Israël: L'accord sur le nucléaire iranien rendra le Moyen-Orient «plus violent»

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett préside la réunion hebdomadaire du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 20 février 2022. (Photo, AFP)
Le Premier ministre israélien Naftali Bennett préside la réunion hebdomadaire du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 20 février 2022. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 22 février 2022

Israël: L'accord sur le nucléaire iranien rendra le Moyen-Orient «plus violent»

  • «Le nouvel accord est plus concis et plus fragile que le précédent», a affirmé M. Bennett lors d’une réunion de son gouvernement
  • Il soutient que la levée immédiate des sanctions rapporterait des milliards de dollars à l’Iran, que ses mandataires hostiles dépenseraient le long des frontières d’Israël

DJEDDAH/JÉRUSALEM: Le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a déclaré dimanche dernier que le nouvel accord sur le nucléaire iranien était moins rigoureux que le précédent et qu’il conduirait à un «Moyen-Orient plus violent et plus instable».

«Le nouvel accord est plus concis et plus fragile que le précédent», a affirmé M. Bennett lors d’une réunion de son gouvernement. Il a lancé une nouvelle fois cette mise en garde lors de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines.

Les négociations entre les grandes puissances se tiennent à Vienne. Elles visent à relancer l’accord de 2015 qui allégerait les sanctions imposées à l’Iran en échange de restrictions sur son programme nucléaire.

L’avertissement du Premier ministre israélien intervient au moment où les députés iraniens exhortent le président iranien, Ebrahim Raïssi, à exiger des garanties des États-Unis et des trois pays européens qu’ils ne se retireraient pas de l’accord après sa renégociation.

Dans un communiqué adressé au président Raïssi et lu au Parlement, 250 des 290 députés énoncent un certain nombre de conditions pour parvenir à un accord.

Les députés soulignent également qu’un retour à l’accord ne devrait avoir lieu que si toutes les sanctions – y compris celles qui concernent la technologie des missiles et les droits de l’homme – sont levées.

L’accord initial allégeait les sanctions économiques paralysantes imposées à la République islamique d’Iran en échange de restrictions sur ses activités nucléaires.

Lors des deux forums, M. Bennett a averti que l’Iran avait utilisé la période intérimaire pour accélérer l’enrichissement de son uranium dans le but de le rapprocher d’un niveau militaire.

Il a également noté que les limites de dix ans relatives à l’enrichissement et à d’autres aspects clés du programme nucléaire iranien énoncées dans l’accord initial devraient être levées en 2025 – soit dans deux ans et demi seulement.

Cela «permet à l’Iran de progresser rapidement vers un enrichissement de qualité militaire», précise M. Bennett dans le discours qu’il a adressé aux dirigeants juifs américains.

En attendant, il soutient que la levée immédiate des sanctions rapporterait des milliards de dollars à l’Iran, que ses mandataires hostiles dépenseraient le long des frontières d’Israël.

«Pour Israël et toutes les forces en quête de stabilité au Moyen-Orient, le nouvel accord semble donner naissance à un Moyen-Orient plus violent et plus instable», a-t-il souligné.

Il réitère sa promesse, affirmant qu’Israël ne permettra pas à l’Iran de devenir un État du seuil nucléaire et que l’État hébreu ne s’engagerait pas à respecter un nouvel accord. «Nous avons tracé une ligne rouge, claire et non négociable: Israël maintiendra toujours sa liberté d’action pour se défendre», a-t-il insisté.

Israël considère l’Iran comme son plus grand ennemi. L’État hébreu s’est fermement opposé à l’accord de 2015 et suit avec inquiétude la reprise des pourparlers.

Il a affirmé vouloir un accord amélioré qui impose de plus grandes restrictions au programme nucléaire iranien et qui aborde le programme de missiles à longue portée de l’Iran ainsi que son soutien aux mandataires hostiles le long des frontières d’Israël, à l’image du Hezbollah, un groupe militant libanais.

Israël a également insisté sur le fait que les négociations devraient être accompagnées d’une menace militaire «crédible» pour s’assurer que l’Iran ne reporte pas indéfiniment son engagement.

Fortement encouragé par l’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le président Donald Trump s’était retiré de l’accord initial en 2018. Depuis, l’Iran a intensifié ses activités nucléaires, accumulant un stock d’uranium hautement enrichi qui excède largement les limites de l’accord.

