Le dirigeant sunnite libanais Hariri appelle à la relance du plan français

Hariri, allié de l’Occident, traditionnellement aligné sur les États arabes du Golfe, a également déclaré que le Liban n'avait aucun autre moyen de sortir de la crise qu'un plan avec le FMI. (AFP)
Hariri, allié de l’Occident, traditionnellement aligné sur les États arabes du Golfe, a également déclaré que le Liban n'avait aucun autre moyen de sortir de la crise qu'un plan avec le FMI. (AFP)
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Publié le Samedi 10 octobre 2020

Le dirigeant sunnite libanais Hariri appelle à la relance du plan français

  • Le Liban a un besoin urgent de devises étrangères pour sortir de la crise financière
  • La France, ancienne puissance coloniale, a tenté de mobiliser les dirigeants libanais en vue de lancer des réformes pour faire face à la crise

BEYROUTH: Le principal dirigeant politique musulman sunnite du Liban, l'ancien Premier ministre Saad Al-Hariri, a appelé à l’activation du plan français pour sortir le pays de sa pire crise financière depuis la guerre civile de 1975-1990.

La France, ancienne puissance coloniale, qui a dirigé les efforts de l’aide étrangère, a tenté de mobiliser les dirigeants libanais en vue de lancer des réformes pour faire face à la crise. Mais ils ne sont pas parvenus à s'entendre sur un nouveau gouvernement - première étape de la feuille de route française - et ont subi des remontrances de la part du président français Emmanuel Macron.

Le Liban a un besoin urgent de devises étrangères pour sortir d'une crise financière qui a réduit la valeur de la monnaie depuis l'année dernière.

«J’appelle les partis politiques à bien réfléchir afin de ne pas perdre cette chance ... L’initiative du président français Macron tient toujours, et nous pouvons encore la mettre en œuvre», a déclaré Hariri jeudi soir dans une interview télévisée. «Ce serait un crime de la laisser passer.»

Les consultations sur un nouveau gouvernement sont tombées dans une impasse alors que les politiciens se disputaient les postes ministériels, le Hezbollah soutenu par l'Iran et son allié Amal exigeant de nommer eux-mêmes le ministre des Finances. Hariri et le Hezbollah se sont mutuellement reproché cette impasse.

Le président Michel Aoun tiendra des consultations avec les députés la semaine prochaine pour choisir un nouveau Premier ministre, dans le but de parvenir à une avancée dans la nomination d'un nouveau gouvernement.

Hariri a ajouté qu’il ne reviendrait en tant que Premier ministre - un poste qu’il a déjà occupé trois fois - que dans le cas d’un accord entre les parties opposées sur la conclusion d’un accord avec le Fonds Monétaire International (FMI).

Son gouvernement de coalition a été renversé il y a un an par de très importantes manifestations de Libanais furieux contre une élite dirigeante solidement enracinée, qui a dirigé un État rongé par la corruption et noyé dans la dette.

Hariri, allié de l’Occident, traditionnellement aligné sur les États arabes du Golfe, a également déclaré que le Liban n'avait aucun autre moyen de sortir de la crise qu'un plan avec le FMI.

Les donateurs étrangers ont clairement indiqué qu'il n'y aura pas de nouvelle aide, à moins que les dirigeants libanais ne lancent des réformes pour lutter contre la corruption, améliorer la gouvernance, et s'engager dans des négociations avec le FMI.

Les pourparlers avec le FMI ont été bloqués cette année suite à une dispute entre des responsables du gouvernement libanais, des banquiers et des partis politiques au sujet de l'étendue des pertes financières.

Hariri a par ailleurs mis en garde sur le fait qu'il craignait des conflits internes alors que la crise s'envenimait et qu’elle avait déjà occasionné des troubles dans un pays où les divisions sont profondes depuis la guerre, qui a été menée autour de critères confessionnels, par des factions qui monopolisent toujours la scène politique libanaise.

«Ce qui se passe en termes de port d'armes et ce que nous voyons en termes de manifestations militaires dans la rue ... signifie l'effondrement de l'État», a-t-il déclaré.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.