Michigan : la gouverneure Whitmer a été déplacée avec sa famille durant l’enquête

William Null, l’un des nombreux accusés du complot conjugué d’enlèvement de la gouverneure Whitmer et de la prise d’assaut du Capitole pour « provoquer une guerre civile » (photo fournie par le sheriff du comté d’Antrim/AP)
William Null, l’un des nombreux accusés du complot conjugué d’enlèvement de la gouverneure Whitmer et de la prise d’assaut du Capitole pour « provoquer une guerre civile » (photo fournie par le sheriff du comté d’Antrim/AP)
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Publié le Vendredi 09 octobre 2020

Michigan : la gouverneure Whitmer a été déplacée avec sa famille durant l’enquête

  • "De temps en temps, (la gouverneure Gretchen Whitmer) était déplacée avec sa famille en raison de menaces dont les forces de l'ordre étaient renseignées." Selon la procureure générale Dana Nessel
  • La surveillance du complot d'enlèvement a eu lieu en août et septembre, selon un membre du FBI, et quatre des hommes avaient prévu de se rencontrer mercredi pour « payer des explosifs et échanger des équipements tactiques ».

LANSING, Michigan : La gouverneure du Michigan, Gretchen Whitmer, et sa famille ont parfois été déplacées par les autorités alors que les forces de l'ordre suivaient les hommes qui auraient conspiré pendant des mois pour la kidnapper, a déclaré vendredi la procureure générale de l'État Dana Nessel. Celle-ci a divulgué les détails à « CBS This Morning ». Elle a déclaré que la gouverneure démocrate était constamment informée de l'enquête au cours des deux derniers mois.

"Elle était au courant de ce qui se passait", a déclaré Nessel. "De temps en temps, elle était déplacée avec sa famille en raison de menaces dont les forces de l'ordre étaient renseignées."

Les autorités ont annoncé jeudi qu'elles avaient déjoué un complot stupéfiant visant à kidnapper Whitmer dans un stratagème qui impliquait des mois de planification et même des répétitions. Selon le plan, la gouverneure devait être enlevée de sa maison de vacances avant les élections du 3 novembre. Le premier mandat de Whitmer en tant que gouverneure ne se termine qu'en 2022.

Provoquer une « guerre civile »

Six hommes ont été accusés devant un tribunal fédéral d'avoir conspiré pour kidnapper la gouverneure en réaction à ce qu'ils considéraient comme son « pouvoir incontrôlé », selon une plainte fédérale. Par ailleurs, sept autres personnes liées à un groupe paramilitaire appelé les Wolverine Watchmen ont été inculpées devant le tribunal de l’État pour avoir prétendument cherché à prendre d'assaut le Capitole du Michigan et à provoquer une «guerre civile », dont quatre qui auraient aidé à surveiller la maison de Whitmer.

Les deux groupes se sont entraînés ensemble et ont planifié « divers actes de violence », selon la police d'État.

Acclamée par les uns, critiquée par les autres

La surveillance du complot d'enlèvement a eu lieu en août et septembre, selon un membre du FBI, et quatre des hommes avaient prévu de se rencontrer mercredi pour « payer des explosifs et échanger des équipements tactiques ».

« Nous pensions qu'il était temps d’agir avant qu’il n’y ait de victimes », a déclaré Nessel.

Whitmer, qui était considérée comme la colistière de Biden, a été fortement acclamée pour sa réponse au coronavirus, mais également vivement critiquée par les législateurs républicains et les habitants des zones conservatrices de l'État. Le Capitole a été le site de nombreux rassemblements, y compris de manifestants armés appelant à son éviction.

