La Primaire populaire soutient «l'union populaire» de Jean-Luc Mélenchon

Le candidat du mouvement de gauche français La France Insoumise  à l'élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Melenchon, prononce un discours à l'Assemblée nationale à Paris le 1er mars 2022 (Photo, AFP).
Le candidat du mouvement de gauche français La France Insoumise à l'élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Melenchon, prononce un discours à l'Assemblée nationale à Paris le 1er mars 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 06 mars 2022

La Primaire populaire soutient «l'union populaire» de Jean-Luc Mélenchon

  • «Un choix de raison. Malgré nos vives discussions passées, bienvenue!», a twitté le député LFI Adrien Quatennen
  • Jean-Luc Mélenchon avait pourtant violemment rejeté l'initiative de la primaire populaire et ses partisans l'ont largement critiquée sur les réseaux sociaux

PARIS : La primaire populaire, qui avait soutenu Christiane Taubira à la présidentielle avant que celle-ci ne jette l'éponge faute de parrainages, a annoncé samedi "soutenir et faire campagne" pour "l'Union populaire" de Jean-Luc Mélenchon qui avait pourtant violemment critiqué cette initiative citoyenne.

"Après un vote du conseil d’administration qui rassemble des bénévoles, groupes locaux, des membres de l’équipe permanente et du bureau, la Primaire populaire choisit aujourd'hui de soutenir et de faire campagne pour l'Union populaire, meilleur véhicule politique pour faire gagner nos idées à la présidentielle", explique le mouvement citoyen, dans un communiqué, sans citer Jean-Luc Mélenchon.

"Le vote, réalisé au jugement majoritaire, a placé la motion de soutien à l’Union populaire en tête, avec plus de 50% de mention Très Bien", explique le mouvement citoyen.

Jean-Luc Mélenchon avait pourtant violemment rejeté l'initiative de la primaire populaire et ses partisans l'ont largement critiquée pendant des semaines sur les réseaux sociaux.

"Un choix de raison. Malgré nos vives discussions passées, bienvenue!", a twitté le député LFI Adrien Quatennens.

« Aucune rancune »

"Aucune rancune. Le but est de gagner la présidentielle. Autour de l'Union Populaire cette victoire est possible. Le 10 avril on vote Jean-Luc Mélenchon pour rassembler la gauche et les écologistes", a twitté de son côté Samuel Grzybowski, l'un des membres de la Primaire.

Dans son communiqué, la Primaire populaire admet "que la stratégie politique de rassemblement (à gauche, ndlr), que nous avons portée pendant des mois, n’a pas fonctionné car les candidats ne souhaitent pas se rassembler avant le premier tour", mais affirme que "notre mouvement citoyen qui a, lui, suscité l’engouement d’un demi-million de personnes, ne s’arrêtera pas là".

Sans jamais citer non plus Christiane Taubira, la primaire souligne que "l’impossibilité pour la candidate soutenue par la plus grande désignation citoyenne de cette présidentielle d’obtenir les 500 parrainages renforce notre constat que les règles du jeu démocratique sont obsolètes".

Christiane Taubira était sortie victorieuse du vote de plus de 392.000 votants, devant l'écologiste Yannick Jadot, arrivé en 2e position, et Jean-Luc Mélenchon (3e).

"Notre force de mobilisation doit servir la victoire de l’écologie et de la justice sociale. Maintenant nous devons gagner", affirme la primaire populaire".

Le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, a salué dans un tweet ce soutien: "La dynamique s’élargit encore autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Bienvenue à ceux qui veulent prendre leur part à cette bataille jusqu’à la victoire!".

Pour Yannick Jadot, la primaire populaire "est devenu un gag". "Reconnaissons que dans tout ce moment où ils ont alimenté le débat, on n'a jamais bien compris ce qu'ils souhaitaient. Je les laisse à leur truc interne qui, depuis longtemps, n'intéresse plus la campagne, ni les Français", a-t-il dit sur BFMTV, en marge de la manifestation de soutien à l'Ukraine.

Pour le député européen EELV David Cormand, la "clarification (est) bienvenue", a-t-il tweeté. "Par contre, désolé pour les 400.000 personnes sincères qui ont été abusées par ce montage et dont - pour certaines - c’était le premier engagement. Ne soyez pas dégoûtés de la politique à cause d’eux... Vous valez mieux que ce qu’ils seront jamais".


