Sri Lanka: l'éléphant le plus sacré du pays est mort à 68 ans

Des personnes en deuil rassemblées près du corps de Nadugamuwa Raja, l'éléphant le plus sacré du Sri Lanka, à Weliweriya, au Sri Lanka. (AFP).
Des personnes en deuil rassemblées près du corps de Nadugamuwa Raja, l'éléphant le plus sacré du Sri Lanka, à Weliweriya, au Sri Lanka. (AFP).
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Publié le Mardi 08 mars 2022

Sri Lanka: l'éléphant le plus sacré du pays est mort à 68 ans

  • Une procession endeuillée a rendu hommage à Nadugamuwa Raja, l'éléphant le plus sacré du Sri Lanka, mort à l'âge de 68 ans
  • L'animal sacré était le chef de file des 100 éléphants tout enluminés qui participent chaque année à Esala Perahera, une importante fête bouddhiste

COLOMBO: Nadugamuwa Raja, l'éléphant le plus sacré du Sri Lanka, est mort lundi à l'âge de 68 ans, suscitant une vague d'émotion ainsi qu'un ordre présidentiel pour que l'énorme dépouille soit empaillée et conservée pour la postérité.

Lundi, une procession endeuillée a rendu hommage à Raja, comprenant notamment des écoliers et des prêtres bouddhistes en robe safran qui récitaient des prières et défilaient pour toucher ses puissantes défenses d'ivoire. 

Le président Gotabaya Rajapaksa a décrété que l'animal serait déclaré "trésor national" et ordonné que sa dépouille soit naturalisée "pour que les générations futures en soient témoins", a indiqué son bureau. 

L'animal sacré était le chef de file des 100 éléphants tout enluminés qui participent chaque année à Esala Perahera, une importante fête bouddhiste dans la ville centrale de Kandy. 

Raja transportait au cours des processions nocturnes un coffre doré contenant des reliques bouddhistes. Il avait assumé ce rôle de 2006 à 2021. 

Le pachyderme bénéficiait d'une escorte armée de commandos d'élite depuis 2015, après qu'un motocycliste avait failli le percuter lors d'une de ses sorties pour une cérémonie dans un temple.

Raja devait être livré aux taxidermistes plus tard dans la journée de lundi pour être empaillé après l'accomplissement des rites funéraires bouddhistes, a déclaré son propriétaire par l'intermédiaire d'un porte-parole.   

Le choix de son successeur pourrait exiger un long processus, l'éléphant devant appartenir à une caste particulière et présenter des caractéristiques physiques spécifiques. 

Il faut que ses quatre pattes, sa trompe, son pénis et sa queue touchent tous le sol lorsqu'il se tient debout. Il doit présenter un dos plat, mesurer environ 3,60 mètres, ses défenses doivent avoir la forme arrondie de l'éventail à riz traditionnel. 

Une exception avait été faite pour Raja, qui ne mesurait que 3,20 mètres, mais restait le plus grand du pays à l'époque.

Raja était né en Inde et avait été offert au Sri Lanka par un prince indien. 

Le prédécesseur de Raja, également nommé Raja, avait porté le coffre des reliques 34 ans durant, de 1953 à 1986. 

Lorsque ce dernier est décédé en 1988, à l'âge de 72 ans, le gouvernement d'alors avait déclaré une journée de deuil national et la dépouille de l'éléphant avait également été naturalisée. Un musée lui est dédié dans l'enceinte du Temple de la Dent à Kandy, où serait préservée une dent du Bouddha.

L'éléphant est une espèce protégée au Sri Lanka où les lois ont été durcies, et où la capture d'éléphants sauvages est passible de la peine de mort. 

Toutefois, de nombreux éléphants sont traités en animal de compagnie, considérés comme des symboles d'un statut social élevé. Les défenseurs des droits des animaux affirment que ces éléphants en captivité sont souvent maltraités, ce que démentent leurs propriétaires et les temples. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.