Les premières photos prises sur la Lune aux enchères au Danemark

Cette photo d'archive du 19 juillet 1969 publiée par la NASA montre la Terre vue depuis le module de commande d'Apollo 11 alors qu'elle orbite autour de la Lune avant l'atterrissage du module lunaire. (Photo, AFP)
Cette photo d'archive du 19 juillet 1969 publiée par la NASA montre la Terre vue depuis le module de commande d'Apollo 11 alors qu'elle orbite autour de la Lune avant l'atterrissage du module lunaire. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 08 mars 2022

Les premières photos prises sur la Lune aux enchères au Danemark

  • Les 74 photos sont issues de plusieurs missions Apollo menées par la Nasa, l'agence spatiale américaine, autour et principalement sur la Lune dans les années 1960 et 1970, dont 26 prises depuis le satellite de la Terre
  • Mise en vente par un collectionneur étranger qui désire rester anonyme, la série est estimée par Bruun Rasmussen à 1,4 million de couronnes au total, soit près de 190 000 euros

COPENHAGUE : La face cachée de la Lune, le premier "lever de Terre" ou les traces de pas de Buzz Aldrin: plus de 70 photographies originales de la Nasa, dont les premières prises sur la Lune en juillet 1969, font l'objet d'une rare vente aux enchères mercredi à Copenhague.

"L'une de mes photos préférées de cette fantastique collection est une photo de Buzz Aldrin prise par Neil Armstrong où vous pouvez voir Armstrong se refléter dans la visière", explique à l'AFP Kasper Nielsen, un responsable de la maison d'enchères Bruun Rasmussen.

Les 74 photos sont issues de plusieurs missions Apollo menées par la Nasa, l'agence spatiale américaine, autour et principalement sur la Lune dans les années 1960 et 1970, dont 26 prises depuis le satellite de la Terre.

"Bien sûr, le clou est la mission Apollo 11 atteignant la Lune pour la première fois", le 20 juillet 1969, souligne M. Nielsen, qui a dirigé l'évaluation des clichés par la plus grande maison d'enchères danoise.

Mise en vente par un collectionneur étranger qui désire rester anonyme, la série est estimée par Bruun Rasmussen à 1,4 million de couronnes au total, soit près de 190 000 euros. 

Chaque photographie est mise en vente séparément.

La plus précieuse, le premier "lever de Terre" photographié par l'astronaute américain William Anders en décembre 1968 depuis l'orbite lunaire, est estimée entre 8 000 et 12 000 euros.

On y retrouve également des clichés pris lors du retour très mouvementé vers la Terre de la mission Apollo 13, victime d'un grave accident.

Plusieurs des originaux argentiques faisaient partie des archives de la Nasa et sont exposés pour la première fois au public en amont de la vente.

D'autres sont apparus en couverture de grands magazines américains comme National Geographic ou Life pour illustrer le succès des États-Unis dans la course à l'espace.

"Cette collection est très importante aujourd'hui", juge M. Nielsen. "Elle nous montre les grandes réalisations de l'humanité d'un point de vue historique, en examinant ce qui s'est passé et ce que l'humanité a accompli dans les années 1960 et 1970".

"Elle nous montre aussi que lorsque vous vous fixez un objectif, presque tout est possible".

La dernière fois que des humains se sont rendus sur la Lune remonte à 1972, avec Apollo 17, mais la Nasa y vise un retour des astronautes vers 2025-2026.


Le fondateur des bijoux Dinh Van décédé à 94 ans

Le bijoutier Jean Dinh Van, fondateur de la marque de bijoux Dinh Van et qui avait cédé son entreprise il y a une vingtaine d'années, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche des suites d'un AVC (Photo, Twitter).
Le bijoutier Jean Dinh Van, fondateur de la marque de bijoux Dinh Van et qui avait cédé son entreprise il y a une vingtaine d'années, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche des suites d'un AVC (Photo, Twitter).
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  • Jean Dinh Van «était un travailleur et un grand joueur de polo, il était très brillant et très modeste à la fois»
  • La démarche de Jean Dinh Van consistait à «proposer un luxe moderne, une joaillerie à porter au quotidien»

PARIS: Le bijoutier Jean Dinh Van, fondateur de la marque de bijoux Dinh Van et qui avait cédé son entreprise il y a une vingtaine d'années, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche des suites d'un AVC, a annoncé à l'AFP son épouse.

Jean Dinh Van "est décédé dans la nuit à Neuilly-sur-Seine", a déclaré Marie-Françoise Dinh Van. "Il allait bien récemment, mais il y a une quinzaine de jours, il a fait une chute en arrière sur la tête qui a déclenché un hématome cérébral. Hier soir, il a fait un très, très gros AVC qui lui a été fatal", a-t-elle expliqué.