Agents infiltrés et informateurs

Le FBI a cité l'un des accusés de la conspiration en vue de l’enlèvement de Whitmer disant que la gouverneure « n'a aucun contrôle ni contrepoids. Elle a un pouvoir incontrôlé en ce moment. Toutes les bonnes choses ont une fin. » Ce même homme, Adam Fox, qui a été décrit comme l'un des dirigeants du complot présumé, a diffusé en direct une vidéo sur un groupe Facebook privé « dans lequel il se plaignait du système judiciaire et de l'État contrôlant l'ouverture des gymnases », selon la plainte fédérale.

Whitmer avait fermé les gymnases en mars mais les avait rouverts dans certaines régions en juin, puis dans tout l'État en septembre.

Les autorités ont déclaré que le complot avait été arrêté grâce au travail d'agents infiltrés et d'informateurs. Six conspirateurs ont été arrêtés mercredi soir. Inculpés devant un tribunal fédéral, ils risquent la prison à vie s'ils sont reconnus coupables. Les accusations de terrorisme d'État auxquelles les sept autres hommes sont confrontés sont passibles d'une peine de 20 ans.

L'avocat américain Andrew Birge a qualifié ces hommes d’ «extrémistes violents». Ils auraient prévu de placer des engins explosifs - y compris sous un pont routier - pour détourner la police de la zone voisine de la maison de vacances de Whitmer et Fox a acheté un Taser pour l’enlèvement, a déclaré Birge.

Quand Donald Trump tweetait : « Libérez le Michigan ! »

« Nous tous au Michigan pouvons être en désaccord sur la politique, mais ces désaccords ne devraient jamais, jamais être assimilés à de la violence. La violence a été évitée aujourd'hui», a déclaré jeudi le procureur américain de Detroit, Matthew Schneider.

Quelques heures plus tard, Whitmer a jeté le blâme sur le président Donald Trump, soulignant qu'il n'avait pas condamné les suprémacistes blancs lors du débat de la semaine dernière avec Joe Biden, invitant au contraire le groupe d'extrême droite à «prendre du recul et de se tenir prêt».

«Les groupes haineux ont entendu les paroles du président non pas comme une réprimande, mais comme un cri de ralliement, comme un appel à l’action», a déclaré Whitmer.

Trump a tweeté que la gouverneure «a fait un très mauvais travail» et l'a de nouveau appelée à «ouvrir son État». Il a martelé qu'il ne tolérait aucune violence extrême.

Whitmer avait imposé des restrictions majeures au déplacement des personnes et à l'économie pour contrôler la propagation du coronavirus, bien que nombre de ces limites aient été levées depuis le printemps.

La gouverneure avait déjà échangé des piques avec Trump sur les réseaux sociaux, et le président avait même lancé en avril : « Libérez le Michigan!». Rien n'indique dans la plainte pénale, cependant, que les conspirateurs aient été inspirés par Trump.

 


Taïwan rappelle les Etats-Unis à leur engagement sur les ventes d'armes, après la mise en garde de Trump

Dans un entretien télévisé enregistré avant son départ de Pékin, où le président chinois Xi Jinping lui a tenu des propos particulièrement fermes à propos de l'île, Donald Trump a mis en garde vendredi Taïwan contre toute proclamation d'indépendance. (AFP)
Dans un entretien télévisé enregistré avant son départ de Pékin, où le président chinois Xi Jinping lui a tenu des propos particulièrement fermes à propos de l'île, Donald Trump a mis en garde vendredi Taïwan contre toute proclamation d'indépendance. (AFP)
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  • En décembre, le gouvernement américain a approuvé la deuxième vente d'armes à Taïwan depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, pour une valeur de 11,1 milliards de dollars face à la menace chinoise
  • Il s'agit de la vente la plus importante depuis 2001, lorsque George W. Bush avait validé la livraison de 18 milliards de dollars d'armes à Taïwan

TAIPEI: Le gouvernement de Taïwan a réaffirmé samedi que l'île était une nation "indépendante", en réponse à la ferme mise en garde du président américain Donald Trump à l'issue de sa visite à Pékin, et rappelé les Etats-Unis à leur engagement en ce qui concerne les ventes d'arme à Taïwan.