Malgré le soutien d’Israël au retrait du président Trump, dans le pays, d’éminentes voix ont déclaré après coup que cette décision était une erreur.

Les États-Unis ont participé indirectement aux pourparlers actuels en raison de leur retrait de l’accord initial. Le président Joe Biden a fait part de son intention de retourner à l’accord.

Sous Donald Trump, les États-Unis ont imposé à nouveau de lourdes sanctions à la République islamique d’Iran. Téhéran a réagi en augmentant les quantités et la pureté de l’uranium qu’il stockait, en violation de l’accord officiellement connu sous le nom de «Plan d’action global commun».

L’Iran a longtemps soutenu que son programme nucléaire était pacifique. Cependant, les mesures prises par le pays pour s’éloigner de ses obligations définies par l’accord ont alarmé son ennemi juré, Israël, ainsi que les puissances mondiales.

Téhéran a commencé à enrichir de l’uranium à hauteur de 60%, se rapprochant ainsi des 90% nécessaires pour fabriquer une bombe nucléaire. Le pays recourt à des centrifugeuses beaucoup plus perfectionnées que celles qui sont autorisées par l’accord.

Le chancelier allemand, Olaf Scholz, a déclaré samedi dernier aux personnes qui participaient à la conférence annuelle de Munich sur la sécurité que les pourparlers avaient beaucoup progressé au cours des dix derniers mois et que «tous les éléments pour clore les négociations sont déjà sur la table». Mais il a également critiqué l’Iran pour avoir intensifié son enrichissement et restreint les inspections menées par des observateurs de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), un organisme créé par l’ONU.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré qu’il appartenait aux pays occidentaux de faire preuve de flexibilité, ajoutant: «La balle est désormais dans leur camp.»

(Avec l’AP)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Dans une rare visite en Egypte, Xi appelle à combattre «les ingérences» au Moyen-Orient

L'Egypte a déroulé le tapis rouge à Xi Jinping pour cette visite porteuse de promesses financières. (AFP)
L'Egypte a déroulé le tapis rouge à Xi Jinping pour cette visite porteuse de promesses financières. (AFP)
Short Url
  • Pékin, partenaire majeur de Téhéran, est en première ligne et cherche l'appui du Caire, dont les banques sont aussi ciblées
  • La semaine dernière, le Trésor américain a en effet annoncé des sanctions contre la branche émiratie de la deuxième plus grande banque égyptienne, Banque Misr, accusée de participer aux échanges financiers avec Téhéran

LE CAIRE: Le président chinois Xi Jinping, à l'occasion de sa première visite en Egypte en dix ans, a mis en garde mercredi contre les "ingérences extérieures" au Moyen-Orient, au moment où la région s'enfonce de nouveau dans la guerre.

Le conflit était au coeur des discussions au palais d'Al-Ittihadiya au Caire, Xi et son homogue égyptien Abdel Fattah al-Sissi appelant à des "solutions diplomatiques" pour mettre durablement fin aux hostilités.

"Nous devons défendre le principe selon lequel les peuples du Moyen-Orient sont maîtres de leurs propres affaires, nous opposer aux ingérences extérieures (...)", a déclaré M. Xi, dont les propos ont été rapportés par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Il s'est aussi dit prêt à travailler avec les pays de la région pour assurer la sécurité de la navigation, ébranlée par les attaques régulières de navires dans le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Canal de Suez 

L'Egypte a déroulé le tapis rouge à Xi Jinping pour cette visite porteuse de promesses financières.

Les deux pays ont notamment signé un accord lançant la troisième phase de la zone industrielle égypto-chinoise, qui accueille déjà 200 entreprises et représente environ quatre milliards de dollars d'investissements, selon les autorités.

Cette annonce, dont les détails financiers n'ont pas été dévoilés, permettra à Pékin de renforcer davantage sa présence dans la zone du canal de Suez, alors que la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran menace le commerce maritime mondial.

Une série d'accords supplémentaires ont été signés, sans que les autorités égyptiennes en précisent la teneur.

La venue du président chinois intervient au moment où Washington accroît sa pression sur les partenaires commerciaux de l'Iran.

