Grève à la RATP: Paris et l'Ile-de-France échappent à la paralysie, pas aux bouchons

Gare de Montparnasse à Paris le 18 février 2022 alors que les employés de la RATP se mettent en grève (Photo, AFP)
Gare de Montparnasse à Paris le 18 février 2022 alors que les employés de la RATP se mettent en grève (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 19 février 2022

Grève à la RATP: Paris et l'Ile-de-France échappent à la paralysie, pas aux bouchons

  • La direction de la RATP a compté moins d'un quart de grévistes dans l'entreprise, très concentrés sur les métiers de la conduite
  • Ce vendredi, alors que beaucoup de travailleurs craignaient une journée noire, la matinée n'a finalement pas donné lieu à de grosses difficultés dans les transports publics

PARIS: Les habitants de la région parisienne ont été confrontés vendredi à une grève de la RATP pour les salaires, la première massive depuis le début de la pandémie, mais Paris n'a pas été paralysée malgré des bouchons importants de la matinée sur les routes d'Ile-de-France.

La direction de la RATP a compté "moins d'un quart de grévistes dans l'entreprise, très concentrés sur les métiers de la conduite". Les syndicats ont eux salué une "mobilisation réussie" et laissé entrevoir d'autres actions face au blocage des négociations.

Ce vendredi, alors que beaucoup craignaient une journée noire, la matinée n'a finalement pas donné lieu à de grosses galères.

"C'est mieux qu'annoncé. Il y aura des perturbations fortes (...), mais ce sera mieux", a rapidement estimé le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

Les mieux lotis ont pu s'épargner des difficultés de transport en optant pour le télétravail: concrètement, les usagers franciliens ont paru en mesure de s'adapter, à l'image de Pierre-Yves Humbert, 33 ans, désireux de rejoindre le centre de Paris depuis Vincennes.

"C'est un peu long et on est un peu désorienté", mais "ça devrait le faire", a-t-il commenté vers 08H00, au moment de trouver une rame de métro à la Nation. "Le télétravail? (...) Mes patrons ne sont pas trop chauds", a-t-il en revanche noté.

Bouchons

Ceux qui n'ont pas télétravaillé ont pu bénéficier aux heures de pointe de deux lignes de métro supplémentaires par rapport aux prévisions (les 11 et 12). A l'inverse, les lignes 2, 3bis, 5, 7bis, 8 et 10 n'ont pas fonctionné et les perturbations ont aussi touché RER, trams et autobus.

Hormis les deux lignes automatiques (1 et 14), les métros ont été à l'arrêt entre 09H30 et 16H30, et les quelques lignes ouvertes devaient s'arrêter à 19H30.

Alors, faute de transports publics ou pour compléter leur trajet, les Franciliens qui le pouvaient ont marché, enfourché un vélo ou sauté sur une trottinette, ou changé d'itinéraire.

Nombre d'entre eux ont été contraints de se rabattre sur leurs voitures: sur l'ensemble de l'Ile-de-France, la direction des routes a comptabilisé, via son site Sytadin, jusqu'à 270 kilomètres de bouchons un peu avant 08H00 puis avant 09H00, un cumul "exceptionnel" pour ces heures. Les bouchons sont restés importants jusqu'à 15H00 selon Sytadin.

De quoi donner un arrière-goût de la dernière grande grève d'ampleur contre la réforme des retraites, fin 2019, juste avant la pandémie.

"Aujourd'hui, c'est plus de cinq millions de voyageurs qui sont pris en otages, des commerces et des services désertés. Attention à ce que la capitale ne finisse par être perçue comme une ville où il est de plus en plus difficile de vivre, de travailler et de se déplacer en toute liberté", s'est plaint Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris Ile-de-France.

Les critiques sont aussi venues du gouvernement. "Il y a une forme de grève réflexe que moi je ne comprends pas", a réagi son porte-parole Gabriel Attal sur BFMTV et RMC. "On peut avoir des revendications salariales. (Mais) faire grève un jour de grand départ en vacances, je ne pense pas que ce soit une bonne idée", a dit sur France Inter la ministre du Travail Elisabeth Borne, ancienne patronne de la RATP.

Départs en vacances

A la gare de Lyon, en ce premier jour de départ en vacances, de nombreux voyageurs s'étaient rabattus sur les deux lignes automatisées, les RER ou sur des taxis pour arriver à temps. Sven Roth, un Anglais en chemin avec sa fille pour aller skier dans les Alpes, racontait s'être jeté dans le métro Gare du Nord alors qu'il fermait, pour monter ensuite dans un RER bondé.

A la sortie de la gare vers 22H00, il fallait environ une demi-heure pour attraper un taxi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Sur fond d'inquiétude provoquée par l'ouverture à la concurrence, les syndicats réclament au moins 3% d'augmentation quand la direction leur propose 2,7% en moyenne, dont seulement 0,4% pour tout le monde, le reste étant individualisé. 

Des négociations avaient lieu ce vendredi, mais elles se sont conclues sur une tonalité très différente: la direction s'est félicitée dans un communiqué des mesures prises, en annonçant notamment une prime de 200 euros net pour les plus bas salaires (24.000 salariés au total).

« Durcissement » ?

"Les discussion sont au point mort. La direction est irresponsable", ont réagi les syndicats dans un communiqué commun. "Le compte n'y est toujours pas!"

"Le dialogue social se résume en un dialogue patronal. (...) On ne s'interdit rien et la rentrée pourrait être chaude", a déclaré à l'AFP Laurent Djebali, de Force ouvrière (FO), dénonçant un "simulacre de discussion".

Après avoir évoqué une première "réussie". Arole Lamasse, de l'Unsa, n'a pas non plus exclu un "durcissement". 

La direction de la RATP a précisé vendredi soir que les négociations annuelles étaient "terminées".


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".