Invasion de l'Ukraine: le Conseil de l'Europe « suspend » la Russie

Les ambassadeurs se réunissent au Conseil de l'Europe à Strasbourg, dans l'est de la France, le 24 février 2022, avant un débat sur la situation en Ukraine après que la Russie a lancé une invasion.(AFP)
Les ambassadeurs se réunissent au Conseil de l'Europe à Strasbourg, dans l'est de la France, le 24 février 2022, avant un débat sur la situation en Ukraine après que la Russie a lancé une invasion.(AFP)
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Publié le Vendredi 25 février 2022

Invasion de l'Ukraine: le Conseil de l'Europe « suspend » la Russie

  • Depuis l'invasion de l'Ukraine, il s'agit de la première sanction de cet ordre prononcée par une organisation internationale dont la Russie est membre
  • Le Conseil de l'Europe avait déjà sanctionné la Russie en 2014 peu après l'annexion de la Crimée

STRASBOURG : Le Conseil de l'Europe a décidé vendredi de "suspendre" toute participation des diplomates et délégués russes aux principales instances de l'organisation paneuropéenne "avec effet immédiat", en réponse à "l'attaque armée" contre l'Ukraine.

Depuis l'invasion de l'Ukraine, il s'agit de la première sanction de cet ordre prononcée par une organisation internationale dont la Russie est membre.

Cette décision ne concerne toutefois pas la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), le bras judiciaire du Conseil de l'Europe, qui continuera d'offrir sa protection aux citoyens russes, a précisé le Conseil dans un communiqué.

La suspension des "droits de représentation" de la Russie concerne le Comité des ministres, l'"exécutif" de l'organisation où siègent les diplomates des 47 Etats membres, et l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE).

La Russie reste toutefois membre du Conseil de l'Europe et engagées par ses conventions, en particulier la Convention européenne des droits de l'homme, toujours selon le communiqué du Conseil, publié à l'issue de la deuxième "réunion extraordinaire" du Comité des ministres sur le conflit russo-ukrainien.

"Le juge élu à la Cour européenne des droits de l'homme au titre de la Fédération de Russie reste également membre de la Cour et les requêtes introduites contre la Fédération de Russie continueront d'être examinées et tranchées par la Cour", souligne-t-il.

"La suspension n'est pas une mesure définitive mais temporaire, laissant les voies de communication ouvertes", indique-t-il encore.

Une session extraordinaire du conseil des ministres de l'Intérieur de l'UE dimanche

Une session extraordinaire du conseil des ministres de l'Intérieur des vingt-sept pays de l'Union Européenne se tiendra dimanche pour "évoquer les réponses concrètes à apporter à la situation en Ukraine", a annoncé vendredi le ministre de l'Intérieur français Gérald Darmanin dans un tweet. 

"Plusieurs sujets seront à l'ordre du jour, parmi lesquels la réponse européenne à l'impact humanitaire et sécuritaire, ainsi que les mesures de rétorsion", a précisé à l'AFP un conseiller de l'exécutif.

La réunion aura lieu à Bruxelles dimanche à 15H00. 

La session a été décidée "à la suite du Conseil européen cette nuit", a précisé Gérald Darmanin.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE réunis en sommet à Bruxelles ont approuvé jeudi soir des sanctions "massives" contre la Russie, après son invasion de l'Ukraine, sans toutefois aller jusqu'à exclure le pays du système d'échanges bancaires internationaux Swift.

 

Le Conseil de l'Europe avait déjà sanctionné la Russie en 2014 peu après l'annexion de la Crimée.

La délégation russe au sein de l'APCE s'était vue privée de son droit de vote, la Russie répliquant par le boycott des sessions de cette assemblée et la suspension du versement de son écot au budget du Conseil.

Après cinq années de vives tensions, le différend avait été réglé et la délégation russe avait réintégré l'APCE, au grand dam des parlementaires ukrainiens.

Secrétaire générale du Conseil de l'Europe, la Croate Marija Pejcinovic Buric avait condamné "fermement" dès jeudi l'invasion de l'Ukraine, soulignant qu'elle pourrait avoir des "conséquences dévastatrices pour l'ensemble du continent".


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.