Une cérémonie sera organisée à Boulogne-Billancourt, là où il est né en 1927, vendredi 8 ou lundi 11 juillet, a indiqué Mme Dinh Van.

Le joaillier, breton d'origine vietnamienne par son père, s'était formé chez Cartier avant d'ouvrir sa première boutique à Paris en 1965, selon le site internet de la marque qui a connu la gloire dans les années 90 avant d'être cédée à un groupe d'investisseurs emmené par Eric Laporte.

Jean Dinh Van "était un travailleur et un grand joueur de polo. Il était très brillant et très modeste à la fois", selon son épouse.

"Il avait revendu il y a plus d'une vingtaine d'années son affaire, qu'il avait entièrement créée lui-même", a poursuivi Marie-Françoise Dinh Van. "Avec lui, c'était une société très confidentielle qui fabriquait à la main de façon artisanale. Maintenant, elle fabrique à l'étranger de façon tout à fait autre et industrialisée".

La démarche de Jean Dinh Van consistait à "proposer un luxe moderne, une joaillerie à porter au quotidien", précise la marque pour expliquer la renommée de son fondateur.

Celui-ci s'est inspiré de nombreux objets du quotidien (lames de rasoir, boutons de manchettes, menottes) qu'il détournait pour en faire des bijoux.


Jazz à Juan: à 80 ans, une première «exaltante» pour Paul Anka

Paul Anka, le créateur de «My Way», a attendu ses 80 ans pour enfin se produire à Jazz à Juan (Alpes-Maritimes). (Photo, AFP)
Paul Anka, le créateur de «My Way», a attendu ses 80 ans pour enfin se produire à Jazz à Juan (Alpes-Maritimes). (Photo, AFP)
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  • «J'ai une très longue relation avec la France et les Français et leur musique. Venir enfin à Juan-les-Pins ce sera un moment intense», a confié Paul Anka
  • «Je vais chanter des classiques, 'My Way' bien sûr, du jazz, ainsi qu'un hommage à Sammy Davis Junior», a ajouté le Canadien

JUAN-LES-PINS: « Chanter là où tant de grands musiciens ont joué, c'est exaltant »: Paul Anka, le créateur de « My Way », a attendu ses 80 ans pour enfin se produire à Jazz à Juan (Alpes-Maritimes) où sont aussi programmés George Benson, Herbie Hancock ou encore Gilberto Gil. 

« J'ai une très longue relation avec la France et les Français et leur musique. Venir enfin à Juan-les-Pins ce sera un moment intense », a confié la star nord-américaine dans un entretien depuis Los Angeles. 

« Je connais beaucoup de festivals dans le monde. Juan figure certainement dans le top 3 », a ajouté l'auteur de « Diana » ou « Destiny » qui, en 1969, a adapté « Comme d'habitude » de Claude François, repris ensuite par Frank Sinatra. 

Ce natif d'Ottawa (Canada) qui a vécu tout près, en Italie, dans les années 50, mais n'est « jamais venu à Juan, même en spectateur », succédera en effet le 8 juillet dans la Pinède Gould à des monstres tels Charles Migus, Miles Davis ou Ray Charles. 

« Proche de Charles Aznavour, Gilbert Bécaud et Johnny Hallyday » et de Michel Legrand, « l'un des plus grands auteurs », mais aussi de Michel Colombier, compositeur et arrangeur (de Gainsbourg ou Polnareff) »avec qui j'ai travaillé sur plusieurs albums », Paul Anka, qui ne choisira son répertoire « qu'une semaine avant », a cependant une petite idée de ce qu'il souhaite réserver au public. 

« My way »  

« Je vais chanter des classiques, 'My Way' bien sûr, du jazz, ainsi qu'un hommage à Sammy Davis Junior, cher au public français, et quelques-uns des premiers succès qui m'ont permis de venir en France très jeune, comme ‘Diana’ et ‘Destiny’ », a ajouté le Canadien qui « parlait français à la maison » avec ses parents francophones nés au Liban et en Syrie. 

Plus occupé que jamais, Paul Anka, qui confie encore être « amoureux » des films de Claude Chabrol et de Roger Vadim, « termine un nouvel album, une émission de télévision qui sera diffusée dans quatre ou cinq mois et la pré-production d'un documentaire sur ma vie que va réaliser une société de production ». 

Figure incontournable du jazz, initié par Wes Montgomery, guitariste de Miles Davis en 1967 sur l'album « Miles in the Sky », George Benson rend de son côté le 6 juillet une dixième visite à Jazz à Juan, depuis sa première apparition en 1964. 

Stakhanoviste de la scène avec une centaine de concerts par an, l'auteur du mythique « Give Me the Night », reste sur un album hommage à deux récents disparus, Chuck Berry et Fats Domino, paru en 2019. 

