants palestiniens ont également affronté les forces israéliennes à Hébron et à Beita en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

A Beita, dans le nord de la Cisjordanie, un photographe de l'AFP a été blessé par une balle en caoutchouc tirée par les forces israéliennes. Selon l'agence palestinienne WAFA, 23 Palestiniens ont été blessés.  

Dimanche, des heurts à Cheikh Jarrah avaient opposé la police israélienne à des manifestants palestiniens dont 31 blessés ont été blessés, à la suite de la visite d'un député d'extrême droite israélien venu soutenir les habitants juifs.

A Cheikh Jarrah, plusieurs familles israéliennes sont menacées d'expulsion. 

En mai 2021, des manifestations en soutien à ces familles avaient dégénéré et des centaines de Palestiniens avaient été blessés. Le mouvement palestinien Hamas avait alors lancé depuis l'enclave palestinienne de Gaza des roquettes vers Israël qui avait répliqué, des violences suivies d'une guerre de 11 jours.

Le Hamas a de nouveau averti jeudi que "la violation des lignes rouges à Cheikh Jarrah" pourrait "préparer l'atmosphère pour la prochaine explosion".

Vendredi, des représentants du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), accompagnés de membres d'ONG palestiniennes, ont rendu visite à l'une des familles qui pourrait se voir expulser. 

"L'ONU a maintes fois appelé à observer une pause dans les expulsions et démolitions en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est", a déclaré dans un communiqué l'Ocha.

Plus de 300 000 Palestiniens et 210 000 colons israéliens vivent aujourd'hui à Jérusalem-Est.

La colonisation est illégale au regard du droit international.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com