Alors, Stromae danse toujours

Musicalement, Stromae est toujours affamé de sons du globe, virus attrapé gamin lors des voyages avec sa mère autour du monde, notamment en Amérique du Sud (Photo, AFP).
Musicalement, Stromae est toujours affamé de sons du globe, virus attrapé gamin lors des voyages avec sa mère autour du monde, notamment en Amérique du Sud (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 23 février 2022

Alors, Stromae danse toujours

  • Le point de départ de ce nouveau chapitre du roman de Stromae, qui le conduira ensuite dans une tournée mondiale jusqu'en 2023, ne pouvait être que Bruxelles, sa ville
  • Puis la tournée reprendra, passant en avril par Coachella, plus grand festival du monde en Californie, avant de repartir alternativement en Europe et Amérique du Nord

BRUXELLES: Premier concert depuis sept ans en mode "Invaincu" après son burn-out: porté par ce nouveau titre, Stromae est remonté sur le ring, en champion, mardi soir à Bruxelles, au lancement d'une tournée-évènement.


Les 9 000 personnes (chiffre fourni par son label Mosaert et son tourneur Auguri) au Palais 12, complexe de spectacles de Bruxelles, exultent quand il appuie sur le mot "Invaincu", dans un halo de lumière, pour le premier titre de son concert. 


"Invaincu" est donc son hymne à la vie après son burn-out, prolongement d'une tournée mondiale marathon qui l'avait essoré physiquement et mentalement en 2015 (avec pour facteur aggravant les effets indésirables d'un médicament antipaludique). 


Une dépression, escortée par des "pensées suicidaires", narrée sans fard dans "L'enfer", titre déjà connu. Mais mardi soir à Bruxelles, même si certains textes sont toujours sombres, l'électro chaloupée emporte tout. Et l'humeur est au bonheur des retrouvailles entre l'artiste (37 ans cette année) et son public.


"Je suis un peu stressé, je ne vais pas vous le cacher, mais je suis très heureux d'être ici", lâche-t-il rapidement, tout sourire, au micro, dans sa chemise blanche à jabot. 


Ce premier show s'appelle "Avant-première" car le Belge ne fait toujours rien comme personne. L'artiste dévoile ainsi devant le public des morceaux inédits, alors que son prochain album "Multitude", album francophone le plus attendu de 2022, ne sort que le 4 mars. 


Une grande attente ressentie chez le grand public comme dans le showbiz. "Cet album, c'est mon attente de l'année, je suis fan absolu" confie Pierre de Maere, chanteur, nouvelle pépite de la scène belge, inspiré par son aîné. 

Avatar, robot-chien 
Le point de départ de ce nouveau chapitre du roman de Stromae, qui le conduira ensuite dans une tournée mondiale jusqu'en 2023, ne pouvait être que Bruxelles, sa ville.


"Bon ça va, c'était pas trop nul ?", lance-t-il à son public à deux reprises quand il dévoile de nouveaux morceaux. Ravis, complices, les spectateurs répondent d'un immense "noooon". Stromae s'amuse alors à varier inédits et standards comme "Papaoutai". 
Musicalement, Stromae est toujours affamé de sons du globe, virus attrapé gamin lors des voyages avec sa mère autour du monde, notamment en Amérique du Sud.


Visuellement, son show s'ouvre sur un mini-film, mélange de "2001 l'Odysée de l'espace" et "Star Wars" où son avatar, déjà vu aux Victoires de la musique le 11 février, tient la vedette. 


Un robot-chien, bien réel, vient également jouer avec lui, à un moment. Tandis que quatre musiciens, alignés derrière des consoles, comme des Kraftwerk encore plus futuristes (mais vêtus comme lui), l'accompagnent.
«L'enfer», repris en chœur 
Mais le cœur du show reste ses chansons, comme "Formidable", son tube, qu'il fait suivre avec "L'enfer", déjà reprise en chœur par le public. "Santé", le premier single dévoilé, fait aussi sacrément remuer le public. 