Incendie dans le Cher: risque «écarté» concernant le site d'armement Seveso 

Cette photographie aérienne montre une zone brûlée alors qu'un incendie de forêt fait rage dans le département des Pyrénées-Orientales, dans le sud de la France, près de la commune de Montalba-le-Château, aux alentours de Perpignan, le 7 juillet 2026. Photo d'illustration. (AFP)
Cette photographie aérienne montre une zone brûlée alors qu'un incendie de forêt fait rage dans le département des Pyrénées-Orientales, dans le sud de la France, près de la commune de Montalba-le-Château, aux alentours de Perpignan, le 7 juillet 2026. Photo d'illustration. (AFP)
  • "Il y a eu des hélicoptères bombardiers qui ont permis de cesser son évolution", a précisé la préfecture
  • A 15h45, un feu s'est déclaré sur la commune de Morthomiers, située à une dizaine de km de Bourges et "s'est propagé sur 60 hectares de bois résineux"

RENNES:  Le feu de forêt qui s'est propagé sur un site d'armement KNDS, classé Seveso seuil haut, près de Bourges (Cher), ne menace plus directement les lieux sensibles de l'usine et le risque est ainsi "écarté", a indiqué mercredi soir la préfecture à l'AFP.

"L'incendie n'est pas tout à fait fixé sur le flanc avant droit, mais, par contre, le flanc gauche qui lui était vraiment un danger pour le site dans lequel il y avait les munitions, est fixé", a déclaré à l'AFP la préfecture du Cher, précisant que le confinement de la centaine d'habitants dans la proche commune de Morthomiers était "levé".

"Il y a eu des hélicoptères bombardiers qui ont permis de cesser son évolution", a précisé la préfecture.

A 15h45, un feu s'est déclaré sur la commune de Morthomiers, située à une dizaine de km de Bourges et "s'est propagé sur 60 hectares de bois résineux".

L'incendie a ensuite gagné le site d'armement de KNDS d'une superficie d'environ 170 hectares, d'après la préfecture.

Le plan communal de sauvegarde a été mis en oeuvre et le centre opérationnel départemental a également été activé en préfecture.

Les 500 personnes qui travaillent régulièrement sur ce site d’armement avaient toutes été évacuées et une équipe interne de lutte contre les incendies avait été déployée, a indiqué à l'AFP une porte-parole de KNDS.

Environ 70 personnes de la commune de Morthomiers avaient elles été confinées dans la salle des fêtes du village, qui compte environ 850 habitants, d'après le maire M. Guillaume Porcher.


L'incendie dans la Drôme toujours très actif, météo «défavorable»

Un pompier dans la Drôme, photo d'archives. (AFP)
Un pompier dans la Drôme, photo d'archives. (AFP)
  • L'incendie, qui a éclaté le 2 juillet, n'est "toujours pas fixé", selon l'officier, "il reste très actif sur tous les flancs"
  • Les flammes sont loin de toute zone habitée mais, dès lundi, les 250 habitants de deux villages --Barsac et Montmaur-en-Diois-- avaient été évacués par précaution, puis plus de 450 enfants de deux colonies de vacances mardi

DIE: Plus de 430 pompiers tentaient toujours mercredi de ralentir un important incendie qui brûle depuis six jours la forêt d'une zone montagneuse inhabitée du sud de la Drôme, attisé par la chaleur, la sécheresse et des vents forts.

Le feu progresse peu avec une surface parcourue qui reste autour de 2.500 hectares, selon un bilan établi en milieu d'après-midi, mais "les conditions météorologiques défavorables complexifient encore nos manoeuvres et confirment nos inquiétudes", a expliqué sur place le lieutenant-colonel des pompiers Nicolas Héritier.

Les moyens aériens sur cette zone très escarpée et difficile d'accès au sol, sur la commune de Die, se limitaient vendredi à un hélicoptère lourd bombardier d'eau et un autre de reconnaissance, les deux Canadair attendus depuis plusieurs jours ayant été "priorisés" sur d'autres incendies dans le sud du pays où des habitations sont menacées.

L'effectif des pompiers va toutefois monter à 430 personnels en soirée avec des effectifs venant du Gard et du Vaucluse et sera renforcé, jeudi, avec 120 militaires de l'armée de terre spécialisés dans la lutte au sol contre les feux de forêts, a précisé le lieutenant-colonel Héritier.

L'incendie, qui a éclaté le 2 juillet, n'est "toujours pas fixé", selon l'officier, "il reste très actif sur tous les flancs".

Les flammes sont loin de toute zone habitée mais, dès lundi, les 250 habitants de deux villages --Barsac et Montmaur-en-Diois-- avaient été évacués par précaution, puis plus de 450 enfants de deux colonies de vacances mardi.

Mercredi, les habitants d'autres villages ont été appelés à se tenir prêts à quitter les lieux mais, en fin d'après-midi, la préfecture de la Drôme a indiqué qu'"aucune évacuation n'était nécessaire dans le secteur".

Habitant de Die, Yvan Bringard, 56 ans, voit les flammes depuis sa maison, sans se sentir en danger. "Les pompiers sont sereins, rassurés, et ça nous rassure aussi", a expliqué à l'AFP le retraité qui a accueilli pour la nuit plusieurs soldats du feu chez lui.

