Le français, synonyme «d’ouverture sur le monde», selon l’ambassadeur de Djibouti à Riyad

Dya-Eddine Saïd Bamakhrama, l’ambassadeur de Djibouti à Riyad. (Photo, Twitter)
Dya-Eddine Saïd Bamakhrama, l’ambassadeur de Djibouti à Riyad. (Photo, Twitter)
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Publié le Dimanche 20 mars 2022

Le français, synonyme «d’ouverture sur le monde», selon l’ambassadeur de Djibouti à Riyad

  • La francophonie peut donner plus de visibilité et d’opportunités en servant d’atout pour les entreprises saoudiennes
  • Apprendre une autre langue, c’est acquérir une richesse supplémentaire et s’ouvrir à d’autres horizons

RIYAD : À l’occasion du Mois de la francophonie, Arab News en français donne à des personnalités francophones l’opportunité de s’exprimer, notamment en Arabie saoudite où la langue de Molière connaît un regain d’intérêt. 

Aujourd’hui, l’ambassadeur de Djibouti à Riyad, Dya-Eddine Saïd Bamakhrama. 

Comment expliquez-vous l’intérêt croissant pour la francophonie en Arabie saoudite?

L’intérêt croissant de la francophonie en Arabie saoudite résulte tout d’abord de la volonté de mettre en valeur la diversité culturelle d’une langue utilisée dans le monde entier au sein du royaume d’Arabie saoudite ainsi que dans les instances internationales arabes et musulmanes.

Ensuite, il s’agit de mettre à profit le partage d’une langue et d’une culture qui favorisent les liens commerciaux et le climat des affaires, en particulier dans le secteur privé et dans le domaine de la diplomatie et de la coopération internationale.

La francophonie peut donner plus de visibilité et d’opportunités, en servant d’atout pour les entreprises saoudiennes qui s’approvisionnent, exportent ou investissent dans le monde.

Il ne faut pas oublier que la langue reste aussi un outil au service de la solidarité, du développement et du rapprochement entre les peuples, et favorise le dialogue des civilisations.

L’Arabie saoudite n’est pas connue pour être un pays francophone. Quelle est à votre avis la valeur ajoutée de la francophonie dans le Royaume aujourd’hui? 

La valeur ajoutée de la Francophonie en Arabie saoudite réside dans le partage des expériences, les bonnes pratiques et les leçons apprises mais aussi dans la collaboration inclusive avec les différentes parties prenantes des réseaux francophones dans le monde. C’est ainsi que les possibilités d’échanges seront nombreuses, que ce soit sur des plateformes numériques ou autres, en vue de faciliter l’édification d’un pont social, culturel et scientifique entre le royaume d’Arabie saoudite et le monde extérieur.

Vous qui venez d’un pays où être francophone est «normal», comment expliquez-vous l’engouement des jeunes Saoudiens pour la culture et la langue françaises?

L’engouement croissant des jeunes Saoudiens pour la culture et la langue françaises s’explique notamment par deux points: le premier c’est que dans notre monde d’aujourd’hui, parler une seule langue ne suffit pas. Une jeunesse qui parle plusieurs langues multipliera ses chances sur le marché de l’emploi à la fois dans son propre pays et au niveau international. Apprendre une autre langue, c’est acquérir une richesse supplémentaire et s’ouvrir à d’autres horizons personnels et professionnels. Le second point c’est qu’une langue comme le français donne une ouverture sur le monde: comprendre le français permet de poser un large regard sur le monde en communiquant avec les francophones sur tous les continents et ceci sous l’impulsion du prince héritier du royaume d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, autour de la «Vision 2030» consistant à enclencher une transformation axée sur une ouverture économiquement diversifiée et mondialement influente.

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.