Présidentielle: Macron en campagne face à 11 candidats, en plein conflit en Ukraine

Le président français Emmanuel Macron, candidat du parti libéral français La République en marche (LREM) lors d'une conversation avec des habitants de la banlieue parisienne de Poissy le 7 mars 2022 à Poissy (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron, candidat du parti libéral français La République en marche (LREM) lors d'une conversation avec des habitants de la banlieue parisienne de Poissy le 7 mars 2022 à Poissy (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 08 mars 2022

Présidentielle: Macron en campagne face à 11 candidats, en plein conflit en Ukraine

  • M. Macron, 44 ans, a officialisé sa candidature jeudi, via une lettre aux Français
  • Selon un sondage Ipsos-Sopra-Steria, Emmanuel Macron a gagné quatre points en une semaine

PARIS : Le chef de l'Etat français Emmanuel Macron affrontera 11 candidats lors de la présidentielle du 10 avril, dans un contexte chahuté par la guerre en Ukraine qui renforce sa position de favori, mais l'oblige à jongler entre campagne électorale et intense activité diplomatique.

"Je serai président autant que je le dois et je serai candidat autant que je le peux", a déclaré M. Macron lundi soir, tout en reconnaissant la difficulté de la tâche.

Le président, qui brigue un deuxième mandat de cinq ans, s'exprimait lundi soir lors d'une "conversation" avec des habitants de Poissy, en région parisienne, son premier déplacement de candidat.

"La force de la France n'est ni dans le rétrécissement, ni dans le catastrophisme", a-t-il lancé, en soulignant qu'il reste "encore beaucoup à faire" notamment en matière de transition énergétique, sécurité et immigration.

M. Macron, 44 ans, a officialisé sa candidature jeudi, via une lettre aux Français.

Les sondages le donnent largement en tête au premier tour et gagnant au second, prévu le 24 avril.

Il a fait un bond ces derniers jours dans les intentions de vote, à la faveur de l'invasion russe en Ukraine, qui a renforcé sa stature alors qu'il multiplie les contacts diplomatiques, d'après les analystes.

Selon un sondage Ipsos-Sopra-Steria, publié samedi, M. Macron a gagné quatre points en une semaine, passant au-dessus du seuil des 30% (à 30,5%), alors que 90% des personnes interrogées se disent inquiètes de la guerre en Ukraine.

Un autre sondage, mené par BVA, publié vendredi, montrait un bond de 5 points en 15 jours, pour atteindre 29% au premier tour, loin devant les candidats suivants.

En plein conflit russo-ukrainien, "Emmanuel Macron capitalise sur son triple statut de chef de l’Etat, protecteur des Français et de leurs valeurs, chef des armées et chef de la diplomatie", a souligné BVA.

M. Macron s'est entretenu lundi après-midi avec le président américain Joe Biden, après son homologue russe Vladimir Poutine la veille, et avant le Chinois Xi Jinping mardi. Les multiples rendez-vous diplomatiques culmineront jeudi et vendredi à Versailles pour un sommet européen.

« Intérêt accru »

"L'Ukraine frappe les esprits, déboule dans ce paysage politique, tout cela provoque un intérêt accru pour la campagne présidentielle", a relevé le directeur général délégué d'Ipsos Brice Teinturier sur la chaîne de télévision LCI, soulignant toutefois que cet "intérêt" ne porte pas sur les propositions des candidats.

Dans ce contexte exceptionnel, ses adversaires sont contraints de se positionner, non sans contorsions.

Confronté à de vives critiques pour ses positions prorusses, le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon a dit "stop à l'invasion de l'Ukraine", lors d'un meeting dimanche à Lyon (sud-est). Il a aussi plaidé pour une France "non alignée" qui "n'accepte pas un ordre du monde dans lequel il y aurait d'un côté l'Otan et de l'autre un bloc russe" et chinois.

Ce qui lui a valu les foudres du candidat écologiste Yannick Jadot qui s'en est pris aux "complaisances" de M. Mélenchon et à sa "capitulation" vis-à-vis de M. Poutine.

M. Mélenchon est en tête des intentions de vote à gauche, qui se présente extrêmement divisée avec également les candidatures de Yannick Jadot, Anne Hidalgo (Parti socialiste), Fabien Roussel (Parti communiste), Nathalie Arthaud et Philippe Poutou (extrême gauche).

A droite, la principale adversaire de M. Macron est la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

L'extrême droite se présente de son côté avec deux candidats, Marine Le Pen (le plus souvent classée en deuxième position dans les sondages)et Eric Zemmour.