La politique américaine à l'égard de Taïwan repose sur un soutien militaire robuste à l'île, sans toutefois la reconnaître à part entière ni soutenir ouvertement des velléités d'indépendance.

La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire.

Dans un entretien télévisé enregistré avant son départ de Pékin, où le président chinois Xi Jinping lui a tenu des propos particulièrement fermes à propos de l'île, Donald Trump a mis en garde vendredi Taïwan contre toute proclamation d'indépendance.

"Je n'ai pas envie que quelqu'un déclare l'indépendance et, vous savez, nous sommes ensuite censés faire 15.000 kilomètres pour faire la guerre", a dit le président américain sur Fox News, en demandant à Taipei et à Pékin de faire "baisser la température".

"Taïwan est une nation démocratique, souveraine et indépendante, qui n'est pas subordonnée à la République populaire de Chine", a réagi le ministère taïwanais des Affaires étrangères, estimant que la politique de Washington demeurait "inchangée".

"En ce qui concerne les ventes d'armes entre Taïwan et les Etats-Unis, il ne s'agit pas seulement d'un engagement des Etats-Unis envers la sécurité de Taïwan, clairement prévu par la loi sur les relations avec Taïwan, mais aussi d'une forme de dissuasion commune face aux menaces régionales", a insisté le ministère taïwanais, dans un communiqué.

Washington est tenu de fournir des armes défensives à Taïwan en vertu du Taiwan Relations Act, une loi adoptée par le Congrès américain en 1979, à la suite de la reconnaissance de la République Populaire de Chine par les Etats-Unis et à condition que l’île ne déclare pas l’indépendance.

Depuis 1982, l'un des grands principes de la stratégie américaine est de ne pas "consulter" Pékin sur ses ventes d'armes à Taïwan tout en restant flou quant à la possibilité d’intervenir militairement en cas d'attaque chinoise.

En décembre, le gouvernement américain a approuvé la deuxième vente d'armes à Taïwan depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, pour une valeur de 11,1 milliards de dollars face à la menace chinoise.

Il s'agit de la vente la plus importante depuis 2001, lorsque George W. Bush avait validé la livraison de 18 milliards de dollars d'armes à Taïwan.

S'en sont suivis des mois de bataille politique à Taïwan où le président Lai Ching-te (DPP) qui n'a pas la majorité au parlement, a proposé de voter 40 milliards de dollars pour la modernisation et le renforcement des capacités de défense de l'île.

Il s'est heurté à l'opposition du Kuomintang (KMT) qui accuse le parti présidentiel de pousser Taïwan dans une course aux armements et un conflit perdant. Le Kuomintang  s'est finalement laissé fléchir et permis le vote le 8 mai d'une enveloppe de 25 milliards de dollars destinés à l'achat d'armes américaines.

"Engagement" et "dissuasion commune" 

"Nous n'avons pas envie que quelqu'un se dise, proclamons l'indépendance parce que les Etats-Unis nous soutiennent", a également déclaré Donald Trump, en ajoutant n'avoir pas encore pris de décision sur les ventes d'armes américaines à l'île.

"Je prendrai une décision dans un délai assez court", a pourtant répondu M. Trump aux journalistes vendredi, en chemin vers Washington.

La visite du président américain a permis d'afficher une certaine stabilité entre les deux superpuissances, sans déboucher sur de grandes avancées, que ce soit sur le commerce ou sur l'Iran, allié de la Chine.

La visite annoncée de Xi Jinping à Washington à l'automne servira de nouveau test pour le fragile statu quo entre la première et la deuxième puissance mondiale.

Bonnie Glaser, du German Marshall Fund, pense que la Chine va "pousser fortement" pour que Donald Trump s'abstienne de toute décision sur des ventes d'armes à Taïwan d'ici là.

Jeudi, avec une fermeté inhabituelle, Xi Jinping avait mis Donald Trump en garde: "La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre les deux pays (Chine et Etats-Unis) pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit".