Des températures élevées, "jusqu'à 35°C", ainsi que "du vent du Nord de 20 km/h avec des rafales de 45", couplées à une sécheresse persistante et un terrain extrêmement difficile d'accès au sol expliquent que les pompiers n'arrivent toujours pas à arrêter la progression du feu, selon le lieutenant-colonel Héritier.

L'origine de cet incendie remonte à un premier feu provoqué par la foudre le 24 juin, déclaré éteint le lendemain. Malgré la surveillance des pompiers, un des foyers s'était réveillé une semaine plus tard, à la faveur d'un vent très fort et d'une chaleur persistante.

Dans le département voisin de l'Ardèche, 276 sapeurs-pompiers restent également mobilisés contre un autre incendie de végétation, qui a parcouru 90 hectares. Quatre d'entre eux ont été victimes de malaise, dont l'un transporté à l'hôpital.


La Cour de cassation n'a pas à se prononcer «plus rapidement», estime l'avocat de Le Pen

L'avocat de Marine Le Pen a estimé mercredi que la Cour de cassation n'avait pas à se prononcer "plus rapidement que d'habitude" sur le pourvoi de sa cliente, qui suspend sa peine de bracelet électronique à neuf mois de l'élection présidentielle. (AFP)
L'avocat de Marine Le Pen a estimé mercredi que la Cour de cassation n'avait pas à se prononcer "plus rapidement que d'habitude" sur le pourvoi de sa cliente, qui suspend sa peine de bracelet électronique à neuf mois de l'élection présidentielle. (AFP)
  • En janvier, le premier président de la Cour de cassation avait évoqué la possibilité que la plus haute instance judiciaire se prononce autour de la fin de l'année 2026 en cas de pourvoi, vu l'imminence de la présidentielle 2027 au printemps
  • Les délais de la Cour de cassation pour se prononcer sur un pourvoi contre une condamnation pénale sont normalement de huit mois à un an

PARIS: L'avocat de Marine Le Pen a estimé mercredi que la Cour de cassation n'avait pas à se prononcer "plus rapidement que d'habitude" sur le pourvoi de sa cliente, qui suspend sa peine de bracelet électronique à neuf mois de l'élection présidentielle.

La cour d'appel de Paris a condamné mardi Marine Le Pen à trois ans de prison, dont un an ferme sous surveillance électronique, dans l'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés du Front national.

Son inéligibilité ayant été réduite à 15 mois ferme, déjà purgés, la patronne du Rassemblement national a annoncé mardi sa candidature à l'élection présidentielle mais également déposé un pourvoi en cassation, qui suspend l'exécution de sa peine.

"Il avait été évoqué une accélération du calendrier de la Cour de cassation, pourquoi ? Parce qu'au moment où le président de la Cour de cassation l'avait évoqué, il y avait l'exécution provisoire (application immédiate de la peine d'inéligibilité prononcée en première instance, ndlr). L'exécution provisoire n'est plus du tout d'actualité", a déclaré mercredi sur France Inter son avocat Rodolphe Bosselut.

En janvier, le premier président de la Cour de cassation avait évoqué la possibilité que la plus haute instance judiciaire se prononce autour de la fin de l'année 2026 en cas de pourvoi, vu l'imminence de la présidentielle 2027 au printemps.

Les délais de la Cour de cassation pour se prononcer sur un pourvoi contre une condamnation pénale sont normalement de huit mois à un an.

"Quelle est en l'occurrence la situation qui justifierait que la Cour de cassation tranche plus rapidement que d'habitude ?", a interrogé Me Bosselut.

"Ce n'est pas moi qui ai accéléré la cour d'appel (...) Ce n'est pas moi qui ralentirai la Cour de cassation", a-t-il assuré, en référence au traitement de faveur judiciaire pour la tenue rapide d'un procès en appel dont a bénéficié Marine Le Pen.

"Je voudrais que le cours de la justice soit un cours identique à tous les justiciables", a-t-il conclu.

"A partir du moment où Marine Le Pen peut se présenter grâce à cet arrêt de la cour d'appel, il n'y a plus d'urgence à ce que la Cour de cassation se prononce", a abondé sur RMC-BFMTV le maire de Perpignan Louis Aliot, très proche de Marine Le Pen et également condamné dans ce dossier.

"Faites comme pour tout Français", a enjoint le directeur de campagne du RN Julien Sanchez sur RTL, rappelant que "le délai classique pour aller en cassation, en général, c'est douze, quinze mois".

La cour d'appel a déclaré mardi Marine Le Pen, le Rassemblement national et dix autres personnes coupables de la mise en place d'une "organisation" pour salarier au titre d'assistants parlementaires d'eurodéputés des personnes qui travaillaient en réalité pour le parti, "une rupture d'égalité" avec les autres formations politiques.

Sur les contrats litigieux d'assistants parlementaires dont elle était saisie, la cour d'appel a chiffré le préjudice total du Parlement européen à 2,8 millions d'euros entre 2004 et 2016.