L'ancien éditorialiste et journaliste, qui a reçu le soutien dimanche de Marion Maréchal, la nièce de Marine Le Pen, est lui aussi pris à partie pour son tropisme prorusse.

Ses propos sur l'accueil des réfugiés ukrainiens en Pologne plutôt qu'en France ont aussi suscité des remous, y compris dans son entourage.


Séisme en Turquie et Syrie: 23 millions de personnes pourraient être touchées, selon l'OMS

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, s'exprime lors d'une conférence de presse au siège de l'OMS à Genève, en Suisse, le 14 décembre 2022. (Fichier/AP)
Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, s'exprime lors d'une conférence de presse au siège de l'OMS à Genève, en Suisse, le 14 décembre 2022. (Fichier/AP)
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  • «Les cartes des événements montrent que 23 millions de personnes sont potentiellement exposées, dont environ 5 millions de personnes vulnérables», a déclaré une responsable de l'Organisation mondiale de la santé
  • «L'OMS connaît la forte capacité de réponse de la Turquie et considère que les principaux besoins non satisfaits pourraient se situer en Syrie dans l'immédiat et à moyen terme», a-t-elle ajouté

GENEVE : Quelque 23 millions de personnes pourraient être touchées par les séismes qui ont secoué le Sud-Est de la Turquie et le Nord de la Syrie, a indiqué mardi l'OMS, promettant son soutien sur le long terme après l'envoi d'aide d'urgence.

"Les cartes des événements montrent que 23 millions de personnes sont potentiellement exposées, dont environ 5 millions de personnes vulnérables", a déclaré une responsable de l'Organisation mondiale de la santé, Adelheid Marschang, lors d'une réunion régulière du Conseil exécutif de l'organisation.

"L'OMS connaît la forte capacité de réponse de la Turquie et considère que les principaux besoins non satisfaits pourraient se situer en Syrie dans l'immédiat et à moyen terme", a-t-elle ajouté.

Le séisme, suivi de puissantes répliques, a tué plus de 5 000 morts en Turquie et en Syrie, faisant également des milliers de blessés et de sans abri par un froid glacial, mais le bilan est encore provisoire.

"L'acheminement de l'aide par la frontière vers le nord-ouest de la Syrie risque d'être ou est déjà perturbé en raison des dégâts causés par le tremblement de terre. En soi, cela constitue déjà une énorme crise", a relevé Mme Marschang.

A ses côtés, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a d'abord appelé à observer une minute de silence pour les victimes.

"Nous travaillerons en étroite collaboration avec tous les partenaires pour soutenir les autorités de Turquie et de Syrie, dans les heures et les jours critiques à venir, ainsi que dans les mois et les années à venir, alors que les deux pays se rétablissent et se reconstruisent", a-t-il ensuite dit.

Il a annoncé l'envoi de "trois vols charters dans les deux pays" avec des matériels médicaux, y compris des trousses chirurgicales, depuis la plateforme logistique humanitaire de Dubaï.

"Nous mobilisons des matériels d'urgence et nous avons activé le réseau d'équipes médicales d'urgence de l'OMS pour fournir des soins de santé essentiels aux blessés et aux personnes les plus vulnérables", a-t-il ajouté.

Le Dr Tedros a également expliqué qu'une cartographie des dommages est en cours, afin de comprendre où l'OMS doit concentrer son attention.

"C'est maintenant une course contre la montre. Chaque minute, chaque heure qui passe, les chances de retrouver des survivants vivants diminuent", a-t-il affirmé, se disant "particulièrement préoccupé par les zones où nous n'avons pas encore d'informations".

"Les répliques sismiques, la rigueur des conditions hivernales, les dégâts causés aux routes, à l'alimentation électrique, aux communications et aux autres infrastructures continuent d'entraver l'accès et les autres opérations de recherche et de sauvetage", a souligné le chef de l'OMS


Lavrov arrive au Mali en pleine idylle entre Bamako et Moscou

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et son homologue malien, Abdoulaye Diop, tiennent une conférence de presse conjointe à l'issue de leur rencontre à Moscou, le 20 mai 2022. (AFP).
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et son homologue malien, Abdoulaye Diop, tiennent une conférence de presse conjointe à l'issue de leur rencontre à Moscou, le 20 mai 2022. (AFP).
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  • Sergueï Lavrov sera reçu mardi par le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta. Des discussions avec M. Diop et une conférence de presse sont également programmées
  • La visite de M. Lavrov dans ce pays en proie à la violence djihadiste et à une profonde crise multidimensionnelle doit durer moins de 24 heures et concrétise le rapprochement opéré par les colonels maliens depuis 2021

BAMAKO : Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est arrivé tôt mardi au Mali, en pleine idylle sécuritaire et politique entre Moscou et la junte au pouvoir à Bamako, a constaté un correspondant de l'AFP.