 


«Flottille pour Gaza»: expulsés par Israël, les militants étrangers sont arrivés en Turquie

Des militants propalestiniens de la "Flottille pour Gaza" expulsés d'Israël sont arrivés jeudi à l'aéroport international d'Istanbul à bord d'un premier avion, au lendemain du tollé international provoqué par une vidéo les montrant se faire humilier en détention. (AFP)
Des militants propalestiniens de la "Flottille pour Gaza" expulsés d'Israël sont arrivés jeudi à l'aéroport international d'Istanbul à bord d'un premier avion, au lendemain du tollé international provoqué par une vidéo les montrant se faire humilier en détention. (AFP)
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  • Les militants ont passé deux jours dans une prison militaire sur un bateau, formée de conteneurs et de barbelés, a décrit à l'AFP par téléphone Safa Chebbi, une militante canadienne
  • Outre des humiliations et le manque de sommeil, "nous étions sous une menace constante, des balles en plastique ont été tirées sur la foule, un des passagers a été blessé", a-t-elle indiqué

JERUSALEM: Des militants propalestiniens de la "Flottille pour Gaza" expulsés d'Israël sont arrivés jeudi à l'aéroport international d'Istanbul à bord d'un premier avion, au lendemain du tollé international provoqué par une vidéo les montrant se faire humilier en détention.

Ils ont été accueillis à l'aéroport par un large comité de soutien, avec de nombreux militants agitant des drapeaux palestiniens. Plusieurs militants de la flottille présentaient des blessures et certains ont été évacués en ambulance, selon des images de l'AFP.

Les forces israéliennes "nous ont attaqués. Chacun de nous a été battu, les femmes comme les hommes, beaucoup hurlaient. Mais vraiment, ça n'a aucune importance. C'est ce que vivent en permanence les Palestiniens", a raconté à sa descente d'avion Bulal Kitay, un Turc qui compte repartir dès le prochain convoi.

Les militants ont passé deux jours dans une prison militaire sur un bateau, formée de conteneurs et de barbelés, a décrit à l'AFP par téléphone Safa Chebbi, une militante canadienne.

Outre des humiliations et le manque de sommeil, "nous étions sous une menace constante, des balles en plastique ont été tirées sur la foule, un des passagers a été blessé", a-t-elle indiqué.

"Deux Coréens ont été expulsés vers la Corée du Sud, un participant a été expulsé vers l'Egypte, deux vers la Jordanie, une citoyenne israélienne a été libérée dans le pays, et le reste des 422 participants a été transféré à Istanbul à bord de trois vols de Turkish Airlines affrétés par le gouvernement turc", a indiqué la coalition Freedom Flotilla.

Les quelque 430 membres d'équipage de la cinquantaine de bateaux arraisonnés lundi par l'armée israélienne en Méditerranée, au sud-ouest de Chypre, avaient été amenés de force en Israël puis détenus dans la prison de Ktziot (sud), selon l'organisation israélienne de défense des droits humains Adalah, qui assure leur représentation légale et leur défense.

Ils ont "tous été expulsés", a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, sans préciser s'ils avaient été jugés.

Les 37 ressortissants français ont aussi été expulsés vers la Turquie et seront rapatriés dès que possible, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, Pascal Confavreux.

Une militante israélienne, Zohar Regev, a été déférée devant un tribunal à Ashkelon, au sud de Tel-Aviv.

"Partisans terroristes du Hamas" 

Partis de Turquie, les militants de la "Global Sumud Flotilla" ("sumud" signifie "résilience" en arabe) voulaient attirer l'attention sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza, dévastée par plus de deux ans de guerre, en brisant le blocus maritime imposé par Israël. En avril, une précédente "flottille pour Gaza" avait déjà été interceptée par Israël au large de la Grèce.