"C'était super de le retrouver, c'était peut-être un stress pour lui, mais les nouvelles chansons sont très bien, ça passait parfaitement", se réjouit Arthur, 33 ans, venu de Namur.


Il y aura deux autres "avant-premières", jeudi à Paris et dimanche à Amsterdam avant l'atterrissage de "Multitude" dans les bacs et sur les plateformes. 


Puis la tournée reprendra, passant en avril par Coachella, plus grand festival du monde en Californie, avant de repartir alternativement en Europe et Amérique du Nord (USA et Canada) jusqu'en 2023. Car l'ambition internationale est toujours là, comme l'a prouvé sa prestation remarquée début décembre dans le show télé américain de Jimmy Fallon. 


"Alors on danse" ? A Bruxelles la public a répondu oui quand ce hit a résonné, au terme de ce premier show.  


« Libye, patrimoine révélé » : l’IMA  célèbre 50 ans de coopération  archéologique  

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
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  • Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen
  • Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé

PARIS: Le musée de l’Institut du monde arabe présente  Libye, patrimoine révélé, une exposition consacrée au  travail scientifique mené depuis près de cinquante ans  par la Mission archéologique française en Libye (MAFL),  en étroite collaboration avec les autorités libyennes. 

À travers une sélection de photographies, films et documents  scientifiques, l’exposition donne à voir la richesse exceptionnelle  du patrimoine libyen, de la préhistoire à l’époque médiévale, tout  en mettant en lumière les enjeux contemporains de recherche, de  préservation et de restauration dans un contexte particulièrement  fragile. 

Un demi-siècle de recherches archéologiques en  Libye 

Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen. Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé. 

L’exposition documente ce travail scientifique de terrain et rend  visibles des missions souvent menées dans des contextes  géographiques et politiques complexes.
Du Sahara à la Méditerranée : des sites majeurs Le parcours présente plusieurs zones emblématiques étudiées par les équipes franco-libyennes : le Sahara du Măsak et  ses milliers de vestiges préhistoriques, les fortifications romaines  de Bu Njem, les grandes cités antiques comme Leptis Magna,  ou encore Apollonia, dont une partie est aujourd’hui engloutie. 

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. 

Préserver un patrimoine menacé 

Depuis 2011, le patrimoine archéologique libyen fait face à une  intensification du pillage et du trafic illicite. L’exposition revient  sur les actions menées par la MAFL aux côtés des autorités et des  forces de l’ordre internationales pour identifier les œuvres dispersées,  documenter les sites menacés et favoriser leur restitution. 

Libye, patrimoine révélé met en lumière l’archéologie comme outil de  connaissance, de coopération internationale et de sauvegarde d’un  patrimoine universel encore largement méconnu.

 


Louvre: le nouveau président du musée confirme le projet de grands travaux

Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
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  • Le nouveau président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, confirme le vaste plan de rénovation « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros et jugé indispensable
  • Après le cambriolage d’octobre, le projet inclut un renforcement de la sécurité, la réorganisation des espaces et la création d’une nouvelle présentation pour la Joconde

PARIS: Le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault, arrivé dans le sillage du spectaculaire vol survenu en octobre dans ce musée, a confirmé mardi le vaste plan de rénovation de l'établissement annoncé en 2025 par Emmanuel Macron, jugeant par ailleurs son coût "incompressible".

Evalué à plus d'un milliard d'euros, le plan "Louvre Nouvelle Renaissance", qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et l'aménagement d'un nouvel espace pour la Joconde, a été mis entre parenthèses depuis le cambriolage du 19 octobre.

"C'est un projet capital et nécessaire pour le Louvre. On ne peut pas continuer d'accueillir 9 millions de visiteurs par la Pyramide. Et il faut impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée", a déclaré Christophe Leribault au journal Le Monde.