M. Lavrov, qui se trouvait lundi en Irak, a été accueilli à sa descente d'avion vers 1H30 (locales et GMT) par son homologue Abdoulaye Diop. Les deux hommes n'ont pas fait de déclaration aux journalistes.

M. Lavrov sera reçu mardi par le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta. Des discussions avec M. Diop et une conférence de presse sont également programmées.

La visite de M. Lavrov dans ce pays en proie à la violence djihadiste et à une profonde crise multidimensionnelle doit durer moins de 24 heures et concrétise le rapprochement opéré par les colonels maliens depuis 2021, en même temps qu'ils rompaient l'alliance militaire avec la France et ses partenaires.

Si des ministres maliens se sont rendus à plusieurs reprises à Moscou depuis, la venue de M. Lavrov est présentée par les autorités maliennes comme la "première du genre".

Sa visite "matérialise la volonté ferme" des présidents Assimi Goïta et Vladimir Poutine "d'impulser une nouvelle dynamique" à leur coopération dans les domaines de la défense et de la sécurité ainsi qu'au niveau économique, ont indiqué les Affaires étrangères maliennes.

Les militaires qui ont pris le pouvoir par la force en 2020 au Mali et ont consolidé leur emprise par un second putsch en 2021 ont fait de la Russie leur principal allié contre les djihadistes.

L'arrivée de combattants liés à la Russie sur le sol malien a été rapportée dès la fin 2021. Ils seraient des centaines à combattre aux côtés des soldats maliens.

Les autorités maliennes les présentent comme des instructeurs dépêchés au nom d'une coopération historique d'Etat à Etat. Elles revendiquent leur présence comme l'expression d'une liberté de choix stratégique dont la junte a fait son mantra avec la défense de la souveraineté.

Les Occidentaux et des organisations de défense des droits disent, eux, qu'il s'agit de mercenaires de la société russe Wagner, aux agissements décriés ailleurs en Afrique ou en Ukraine.

Le Mali a par ailleurs réceptionné à différentes reprises des avions et hélicoptères de guerre livrés par la Russie.

Le bilan de ce changement de pied stratégique est sujet à controverse.

Les autorités maliennes assurent avoir inversé la dynamique contre les djihadistes.

L'ONU dresse, elle, un bilan plus sombre. Des nouvelles alarmantes remontent depuis des mois des régions de Tombouctou, Gao et Ménaka (nord et nord-est) où les combats entre djihadistes et groupes armés causent de nombreuses victimes civiles et provoquent des déplacements massifs.

Stratégie d'influence

M. Lavrov arrive au Mali alors que l'ex-rébellion touarègue et des groupes armés qui ont signé en 2015 un important accord de paix avec l'Etat central ont suspendu leur participation à cet accord.

Les nouveaux alliés de l'armée malienne font l'objet d'accusations répétées d'exactions contre les populations civiles, de la part d'organisations de défense des droits et de témoins.

Moins de 48 heures avant l'arrivée de M. Lavrov, la junte a annoncé l'expulsion du chef de la division des droits de l'Homme de la mission de l'ONU (Minusma).

Ce nouveau coup porté à la relation avec la Minusma intervient après un discours prononcé par une défenseure malienne des droits humains devant le Conseil de sécurité. Elle dressait un tableau sombre de la sécurité et dénonçait l'implication, selon elle, des nouveaux alliés russes dans de graves violations.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a demandé à la junte d'"annuler sans délai cette décision regrettable". "Le personnel des Nations unies ne doit jamais être menacé ou sanctionné pour avoir fait son travail, qui est basé sur la Charte des Nations unies", a déclaré Volker Türk dans un communiqué.

Au-delà du Mali, la visite de M. Lavrov s’inscrit dans une stratégie d'influence sur l'ensemble du continent, où de nombreux pays se sont gardés de condamner l'invasion russe de l'Ukraine. M. Lavrov a effectué en janvier sa deuxième tournée en Afrique en six mois. L'Afrique, terrain d'une âpre concurrence économique et politique entre grandes puissances, est en même temps le théâtre d'une offensive diplomatique américaine.