"Israël a pleinement le droit d'empêcher de provocatrices flottilles de partisans terroristes du Hamas d'entrer dans nos eaux territoriales et d'atteindre Gaza", a estimé le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en référence au mouvement islamiste palestinien ayant déclenché la guerre en lançant une attaque sans précédent sur Israël le 7 octobre 2023.

Mercredi, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir , figure de l'extrême droite, a provoqué un tollé à l'étranger, mais également au sein de son gouvernement, en publiant une vidéo de dizaines de militants agenouillés et les mains liées.

Une jeune femme qui crie "Libérez la Palestine" au passage du ministre se retrouve la tête pressée vers le sol par les services de sécurité.

"Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous", lance-t-il triomphalement dans cette vidéo publiée sur sa chaîne Telegram.

 "Traitement de luxe" 

Les images diffusées ne sont "pas conformes aux valeurs d'Israël", a déclaré le chef de la diplomatie Gideon Saar, accusant M. Ben Gvir d'avoir "sciemment nui" à l'image du pays avec "ce spectacle honteux". L'intéressé a défendu au contraire "une grande source de fierté".

En Europe, plusieurs pays ont appelé l'UE a prendre des sanctions contre Israël et contre le ministre. Le traitement réservé aux détenus a ainsi été jugé "inadmissible" par Rome qui a exigé "des excuses" et demandé des mesures contre Ben Gvir.

Le Premier ministre irlandais a condamné le "traitement choquant réservé aux citoyens de l'UE" et réclamé "la suspension d'une partie, voire de la totalité, de l'accord d'association entre l'UE et Israël".

L'Italienne Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l'ONU sur la situation des droits de l'Homme dans les Territoires palestiniens occupés, a salué sur X ces prises de positions.

Ce qu'ont subi ces militants est "un traitement de luxe par rapport à ce qui est infligé aux Palestiniens dans les prisons israéliennes", a-t-elle affirmé, appelant l'Italie à cesser "de s'opposer à la suspension de l'accord (d'association) UE-Israël."


Trump assure l'engagement des États-Unis en faveur de la sécurité dans le Golfe dans une lettre adressée au Bahreïn

Le président américain Donald Trump salue alors qu'il monte à bord d'Air Force One à l'aéroport de Groton-New London à Groton, Connecticut, le 20 mai 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump salue alors qu'il monte à bord d'Air Force One à l'aéroport de Groton-New London à Groton, Connecticut, le 20 mai 2026. (AFP)
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  • Le dirigeant américain dit son admiration pour l'unité nationale de Bahreïn face aux attaques de drones et de missiles iraniens
  • Bahreïn, qui abrite le Commandement central des forces navales américaines et la Cinquième flotte, était l'un des dix pays visés par les attaques de missiles et de drones de l'Iran.

LONDRES : Le président américain Donald Trump a souligné l'engagement de Washington à assurer la sécurité et la stabilité dans la région du Golfe dans une lettre adressée au roi Hamad bin Isa Al-Khalifa de Bahreïn.

Le dirigeant américain a également exprimé son admiration pour l'unité nationale de Bahreïn en réponse aux violations du droit international par l'Iran, a rapporté l'Agence de presse de Bahreïn.

Les défenses aériennes bahreïnies ont intercepté et détruit au moins 188 missiles balistiques et 477 drones lancés depuis l'Iran depuis le début de la campagne militaire menée par les États-Unis et Israël contre le régime de Téhéran le 28 février.

Bahreïn, qui abrite le Commandement central des forces navales américaines et la Cinquième flotte, était l'un des dix pays visés par les attaques de missiles et de drones de l'Iran. Toutefois, le pays n'a participé à aucune opération directe menée par les États-Unis contre Téhéran.

Un fragile cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis est en vigueur depuis le début du mois d'avril. Toutefois, le détroit d'Ormuz, une voie commerciale essentielle, reste fermé. Parallèlement, les négociations entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent afin de parvenir à un accord sur le programme nucléaire iranien.