La reine Elizabeth II positive au Covid avec des symptômes «légers»

Dans cette photo d'archive prise le 12 juin 2021, la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne assiste à une cérémonie militaire pour marquer son anniversaire officiel au château de Windsor à Windsor. (Photo, AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 12 juin 2021, la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne assiste à une cérémonie militaire pour marquer son anniversaire officiel au château de Windsor à Windsor. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 20 février 2022

La reine Elizabeth II positive au Covid avec des symptômes «légers»

  • La souveraine, qui vient de passer le cap des 70 ans de règne, un record pour la monarchie britannique, avait rencontré le 8 février son fils le prince Charles, deux jours avant que celui-ci ne soit testé positif
  • Selon les médias britanniques, la reine, qui fêtera ses 96 ans le 21 avril est triplement vaccinée, tout comme son fils et l'épouse de ce dernier, Camilla, également testée positive récemment

LONDRES : La reine Elizabeth II, 95 ans, a été testée positive à la Covid-19 dimanche mais ne présente que des symptômes "légers", a annoncé le palais de Buckingham, ravivant les inquiétudes sur l'état de santé de la monarque la plus célèbre de la planète.

La souveraine, qui vient de passer le cap des 70 ans de règne, un record pour la monarchie britannique, avait rencontré le 8 février son fils le prince Charles, deux jours avant que celui-ci ne soit testé positif.

"Le palais de Buckingham confirme que la reine a été testée positive à la Covid aujourd'hui", a-t-il annoncé dimanche.

"Sa Majesté a des symptômes semblables à ceux d'un rhume mais s'attend à poursuivre pendant la semaine qui vient des tâches légères à Windsor", château dont elle a fait son lieu principal de résidence depuis le début de la pandémie, ajoute le communiqué, se montrant ainsi rassurant sur son état de santé.

"Elle continuera à recevoir une surveillance médicale et suivra toutes les recommandations appropriées", poursuit-il.

Selon les médias britanniques, la reine, qui fêtera ses 96 ans le 21 avril est triplement vaccinée, tout comme son fils et l'épouse de ce dernier, Camilla, également testée positive récemment.

«Surveillée de très près»

Le Premier ministre Boris Johnson, qui avait passé plusieurs jours en soins intensifs au printemps 2020 avec la Covid-19, lui a souhaité sur Twitter un "prompt rétablissement et un retour rapide à une bonne santé éclatante". Aux voeux des responsables politiques britanniques se sont par exemple ajoutés ceux du patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

La nouvelle, alors que le gouvernement s'apprête à abandonner les dernières restrictions sanitaires, intervient dans un contexte chargé pour la reine. Son deuxième fils le prince Andrew a conclu un accord pour mettre un terme à une plainte aux Etats-Unis pour agressions sexuelles et Scotland Yard a ouvert une enquête liée à une fondation du prince Charles.

La reine "sera surveillée de très près dans les jours qui viennent", pour ce qui, si tout va bien, "n'est rien de plus qu'une petite gêne", a quant à lui souligné Joe Little, rédacteur en chef de Majesty Magazine.

"Elle est plus que prête à faire face à ce qui l'attend", a souligné sur Sky News le commentateur royal Alastair Bruce.

Depuis une hospitalisation pendant une nuit en octobre, pour une raison jamais précisée, les apparitions de la souveraine étaient devenues rares. Mais le palais a annoncé récemment une reprise de ses activités publiques, avec notamment une cérémonie le 29 mars à l'Abbaye de Westminster à la mémoire du prince Philip, son époux décédé l'an dernier.

Depuis son entrevue avec son fils, la reine avait notamment effectué mercredi dernier un engagement public en personne, en recevant le Major General Eldon Millar, chargé d'effectuer la liaison entre la reine et les forces armées, et son prédécesseur le Rear Admiral James Macleod, au château de Windsor, à une quarantaine de kilomètres de Londres.

Jubilé de platine

Une vidéo de la rencontre la montrait accueillant les deux militaires debout, souriante, portant une robe à motifs, avec une canne dans les mains. "Comme vous pouvez le voir, je ne peux pas bouger", déclarait-elle en montrant son pied ou sa jambe gauche.

Cette apparition de la reine avait donné un signal de nature à calmer les inquiétudes au sujet de son état de santé, particulièrement scruté depuis sa nuit d'hôpital à l'automne pour des examens "préliminaires" dont la nature n'a jamais depuis été précisée.