La Corée du Nord annonce «l'élargissement et l'intensification» de ses exercices militaires

Cette photo prise le 6 février 2023 et publiée par l'agence de presse officielle de la Corée du Nord, Korean Central News Agency (KCNA), le 7 février 2023, montre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un (au centre) participant à la 4e réunion de la 8e Commission militaire centrale du Parti des travailleurs de Corée à Pyongyang. (PHOTO AFP/KCNA VIA KNS)
Cette photo prise le 6 février 2023 et publiée par l'agence de presse officielle de la Corée du Nord, Korean Central News Agency (KCNA), le 7 février 2023, montre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un (au centre) participant à la 4e réunion de la 8e Commission militaire centrale du Parti des travailleurs de Corée à Pyongyang. (PHOTO AFP/KCNA VIA KNS)
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  • A l'ordre du jour, figurait «l'élargissement et l'intensification constants des opérations et des exercices de combat de l'Armée populaire coréenne (...) afin de strictement perfectionner la préparation à la guerre»
  • En parallèle, des images satellites privées suggèrent que «des préparatifs importants en vue d'une parade» militaire sont en cours dans la capitale Pyongyang, en amont de fêtes nationales qui auront lieu en février

SÉOUL : L'armée nord-coréenne a déclaré qu'elle allait étendre et intensifier ses exercices militaires en vue de "la préparation à la guerre", ont rapporté mardi les médias d'Etat, à l'approche d'une importante parade militaire.

Cet engagement a été pris lors d'une réunion tenue lundi sous la direction du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, à la suite d'exercices aériens conjoints de la Corée du Sud et des Etats-Unis la semaine passée.

A l'ordre du jour, figurait "l'élargissement et l'intensification constants des opérations et des exercices de combat de l'Armée populaire coréenne (...) afin de strictement perfectionner la préparation à la guerre", selon l'agence officielle KCNA.

En parallèle, des images satellites privées suggèrent que "des préparatifs importants en vue d'une parade" militaire sont en cours dans la capitale Pyongyang, en amont de fêtes nationales qui auront lieu en février.

Le 8 février, la Corée du Nord célèbre l'anniversaire de la fondation de ses forces armées, et le 16 février, l'anniversaire de Kim Jong Il, père et prédécesseur de l'actuel leader nord-coréen, Kim Jong Un.

L'état-major inter-armées sudcoréen a déclaré mardi surveiller de près les zones entourant le terrain d'entraînement militaire de Pyongyang, ajoutant y avoir constaté une "forte augmentation du personnel et des véhicules" ces derniers jours.

Ballon nord-coréen

La semaine dernière, Séoul et Washington ont organisé des exercices aériens avec des bombardiers stratégiques et des avions de chasse furtifs, provoquant la colère de Pyongyang, qui a déclaré que de telles manœuvres pourraient "déclencher une confrontation totale".

Cette démonstration de force des deux puissances alliées intervient après que le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, et son homologue sud-coréen ont annoncé une coopération accrue en matière de sécurité face à Pyongyang.

Pour la Corée du Nord, qui perçoit ces manœuvres aériennes comme des répétitions en vue d'une invasion de son territoire, la décision de Séoul et Washington d'intensifier leurs exercices conjoints a franchi "une ligne rouge extrême", a déclaré le ministre nord-coréen des Affaires étrangères.

Le ministère de la Défense sud-coréen a déclaré lundi qu'un ballon nord-coréen avait traversé son espace aérien au cours du week-end, mais a conclu qu'il ne représentait pas une menace.

Il s'agirait d'un ballon météorologique, a rapporté l'agence de presse Yonhap qui cite des responsables. Le ministère de la Défense a déclaré avoir pris des "mesures" sans donner plus de détails.

Samedi, Washington a abattu un ballon de surveillance chinois présumé, Pékin affirmant qu'il s'agissait d'un engin civil qui avait accidentellement pénétré dans l'espace aérien américain.

Renforcer l'armée

Selon Hong Min, chercheur à l'Institut coréen pour l'unification nationale, un organisme de recherche basé à Séoul, la réunion de lundi des gradés nord-coréens visait à souligner que le pays était prêt à faire face aux prochains exercices militaires conjoints et à la guerre.

Yang Moo-jin, professeur à l'Université d'études nord-coréennes de Séoul, a ajouté que la réunion signalait la détermination de Pyongyang à "renforcer agressivement son armée".

Le dirigeant nord-coréen avait appelé début janvier à une "augmentation exponentielle de l'arsenal nucléaire" de la Corée du Nord, incluant la production en masse d'armes nucléaires tactiques et le développement de nouveaux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM).

Kim Jong Un a également déclaré que son pays devait "renforcer massivement (sa) force militaire" en 2023 en réponse "aux manoeuvres militaires inquiétantes des Etats-Unis et d'autres forces hostiles".