Aujourd'hui âgé de 79 ans, le guitariste de Pittsburgh aura comme d'habitude dans sa loge, selon une source proche, du rôti de boeuf, du jambon et de la pastèque, du jus de cerise et de canneberge mais aussi « une bouteille de champagne brut rosé de la plus haute qualité ». 

Pour sa 61e édition, le festival d'Antibes Juan-les-Pins, créé en 1960 en hommage à un célèbre Antibois d’adoption, Sidney Bechet, se veut résolument jazz avec Rhoda Scott (le 8 juillet), Diana Krall (le 17) ou encore Herbie Hancock (le 18) mais élargit aussi sa gamme avec le chanteur de soul américain John Legend (le 10) et l'Irlandais Van Morrison (le 13 juillet). 


La Fête du cinéma signe son grand retour en France

Le président français Emmanuel Macron (à droite) s'adresse au public sur scène à côté de l'ancien ministre français de la Culture Jack Lang (au centre) et de la ministre française de la Culture Rima Abdul-Malak (à gauche) lors du festival annuel de musique dans la cour de l'Elysée palais présidentiel à Paris le 21 juin 2022. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à droite) s'adresse au public sur scène à côté de l'ancien ministre français de la Culture Jack Lang (au centre) et de la ministre française de la Culture Rima Abdul-Malak (à gauche) lors du festival annuel de musique dans la cour de l'Elysée palais présidentiel à Paris le 21 juin 2022. (AFP)
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  • «Je n'accepte pas qu'au pays des Frères Lumières, le cinéma puisse mourir», a récemment écrit Lang sur ses réseaux sociaux
  • Après une édition 2020 annulée pour cause de pandémie de Covid-19 et une édition 2021 où le port du masque était obligatoire, la Fête du cinéma 2022 entend séduire les spectateurs pour réactiver la fréquentation

PARIS: C’est un rendez-vous incontournable pour les amoureux du septième art. La Fête du cinéma signe son grand retour en France à compter de ce dimanche 3 juillet. Jusqu’au mercredi 6 juillet, les salles obscures proposent à travers toute la France des séances à petits prix.

Après une édition 2020 annulée pour cause de pandémie de Covid-19 et une édition 2021 où le port du masque était obligatoire, la Fête du cinéma 2022 entend séduire les spectateurs pour réactiver la fréquentation. 

La Fête du 7e art a été créée en 1985, à l'initiative de Jack Lang, ministre de la Culture à l’époque.

"Je n'accepte pas qu'au pays des Frères Lumières, le cinéma puisse mourir", a récemment écrit ce dernier sur ses réseaux sociaux, poursuivant : «La Fête du cinéma est de retour ce dimanche !

J'en ai décidé la création en 1985, trois ans après la Fête de la musique. Pourquoi ce retard ?

Certains professionnels du cinéma étaient réticents. Ils pensaient qu’elle mettrait en danger la fréquentation des salles. C’est tout le contraire qui s’est produit. Des millions de cinéphiles se sont rendus dans les salles obscures !

De formidables moments, festifs et populaires, ont marqué la première édition de 1985, en particulier la projection de la version restaurée du Napoléon d’Abel Gance au Zénith, accompagnée d’un orchestre dirigé par Carmine Coppola, le père de l’incroyable cinéaste du même nom ».

« Rima Abdul-Malak aura certainement à cœur de redonner à cet événement son caractère culturel profond. Vive la magie du grand écran au pays des Frères Lumières !», a ajouté l’ancien ministre. Toujours très populaire auprès des Français, Jack Lang est président de l’Institut du monde arabe, à Paris, depuis 2013. 

Cet évènement, tant attendu par les cinéphiles comme par les familles en ce début d'été, a été organisé par la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF) avec le soutien de Canal+ et de la BNP Paribas.

En 1981, les Français découvrent Jack Lang lorsqu’il devient le ministre de la Culture de François Mitterrand, où il se fait remarquer en rendant nationale la Fête de la musique en 1982 et en créant les Journées du patrimoine en 1984 et la Fête du cinéma en 1985. Très attaché à la culture, il lance une série de grands travaux pour rénover le Louvre, l’Opéra Bastille ou encore la BNF. 

«Les festivals sont l'ADN de la France l'été», a affirmé sur France Inter l’actuelle ministre de la Culture, Rima Abdul-Malak.

«A nous, pouvoirs publics, en lien avec les salles, les exploitants, de trouver les leviers pour dire à nos citoyens de revivre l'expérience du cinéma en salle. En France, on a un écran pour 10 000 habitants. C'est l'un des pays au monde qui a le plus de cinéma et on doit préserver cette force»,  a-t-elle insisté.