Pékin, partenaire majeur de Téhéran, est en première ligne et cherche l'appui du Caire, dont les banques sont aussi ciblées.

La semaine dernière, le Trésor américain a en effet annoncé des sanctions contre la branche émiratie de la deuxième plus grande banque égyptienne, Banque Misr, accusée de participer aux échanges financiers avec Téhéran.

Autonomie stratégique 

Dans le cadre de son offensive contre l'Iran lancée avec Israël fin février, Washington a juré le mois dernier d'asphyxier l'économie iranienne, menaçant d'élargir ses sanctions, qui pourraient également frapper des banques chinoises.

La Chine, grand acheteur de pétrole iranien, a de son côté promis de défendre ses intérêts.

A l'approche d'une rencontre annoncée entre Xi Jinping et le président américain Donald Trump plus tard en septembre, Pékin cherche également à renforcer ses liens avec les pays de la région proches de Washington.

Or l'Egypte est l'un des plus gros bénéficiaires de l'aide militaire américaine et un médiateur historique clé au Moyen-Orient.

Selon des analystes, Le Caire compte utiliser cette visite pour mettre en avant son autonomie stratégique, en montrant qu'il peut tirer parti de ses relations étroites avec Washington comme avec Pékin.

Abdel Fattah al-Sissi, dans un texte publié mardi dans les médias égyptiens, a ainsi vanté sa "politique étrangère indépendante". Il a aussi assuré que ces deux membres des Brics étaient des "partenaires" pour "renforcer le rôle du Sud global", dans un monde de plus en plus polarisé.

"Générations d'amitié" 

Xi Jinping doit se rendre plus tard mercredi au Grand Musée égyptien près des pyramides de Gizeh.

A travers la mégapole de plus de 26 millions d'habitants, les grandes avenues ont été décorées de drapeaux chinois et égyptiens, ainsi que de panneaux montrant les deux présidents ou vantant des "générations d'amitié égypto-chinoise coulant comme le Nil".

Les investissements chinois jouent déjà un rôle clé dans les grands projets du président Sissi: ils ont financé le quartier des finances et des affaires, constellé de gratte-ciels, dans la nouvelle capitale administrative située à 50 km à l'est du Caire.

Pékin est un important exportateur vers l'Egypte, avec un excédent commercial atteignant 12 milliards de dollars sur les sept premiers mois de 2026, selon les douanes chinoises.

Les deux pays sont également liés par leur coopération militaire: l'Egypte qui, sous l'administration Sissi, est devenue l'un des plus gros pays acheteurs d'armes au monde, a accueilli en août d'importants exercices conjoints de combat aérien avec l'armée chinoise, mettant en scène le puissant chasseur J-16.


Liban: une frappe israélienne tue un homme dans le sud 

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur un quartier de Nabatiyé. L'armée israélienne avait mené plusieurs frappes sur le secteur à l'aube, d'après l'Ani. (AFP)
Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur un quartier de Nabatiyé. L'armée israélienne avait mené plusieurs frappes sur le secteur à l'aube, d'après l'Ani. (AFP)
Short Url
  • Depuis des semaines, les violences se concentrent dans la région de Nabatiyé où l'armée israélienne, qui occupe une partie du sud du Liban, tente de déloger le Hezbollah d'une colline stratégique, Ali Taher
  • Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur Nabatiyé

BEYROUTH: Un homme a été tué et un autre blessé mercredi dans une frappe israélienne sur la ville de Nabatiyé, dans le sud du Liban, a rapporté un média d'Etat, l'armée israélienne affirmant avoir visé des infrastructures du Hezbollah pro-iranien.

Depuis des semaines, les violences se concentrent dans la région de Nabatiyé où l'armée israélienne, qui occupe une partie du sud du Liban, tente de déloger le Hezbollah d'une colline stratégique, Ali Taher.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur un quartier de Nabatiyé. L'armée israélienne avait mené plusieurs frappes sur le secteur à l'aube, d'après l'Ani.

De son côté, l'armée israélienne a annoncé dans un communiqué avoir "frappé des infrastructures terroristes dans la région de Nabatiyé", affirmant riposter "au lancement par le Hezbollah dans la nuit de deux drones d'attaques" contre ses soldats dans la région de la crête d'Ali Taher.