Les services du prince Charles, 73 ans, avaient annoncé le 10 février que l'héritier de la couronne britannique avait été testé positif à la Covid - pour la deuxième fois - et qu'il s'isolait. Il avait rencontré sa mère 48 heures plus tôt.

L'entourage de la monarque avait alors indiqué qu'elle ne présentait aucun symptôme, sans vouloir dire si elle avait été testée positive ou négative, alimentant l'inquiétude.

Quatre jours de festivités sont prévus pour célébrer le jubilé de platine de la reine, qui a passé le 6 février le cap des sept décennies de règne.


Iran: Trump maintient que le cessez-le-feu est en vigueur malgré des échanges de frappes

Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
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  • Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz
  • "Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui le cessez-le-feu était toujours en vigueur

WASHINGTON: Donald Trump a maintenu jeudi que le cessez-le-feu tenait toujours, alors que Téhéran accuse Washington de l'avoir violé et que les hostilités reprennent dans le Golfe.

Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz.

"Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui le cessez-le-feu était toujours en vigueur.

Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre.

Et vendredi matin, la défense aérienne des Emirats arabes unis est en action face à des drones et missiles tirés, selon leur ministère de la Défense, depuis l'Iran.

Téhéran n'a pas réagi dans l'immédiat à cette information. Il avait démenti "catégoriquement" plus tôt cette semaine tout rôle dans des attaques ces derniers jours rapportées par le pays du Golfe.

Donald Trump a appelé l'Iran à signer un accord "RAPIDEMENT" dans un message posté sur sa plateforme Truth Social, sous peine d'être frappé "bien plus violemment à l'avenir".

"Les forces américaines ont intercepté des attaques iraniennes non provoquées et riposté avec des frappes défensives" après que trois de leurs destroyers lance-missiles ont été attaqués en traversant le détroit d'Ormuz vers le golfe d'Oman par des "missiles, drones et petits bateaux" iraniens, a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient sur X.

Elles ont "neutralisé les menaces et ciblé les installations militaires iraniennes responsables des attaques contre les forces américaines, dont des sites de lancement de missiles et de drones, des centres de commandement et de contrôle, et des bases de renseignement, de surveillance et de reconnaissance", a-t-il ajouté.

"Aucun navire américain n'a été touché", a précisé l'armée américaine.

"Cessez-le-feu durable" 

Le commandement militaire iranien a accusé Washington d'avoir violé le cessez-le-feu en prenant pour "cible un pétrolier iranien quittant les côtes iraniennes, ainsi qu'un autre bateau", dans un communiqué cité par la télévision d'Etat.

Il a ajouté avoir "immédiatement riposté en attaquant des navires militaires américains, leur infligeant des dommages importants".

La télévision iranienne avait rapporté un peu plus tôt des explosions entendues dans un port de l'île de Qeshm, située dans le détroit d'Ormuz.

Téhéran verrouille ce passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures depuis le début de la guerre le 28 février, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

"Je crois fermement que ce cessez-le-feu deviendra un cessez-le-feu durable", a déclaré jeudi dans un discours télévisé le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, dont le pays œuvre comme médiateur et est "resté en contact permanent avec l'Iran et les Etats-Unis, jour et nuit".

En l'absence de percée dans les tractations, les cours du pétrole ont modérément baissé jeudi et remontent légèrement vendredi matin. Le baril de Brent, la référence mondiale, s'échangeait au-dessus de 101 dollars vers 03H20 GMT.

Donald Trump avait jugé mercredi "très possible" un accord de paix avec la République islamique en évoquant de "très bonnes discussions dans les dernières 24 heures", même s'il avait de nouveau agité en parallèle la menace d'une reprise des bombardements.

Négociations 

Mardi, le président américain avait annoncé, compte tenu des "grands progrès accomplis en vue d'un accord", la suspension de l'opération américaine lancée seulement la veille pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz.

Si l'Iran a estimé que les Etats-Unis cherchaient à forcer sa "reddition", il s'est gardé de claquer la porte, le porte-parole de sa diplomatie, Esmaïl Baghaï, affirmant mercredi que son pays "examinait toujours le plan et la proposition américaine" et "communiquera(it) sa position à la partie pakistanaise, une fois arrêtée".

