Mode: aux défilés de Milan, les trottoirs sont les nouveaux podiums

La créatrice de mode italienne Donatella Versace défile lors de la collection Versace Femme automne-hiver 2022-2023 dans le cadre de la Fashion Week de Milan, à Milan, le 25 février 2022. (Photo, AFP)
La créatrice de mode italienne Donatella Versace défile lors de la collection Versace Femme automne-hiver 2022-2023 dans le cadre de la Fashion Week de Milan, à Milan, le 25 février 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 26 février 2022

Mode: aux défilés de Milan, les trottoirs sont les nouveaux podiums

  • Chez Versace vendredi soir, des centaines de fans se pressaient contre les barrières de sécurité pour tenter d'apercevoir quelqu'un digne d'être posté sur les réseaux sociaux
  • Un nouveau groupe d'invités vient d'arriver et s'apprête à faire son entrée au défilé

MILAN : Une rumeur monte de la foule, les têtes se tournent dans la même direction et soudain des dizaines de téléphones s'élèvent simultanément dans les airs pour immortaliser l'arrivée d'une influenceuse à un défilé de la semaine de la mode à Milan.

Chaque jour, cette scène se répète dans la capitale lombarde où les défilés en présentiel se succèdent depuis mercredi, attirant fans de mode et photographes dans l'espoir de prendre la photo parfaite de leur influenceuse préférée.

Chez Versace vendredi soir, des centaines de fans se pressaient contre les barrières de sécurité pour tenter d'apercevoir quelqu'un digne d'être posté sur les réseaux sociaux.

"Nous venons de voir une limousine noire arriver, mais nous n'avons rien vu", se lamente Riccardo Capobianco, 24 ans, venu avec son amie Irina. "Nous n'avons aucune idée de ce qui se passe".

Même problème pour Sarah Pilot, 22 ans, une étudiante américaine entourée de ses amies. "On se moque de nous-mêmes en train de regarder", reconnaît-elle.

Un nouveau groupe d'invités vient d'arriver et s'apprête à faire son entrée au défilé. "Est-ce que ce sont juste des gens normaux avec des invitations?" demande l'une des filles.

Que ce soit devant chez Prada, Gucci, Moschino ou Max Mara, le trottoir est devenu le nouveau podium pour les aspirants stylistes, les stars d'Instagram qu'ils vénèrent et les photographes du monde entier, pour la plupart amateurs ou indépendants, qui les immortalisent.

Anonymes devenus célèbres

Mais qui sont ces gens dont on s'arrache les photos? "Ce sont des fashionistas d'Instagram", explique Ash Mahmood, 26 ans, devant chez Max Mara. "Ce sont des anonymes devenus des célébrités. C'est comme ça que ça marche".

Les photographes amateurs espèrent que les personnages qu'ils photographient relaieront leurs photos, ce qui leur permettra de gagner en visibilité.

Ici, le sujet important n'est pas la mode ou la beauté, mais la capacité à être reconnu, reconnaissent-ils eux-mêmes.

"Une photo d'un inconnu ne vaut rien. On peut être super beau mais cela ne compte pas", commente Marco Tadini, photographe professionnel de 60 ans.

Devant chez Fendi, deux étudiantes en mode venues des Etats-Unis confient que c'est leur première fois à l'entrée d'un défilé. Taylor May, une New-Yorkaise de 20 ans, raconte avoir vu "beaucoup de mode bizarre" dans sa ville et est curieuse de voir ce qui se fait à Milan.

Pour le moment, elles n'ont reconnu personne parmi les arrivants. "On est perdues mais on peut voir qui se fait prendre en photo", se console son amie Kia Patterson, 21 ans, originaire du Missouri.

Toutes les tenues ne les ont pas convaincues. "L'un des looks était vraiment pas super", glisse Taylor.

Devant chez Versace, les cris des fans et les mouvements de foules au gré des arrivées des invités commencent à fatiguer Sara Pelizzoli, 22 ans, son amie Paola Cecinati, 21 ans. "Ils exagèrent, ils pourraient se calmer un peu", observe Sara.

Les défilés de mode féminine pour l'automne-hiver 2022-2023 s'achèvent lundi à Milan.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".