Les violences entre les deux parties ont baissé d'intensité depuis le mois de juin, à la suite d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran puis de la signature d'un accord cadre entre le Liban et Israël.

Mais 11 personnes avaient été tuées le 15 août dans des frappes israéliennes, les attaques les plus meurtrières depuis, et une femme a trouvé la mort la semaine dernière dans un raid israélien.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël le 2 mars en soutien à Téhéran, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

L'accord-cadre signé entre le Liban et Israël prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif israélien du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.

Le Hezbollah est opposé aux négociations entre le Liban et Israël qui doivent en principe tenir une nouvelle session en septembre, dont la date n'a toujours pas été fixée.

Le groupe armé et financé par l'Iran avait déjà entraîné le Liban dans une guerre avec Israël en octobre 2023, en solidarité avec le Hamas palestinien dans la bande de Gaza.

Au total, les deux guerres ont fait 8.920 morts selon le dernier bilan du ministère libanais de la Santé.

 


«Nous ne nous retirerons pas», lance Netanyahu lors d'un déplacement à Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi, lors d'une rare visite dans la bande de Gaza, que son pays n'avait pas l'intention de se retirer des zones qu'il contrôle dans ce territoire palestinien ravagé par la guerre. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi, lors d'une rare visite dans la bande de Gaza, que son pays n'avait pas l'intention de se retirer des zones qu'il contrôle dans ce territoire palestinien ravagé par la guerre. (AFP)
Short Url
  • "Nous contrôlons la zone. Nous ne nous retirerons pas. Nous restons sur cette ligne. Nous contrôlons 60% de la bande de Gaza et nous ne nous arrêterons pas, car nous éliminons, jour après jour, les terroristes qui nous menacent"
  • Le Premier ministre israélien s'exprimait après avoir rencontré des soldats près de la "ligne jaune" qui délimite la zone sous contrôle militaire israélien, après le repli des troupes israéliennes opéré dans le cadre du cessez-le-feu très fragile

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi, lors d'une rare visite dans la bande de Gaza, que son pays n'avait pas l'intention de se retirer des zones qu'il contrôle dans ce territoire palestinien ravagé par la guerre.

"Nous contrôlons la zone. Nous ne nous retirerons pas. Nous restons sur cette ligne. Nous contrôlons 60% de la bande de Gaza et nous ne nous arrêterons pas, car nous éliminons, jour après jour, les terroristes qui nous menacent", a-t-il dit.

Le Premier ministre israélien s'exprimait après avoir rencontré des soldats près de la "ligne jaune" qui délimite la zone sous contrôle militaire israélien, après le repli des troupes israéliennes opéré dans le cadre du cessez-le-feu très fragile, en vigueur depuis octobre 2025.

Lors de cette visite, la première depuis la trêve, M. Netanyahu a réitéré son objectif de "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza".

"Gaza ne représentera plus une menace pour Israël. Cet objectif a, dans une large mesure, déjà été atteint. Mais il reste encore du travail à accomplir, et nous l'achèverons", a dit le dirigeant, venu pour la dernière fois en avril 2025.

Ce déplacement intervient en pleine campagne pour les élections législatives en Israël, où la question du devenir de la présence israélienne dans ce territoire palestinien joue un rôle central.

Il se tient aussi au moment où le président américain Donald Trump tente d'arracher un accord pour tourner la page de la guerre déclenchée par Israël à Gaza après les attaques sans précédent du 7 octobre 2023 menées par le mouvement islamiste Hamas.

Confronté à un scrutin qui s'annonce très serré, M. Netanyahu a rejeté le mois dernier l'ultime étape du plan de paix. Le Hamas avait lui accepté le texte qui, dans sa version publiée par le "Conseil de paix", lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes.

Mais Israël refuse tout retrait militaire tant que le mouvement islamiste palestinien ne serait pas "véritablement" désarmé.

En dépit du cessez-le-feu, l'armée israélienne bombarde quasi quotidiennement le territoire palestinien.

Mardi, Israël a affirmé avoir arrêté le chef de la sécurité intérieure du mouvement islamiste palestinien Hamas lors d'une opération à Gaza.

Les opérations israéliennes y ont fait au moins 1.334 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

L'armée israélienne a fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période, ainsi que d'un employé civil sous contrat.