L’armée yéménite repousse les attaques Houthis à Hajjah

Des combattants fidèles au gouvernement yéménite occupent une position près de la ligne de front d'al-Jawba, face à la milice houthie dans la province de Marib (Photo, AFP).
Des combattants fidèles au gouvernement yéménite occupent une position près de la ligne de front d'al-Jawba, face à la milice houthie dans la province de Marib (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 06 mars 2022

L’armée yéménite repousse les attaques Houthis à Hajjah

  • 17 frappes aériennes ont été menée par la coalition arabe en 24h, en représailles, à l'offensive de la milice
  • Les Houthis ont intensifié leurs attaques contre Marib depuis le sud, après avoir échoué à ouvrir une brèche dans les défenses gouvernementales au nord et à l'ouest de la ville stratégique

AL-MOUKALLAH : De violents combats entre les troupes gouvernementales et les Houthis soutenus par l'Iran ont éclaté tôt samedi au niveau des zones à haute tension dans la province septentrionale de Hajjah, a annoncé le ministère yéménite de la Défense.

Les contre-attaques des Houthis contre les forces gouvernementales dans les districts d'Abes et de Haradh ont provoqué de violents affrontements qui ont fait des dizaines de morts ou de blessés des deux côtés.

Les dernières attaques des Houthis s'inscrivent dans le cadre des efforts continus de la milice pour reprendre des emplacements stratégiques dans les deux districts contrôlés par les troupes gouvernementales.

D'importants renforts militaires de Saada, le principal centre des Houthis, et des autres zones sous le contrôle de la milice sont arrivés à Haradh et Abes la semaine dernière au moment où les rebelles se préparaient à lancer leur dernière attaque contre les troupes gouvernementales.

Le ministère de la Défense a révélé que les troupes gouvernementales ont repoussé les attaques des Houthis, tuant et blessant des dizaines de combattants.

Des raids aériens intenses de la Coalition arabe chargée d’établir le pouvoir légitime au Yémen ont frappé les emplacements de la milice, les véhicules militaires et les regroupements des combattants.

La coalition a annoncé samedi avoir effectué 17 frappes aériennes dans les provinces de Hajjah et Marib qui ont tué de nombreux Houthis et détruit 11 véhicules militaires au cours des dernières 24 heures.

La dernière série de combats à Hajjah a commencé au début du mois dernier lorsque les forces gouvernementales ont lancé une offensive dans le but de prendre le contrôle de la ville de Haradh et des zones environnantes proches de la frontière avec l'Arabie saoudite.

Les médias locaux ont rapporté que des affrontements entre les troupes gouvernementales et les combattants de la milice houthie, ont eu lieu samedi dans des zones contestées au sud de la ville centrale de Marib.

Les Houthis ont intensifié leurs attaques contre Marib depuis le sud, après avoir échoué à ouvrir une brèche dans les défenses gouvernementales au nord et à l'ouest de la ville stratégique.

Depuis le début de l'année dernière, les combattants de la milice houthie ont attaqué la ville, le dernier important bastion du gouvernement dans la moitié nord du pays, afin de prendre le contrôle total de la province de Marib, ainsi que de ses champs de pétrole et de gaz et d'une centrale électrique.

Des responsables yéménites et des militants des droits de l'homme ont condamné les attaques Houthies pour avoir pris pour cible des civils après qu'un jeune ingénieur a été tué par balle dans la ville très peuplée de Taiz.

Abdel Basit Al-Baher, un officier militaire, a déclaré samedi à Arab News que Mahfouz Dael avait été touché par la balle d'un tireur d'élite devant sa maison à Al-Osifra, au nord de Taiz.

Dael, un ingénieur pétrolier qui était revenu au Yémen de l'étranger pour voir sa famille, a été tué alors qu'il entrait chez lui après avoir été pris pour cible par un tireur d'élite houthi posté sur une colline à l'extérieur de la ville, a signalé Al-Baher.

«C'était un civil non armé, vêtu d'un costume avec une cravate, qui a été tué sur le seuil de la porte pendant qu'il entrait dans la maison pour voir ses parents», a soutenu Al-Baher.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
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  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".