"Le coût est incompressible", a ajouté celui qui a succédé le 25 février à Laurence Des Cars, mise en difficulté par une série de rapports ayant pointé l'obsolescence des dispositifs de sûreté dans le plus grand musée du monde.

Il a toutefois concédé "envisager de réduire certains aménagements (...), mais cela restera marginal en matière d'économie".

Il a aussi indiqué chercher "330 millions d'euros" supplémentaires auprès des mécènes pour financer les travaux de rénovation.

Alors que le cambriolage a mis au jour des failles au sein de la sûreté du bâtiment, M. Leribault a souligné que "les grilles d'accès au domaine ont été restaurées" et qu'"un poste mobile de police est désormais actif près de la Pyramide".

Il a par ailleurs annoncé que la galerie Apollon, où s'est déroulé le vol des joyaux de la couronne de France, "rouvrira dans le courant du mois de juillet, sans vitrine au centre, telle qu'elle avait été conçue au XVIIe siècle, c'est-à-dire comme une galerie d'apparat".

"Les objets précieux qui s'y trouvaient seront exposés dans l'aile Richelieu" et les joyaux non dérobés, dont la couronne de l'impératrice Eugénie, retrouvée endommagée, "vont rester en lieu sûr, en attendant de disposer d'un espace sécurisé ailleurs dans le musée", a-t-il poursuivi.

La part des recettes de billetterie affectée à la politique d'acquisition d'oeuvres doit pour sa part passer de 20% à 12%, a-t-il indiqué, suivant une préconisation de la Cour des comptes.


Art Jameel présente une double exposition aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
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  • Une exposition majeure reliant Djeddah et Dubaï, explorant l’impact des systèmes de navigation sur la vie contemporaine
  • Plus de 40 artistes internationaux interrogent cartographie, mobilité et infrastructures à travers des œuvres variées

DUBAÏ : Art Jameel s’apprête à présenter une exposition transrégionale s’étendant sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Intitulée « Global Positioning System », cette exposition collective en deux volets ouvrira en mai à Hayy Jameel à Djeddah, parallèlement à une présentation au Jameel Arts Centre à Dubaï.

L’exposition, qui se tiendra à Djeddah du 20 mai au 17 octobre et à Dubaï du 9 mai au 4 octobre, réunit plus de 40 artistes issus de plus de 20 pays, explorant la manière dont les systèmes de navigation façonnent la vie contemporaine.

À travers une large diversité d’œuvres, l’exposition examine la cartographie, la mobilité et les infrastructures qui régissent les déplacements, tout en questionnant leurs limites et leurs défaillances.

Commissariée par Indranjan Banerjee et Lucas Morin, « Global Positioning System » rassemble des installations de grande envergure, des œuvres conceptuelles et des projets axés sur la recherche.

Nora Razian, directrice adjointe d’Art Jameel et responsable des expositions et des programmes, a déclaré :
« Pour la première fois, nous présentons une exposition qui se déploie sur nos deux sites à Dubaï et Djeddah.

« “Global Positioning System” interroge les outils et les systèmes que nous utilisons pour nous orienter, mettant en lumière les tensions entre représentation cartographique et réalités vécues.

« Cette exposition s’inscrit dans l’engagement d’Art Jameel à favoriser un dialogue transrégional, où mobilité et échanges sont essentiels pour soutenir l’interconnexion dans notre monde partagé. »

Le volet de Djeddah réunit une sélection variée d’artistes internationaux et régionaux, dont Bani Abidi, Mahmoud Alhaj, Mona Hatoum et Nalini Malani. Abidi, Ana Amorim et Cinthia Marcelle présenteront des œuvres dans les deux éditions, à Dubaï et à Djeddah.

À Dubaï, la présentation au Jameel Arts Centre comprend de nouvelles commandes d’artistes tels que Vishwa Shroff, Seher Naveed et Fatma Al-Ali, ainsi que des prêts internationaux, dont l’installation vidéo monumentale « Parallel I-IV (2012-2014) » du cinéaste Harun Farocki. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com