Jusque-là, la seule session de négociations, qui s'est tenue il y a bientôt un mois à Islamabad, n'a pas abouti.

Dans le stratégique détroit d'Ormuz, quelque 1.500 navires et environ 20.000 membres d'équipage restent "piégés", selon le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), une agence de l'ONU.

Washington maintient de son côté son blocus des ports iraniens lancé le 13 avril.

Rencontre Israël-Liban 

Sur le front libanais du conflit, de nouvelles discussions entre Israël et le Liban vont se tenir à Washington les 14 et 15 mai, en dépit d'un cessez-le-feu fragilisé par la poursuite des hostilités entre le Hezbollah et l'armée israélienne, a indiqué jeudi la diplomatie américaine.

Deux premières séances de négociations directes dans la capitale américaine entre ambassadeurs israélien et libanais avaient eu lieu les 14 et 23 avril.

Les deux pays sont officiellement en état de guerre depuis 1948 et les sessions d'avril étaient les premières du genre en 33 ans.

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre éventuelle avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Malgré la trêve, des combats se poursuivent au Liban. Des frappes israéliennes ont fait au moins 12 morts, dont deux enfants, jeudi dans le sud du pays, selon le ministère de la Santé.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à Téhéran, revendique lui des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays.


Arrivée en Australie de proches de jihadistes du groupe EI en Syrie

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
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  • Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie
  • Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC

MELBOURNE: Un avion de Qatar Airways transportant des ressortissants australiens, des femmes et des enfants liés à des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, est arrivé jeudi à Melbourne, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport.

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie.

Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC.

 


L'armée américaine dit avoir «neutralisé» un pétrolier ayant tenté de forcer le blocus des ports iraniens

Un F/A-18 Super Hornet américain, décollé de l'USS Abraham Lincoln, a endommagé le gouvernail d'un navire battant pavillon iranien dans le golfe d'Oman. (US Navy/AFP)
Un F/A-18 Super Hornet américain, décollé de l'USS Abraham Lincoln, a endommagé le gouvernail d'un navire battant pavillon iranien dans le golfe d'Oman. (US Navy/AFP)
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  • Il s'agit de la deuxième fois que les Etats-Unis interviennent pour neutraliser un navire iranien ne se pliant pas au blocus qu'ils ont mis en place le 13 avril, après qu'un premier round de négociations avec Téhéran n'a pas abouti
  • Le 19 avril, les forces américaines, depuis un destroyer cette fois, avaient ciblé la salle des machines du Touska après avoir ordonné à l'équipage de l'évacuer, neutralisant ainsi le bateau

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mercredi avoir tiré sur un pétrolier battant pavillon iranien ayant tenté de forcer le blocus des ports iraniens imposé par Washington pour en "neutraliser le gouvernail".

"Les forces américaines opérant dans le Golfe ont fait respecter les mesures de blocus en neutralisant un pétrolier battant pavillon iranien sans cargaison qui tentait de naviguer vers un port iranien mercredi, à 9H00 heure de Washington", écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

"Après que l'équipage du Hasna n'a pas obtempéré aux avertissements répétés, les forces américaines ont neutralisé le gouvernail du pétrolier en tirant plusieurs salves" depuis un avion lancé depuis le porte-avions Abraham Lincoln, déployé dans la région, a-t-il ajouté, précisant que "le Hasna ne fait plus route vers l'Iran".

Il s'agit de la deuxième fois que les Etats-Unis interviennent pour neutraliser un navire iranien ne se pliant pas au blocus qu'ils ont mis en place le 13 avril, après qu'un premier round de négociations avec Téhéran n'a pas abouti.

Le 19 avril, les forces américaines, depuis un destroyer cette fois, avaient ciblé la salle des machines du Touska après avoir ordonné à l'équipage de l'évacuer, neutralisant ainsi le bateau.

Si le blocus des ports iraniens se poursuit, Donald Trump a annoncé mardi la suspension de l'opération américaine "Projet Liberté", lancée juste 48 heures plus tôt pour permettre à des centaines de navires coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz, "compte tenu des grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens".

Mais le président américain a augmenté la pression sur l'Iran mercredi en menaçant de bombarder le pays avec une "intensité bien plus forte qu'avant" si ses dirigeants ne concluaient pas d'accord avec Washington.